Urgence! controns les lobbys à l’Assemblée Nationale…

Vous savez qu’avec TAFTA, ce sont les lobbys qui négocient en douce, dans le dos des peuples et nous seront devant le fait accompli. Mettons la pression sur les zélus, pour qu’ils fassent, ce pourquoi on les a élus! Défendre les intérêts de la France et du peuple contre la destruction programmée de notre environnement et du reste…

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Seule une pression massive des citoyens peut contrer l’influence grandissante des lobbys de l’agrochimie et décider les députés français à interdire une fois pour toutes les pesticides tueurs d’abeilles.

Envoyez vite votre message à votre député !

Ça ne vous prendra que deux minutes, et ce sera déterminant pour arrêter le massacre des abeilles, et accélérer le passage vers une agriculture propre et pérenne, respectueuse de la nature et des pollinisateurs dont elle dépend.

CLIQUEZ POUR ENVOYEZ VOTRE MESSAGE

Madame, Monsieur,

Tous les signaux sont dans le rouge : les députés français s’apprêtent à rejeter l’interdiction des pesticides tueurs-d’abeilles néonicotinoïdes sur la base d’arguments irrecevables directement dictés par les lobbies de l’agrochimie :

Sans une pression massive et immédiate des citoyens sur les députés français, la décision historique d’en finir une fois pour toutes avec ces poisons pour sauver les abeilles et l’environnement passera définitivement à la trappe.

L’enjeu est capital. Et pas seulement pour la France :

Car si nous gagnons cette bataille décisive en France, l’un des principaux bastions de l’agriculture industrielle, il sera beaucoup plus simple d’obtenir ensuite l’interdiction des tueurs-d’abeilles au niveau européen.

C’est pourquoi je vous demande de signer de toute urgence la pétition au député de votre circonscription, en utilisant le système de pétition en ligne que nous avons préparé >> Cliquez ici

Un petit rappel des faits est sans doute nécessaire :

En mars 2015, l’Assemblée Nationale en France adoptait un amendement au projet de loi « Biodiversité » (1) interdisant purement et simplement les pesticides néonicotinoïdes sur le sol français dès janvier 2016.

Pour tous les citoyens et les associations qui militent depuis des années pour l’interdiction de ces pesticides mortels pour les abeilles, l’initiative courageuse des deux députés qui avaient déposé l’amendement a été une vraie bouffée d’espoir !

Pourtant :

À peine arrivé au Sénat, l’amendement a été immédiatement enterré par une poignée de sénateurs de la Commission Environnement (2) qui ont rejeté en bloc les rapports de plus en plus alarmants des académies scientifiques qui tirent la sonnette d’alarme avec de plus en plus d’insistance ! (3)

Pollinis a bataillé et réussi à faire redéposer l’amendement : malgré une mobilisation rapide des citoyens et 280 000 messages de protestation envoyés directement sur la boîte mail des sénateurs, il a été rejeté une deuxième fois par le Sénat français – et savez-vous sur la base de quels arguments ?

Quasiment mot pour mot ceux de l’agrochimie !

C’est affligeant : voir les lobbies balayer d’un revers de main méprisant les centaines d’études alarmantes produites par des laboratoires publics et indépendants du monde entier comme si elles n’avaient aucune valeur scientifique… Les entendre clamer que leurs produits ne sont pas si dangereux que ça, et accuser les agriculteurs de mal les utiliser et leur faire porter le chapeau pour la mort de millions d’abeilles… Ça nous fait dresser les cheveux sur la tête, ici à l’association.

Mais que des responsables politiques, des élus de la nation censés protéger l’intérêt général reprennent en cœur les mêmes insanités… C’est insupportable !

Et ça ne veut dire qu’une seule chose : que les lobbies de l’agrochimie ont renforcé considérablement leur pression sur le Parlement français.

Ce sont d’ailleurs les mêmes arguments fallacieux qui sont aujourd’hui repris par les députés qui s’apprêtent honteusement à rejeter à leur tour l’interdiction des tueurs-d’abeilles en France !

Alors, que les choses soient claires une bonne fois pour toutes :

– NON : ce n’est pas parce que les agriculteurs utiliseraient mal les produits ou ne respecteraient pas les consignes de sécurité, comme le prétendent les firmes agrochimiques, que les néonicotinoïdes tuent les abeilles et tout ce qu’il y a dans le sol et les cours d’eau… et qu’ils sont en train de mettre en danger l’ensemble de la biodiversité dans le monde ! (4)

C’est dans la nature même de ces produits, 7000 fois plus toxiques que le DDT pour les abeilles et tous les petits insectes et lombrics indispensables à la vie, de ravager tout ce qu’ils croisent sur leur passage. Et il n’y a pas d’autre choix possible pour sauver la nature et sécuriser nos productions alimentaires que de les interdire au plus vite, purement et simplement.

– OUI : la France, comme n’importe quel pays de l’Union européenne, peut parfaitement interdire unilatéralement la vente des pesticides néonicotinoïdes sur son territoire… ou de tout autre produit qu’elle jugerait dangereux pour l’environnement, la santé publique, ou pour sa sécurité alimentaire par exemple !

Ce n’est qu’une question de volonté politique des élus. L’Italie l’a déjà fait chez elle, et personne n’y a trouvé à redire ! (5)

– OUI : les agriculteurs peuvent parfaitement se passer des néonicotinoïdes et autres pesticides tueurs d’abeilles ! Leur retrait du marché n’entraînerait aucune baisse du rendement des récoltes contrairement à ce que répètent en boucle les lobbies de l’agrochimie.

L’agence de sécurité sanitaire américaine, l’EPA, vient à nouveau de le démontrer pour la culture du soja par exemple (6) ; d’autres études menées à travers le monde, en Italie, au Canada, au Brésil et aux Etats-Unis, arrivent exactement aux mêmes conclusions sur d’autres grandes cultures comme le maïs. (7)

Les recherches prouvent en outre que, contrairement à ce que croient la plupart des gens encore aujourd’hui, les agricultures innovantes sans pesticides produisent autant en moyenne que l’agriculture chimique industrielle…

…Mais qu’elles sont systématiquement plus rentables pour les fermiers qui les utilisent ! (8)

Ce que les lobbies cherchent désespérément à dissimuler par ailleurs, c’est ce que coûte à l’agriculture d’éradiquer les abeilles et les pollinisateurs à coup de pesticides :

…20% de récoltes en moins en moyenne quand la pollinisation n’est plus assurée – jusqu’à 30% sur le colza – c’est ce que vient de montrer une étude menée sur 5 ans dans plus de 12 pays à travers le monde ! (9)

C’est pour toutes ces raisons que Pollinis a besoin de vous de toute urgence.

Pour convaincre les députés, et exercer une pression déterminante sur l’ensemble de l’hémicycle pour que, le jour du vote, l’amendement StopNeonics – qui nous débarrassera vraiment de ces pesticides tueurs-d’abeilles – soit voté, nous devons faire déborder les boîtes mail des députés de messages de protestation.

C’est pour cela que je vous demande d’envoyer, dès maintenant, votre message-pétition aux sénateurs de votre région en cliquant ici.

Vous n’avez pas besoin de faire des recherches pour connaître le nom des députés que vous devez interpeler : entrez simplement votre code postal dans le formulaire que nous avons préparé, et la liste des députés de votre région s’affichera automatiquement.

Vous n’aurez plus qu’à valider pour que votre message soit envoyé pour vous.

Nous avons mis en place ce système simple, qui ne vous prendra pas plus de 2 minutes de votre temps, pour qu’un maximum de personnes puissent participer;

Alors s’il vous plaît, prenez 2 minutes pour les abeilles : signez dès maintenant votre pétition aux députes, et transférez ce message à un maximum de personnes autour de vous, pour nous permettre de rallier des dizaines de milliers de signatures supplémentaires !

C’est le meilleur moyen, et peut-être même le seul, de mettre une pression assez forte sur les députés pour les obliger à adopter cet amendement qui mettra enfin un terme à plus de vingt ans de massacre intensif des abeilles au profit de l’industrie agrochimique.

L’adoption de cet amendement créera un précédent en Europe qui obligera la Commission européenne à s’aligner : si vous n’êtes pas résident Français, vous êtes quand même concerné ! Vous pouvez agir en signant la pétition de soutien à cette campagne : cliquez ici.

Le vote final aura lieu dans moins de 10 jours : aidez-nous à rallier le plus grand nombre de personnes pour que la pression des citoyens soit plus forte que celle des lobbies agrochimistes !

Un grand merci d’avance.

Bien cordialement,

Nicolas Laarman

Délégué général

(1) AMENDEMENT N°754 (Rect) déposé le 12 mars 2015

(2) Reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages – Examen du rapport et du texte de la commission de l’Aménagement du territoire et du développement durable au Sénat

(3) Worldwide integrated assessment on systemic pesticides

Rapport ANSES, Janvier 2015

(4) Task Force on systemic Pesticide, 2015

(5) Furlan L., Kreutzweiser D., 2014 ; Alternatives to neonicotinoid insecticides for pest control: case studies in agriculture and forestry ; Environnemental Science and Pollution Research (2015) 22:135–147

(6) EPA, Memorandum, Benefits of Neonicotinoid Seed Treatments to Soybean Production, October 3, 2014

(7) Wilde G., et al., 2007 ; Seed Treatment Effects on Early-Season Pests of Corn and on Corn Growth and Yield in the Absence of Insect Pests ; Kansas (USA)

Fournier et al., 2013 ; Les néonicotinoïdes en grande culture : pertinence agronomique et impacts environnementaux ; Québec

(8) Crowder D. W., Reganold J. P., 2015 ; Financial competitiveness of organic agriculture on a global scale : PNAS, June 16, 2015, vol. 112 no. 24

(9) Mutually beneficial pollinator diversity and crop yield outcomes in small and large farms. Lucas A. Garibaldi & al.Science, Jan 22, 2016 POLLINIS Association Loi 1901
143 avenue Parmentier – 75010 Paris www.pollinis.org


Un autre appel sur le même sujet, puisqu’il s’agit de la sulfureuse firme Monsanto, depuis 2015 ils font pression sur Bruxelles pour obtenir l’autorisation jusqu’en 2025, d’utiliser leur poison qui lui aussi, tue nos butineuses et empoisonne nos cours d’eau etc. 

Monsanto

Catastrophe ! La Commission européenne est sur le point de renouveler l’autorisation du glyphosate pour une durée de 15 ans.

Cette substance, que l’on retrouve dans l’herbicide RoundUp de Monsanto, a pourtant été classée cancérogène « probable » par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2015. Classement que réfute en bloque l’Autorité européenne de la sécurité des aliments (AESA), affirmant qu’au contraire la substance ne serait probablement pas cancérogène.

Malentendu ? Cafouillage administratif ? Pas du tout… loin de là ! Il s’agit ici tout simplement d’un cas flagrant de prise de pouvoir des multinationales aux dépens de notre santé. En effet, la ré-autorisation proposée les 7 et 8 mars 2016 à Bruxelles, se base sur des évaluations fournies par la Glyphosate Task Force (GTF – groupe de travail sur le glyphosate), un consortium d’entreprise de l’agrochimie auquel appartient — avec d’autres géant de l’agrochimie — Monsanto. Quelle bonne surprise !

Dites aux gouvernements des pays membres de l’UE de voter contre le renouvellement de l’autorisation du glyphosate. Notre santé doit passer avant leurs profits !

Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) avait classé le glyphosate comme cancérogène « probable » en mars 2015 suite à la réunion d’un comité de 17 experts scientifiques indépendants ayant étudié pendant plus d’un an 260 études menées aux États-Unis, en Suède et au Canada depuis 2001. En d’autres termes, une classification prise au sérieux et basée sur des données scientifiques solides.

Monsanto, qui accuse le CIRC d’avoir écarté de son évaluation les études commissionnées par les industriels de l’agrochimie, ne dit pas toute la vérité. Comme le rappel Kathryn Guyton, directrice de recherche au CIRC, les recherches menées par les industriels comme Monsanto n’ont jamais été publiées publiquement et n’ont donc pas pu être évaluées par les chercheurs indépendants.

Alors, aujourd’hui se pose une question très simple : pourquoi la Commission européenne et l’AESA refusent l’évaluation du CIRC concernant les dangers du glyphosate pour l’homme ? La réponse est simple : la Commission est à la botte du lobby du glyphosate et des industriels de l’agrochimie comme Monsanto…/…

Alors, aujourd’hui se pose une question très simple : pourquoi la Commission européenne et l’AESA refusent l’évaluation du CIRC concernant les dangers du glyphosate pour l’homme ? La réponse est simple : la Commission est à la botte du lobby du glyphosate et des industriels de l’agrochimie comme Monsanto.

Dites aux gouvernements des pays membres de l’UE de voter contre le renouvellement de l’autorisation du glyphosate. Notre santé doit passer avant leurs profits !

Une centaine d’experts réputés se sont levés contre l’évaluation de l’AESA qu’ils qualifient de « peu crédible » — du jamais vu ! Aussi, le gouvernement suédois prévoit de s’opposer à ce renouvellement alors que des voix s’élèvent contre le glyphosate au sein des gouvernements français et allemand. La pression monte à mesure que la contestation publique s’amplifie !

Le vote des 7 et 8 mars prochains sera déterminant. Ensemble, nous nous sommes déjà mobilisés contre Monsanto et ses pratiques antidémocratiques pour imposer les OGMs. Il est temps de dire aux gouvernements des pays membres de l’UE que nous exigeons que notre santé passe avant les profits de Monsanto et de l’industrie agrochimique.

Exigez que notre santé passe avant les profits de Monsanto et Cie. Dites aux gouvernements des pays membres de l’UE de voter contre le renouvellement de l’autorisation du glyphosate.

POUR SIGNER

Appel de Sumofus

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