Radars embarqués : le gouvernement confie les contrôles à des entreprises privées

On continue avec les privatisation à tout va, l’accord TISA dans toute sa splendeur! Doit-on payer nos contraventions sachant que celles-ci vont enrichir des entreprises privées? Nous le faisons déjà avec les services d’enlèvement de véhicules, ainsi qu’avec les radars fixes. Au point où nous en sommes…

Exit police et gendarmerie : dès janvier, des sociétés privées gèreront les radars nonauracketembarqués dans 400 voitures banalisées.

Flasher les voitures en excès de vitesse avec un radar embarqué dans leur véhicule leur vaut crainte et défiance des automobilistes. Cela ne devrait pas durer : la police et la gendarmerie ne seront plus en charge des radars embarqués. Le gouvernement envisage de confier les appareils à des sociétés privées. Cela permettrait, d’une part, de décharger les forces de l’ordre et, d’autre part, de flasher davantage.

« Cette externalisation est avant tout une bonne gestion des deniers publics. On privatise juste l’action de bouger la voiture, avec un chauffeur qui va se promener avec ce radar. On va dire avant au chauffeur par où il doit passer et après vérifier qu’il l’a bien fait. on contrôlera tout ce qu’il va faire dans le cadre d’un marché public », a précisé  Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière.

Les radars mobiles, embarqués dans des voitures banalisées, sont utilisés une heure et quart par jour en moyenne. Cette faible utilisation tient du fait qu’un contrôle nécessite la présence de deux personnes – policiers ou gendarmes – attendus, dans le contexte actuel de sécurité renforcée, sur d’autres missions.

Première expérimentation en septembre prochain

« Il est inutile de monopoliser les forces de l’ordre qui sont en diminution pour la sécurité routière actuellement », estime Chantal Perrichon de la Ligue contre la violence routière. « Il vaut mieux les affecter à des contrôles d’alcoolémie ou à des contrôles de non-respect des stops ou des lignes continues », préconise celle-ci. Policiers et gendarmes ne sont pas indispensables puisque la constatation de l’excès de vitesse est effectuée par un officier de police judiciaire, à Rennes, sur un écran d’ordinateur.

L’État consulte, pour l’instant, les sociétés privées qu’il peut solliciter pour remplacer les actuels contrôleurs.

Source et suite sur Rtl.f

 

2 commentaires

  • gneu

    C’est la gestion du radar qui est confié à l’entreprise privée, pas les recettes des PV.
    Donc finalement…
    Avant, tu payais un PV, l’argent allait à l’état (qui le détruit*) maintenant il ira toujours à l’état mais au lieu de détruire cet argent, il en reverse une partie à l’entreprise privée, où est le mal ?

    * je rappelle que tout ce que vous donnez en tant qu’impôts, taxes, PV à l’état s’apparente à une DESTRUCTION D’ARGENT. L’état n’a pas besoin de vos impôts pour financer ses investissements et payer ses fonctionnaires ; il le fait artificiellement en CREANT de la monnaie par la mécanisme (faussement appelé dette) d’emprunt aux grandes banques privées. Les impôts, taxes et PV n’ont pour but que de vous faire croire que vous êtes utiles en travaillant et vous appauvrir pour vous rendre dépendant de votre travail.

  • rouletabille rouletabille

    Le Gouvernement est une filiale de groupes d’intérêts Privés pas Français,quand il n’y auras plus rien à privatiser le Gouvernement sera 10 sous.
    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif