Macron part en croisade contre les 35 heures

Macron est extrêmement dangereux, il suffit de connaître quelques unes de ses relations pour en être convaincu, quand à son passif, c’est un banquier avant tout, rien de moins! Il n’est pas là pour faire dans la solidarité, il est là pour déréguler au maximum afin que le TFATA soit mis en place, avec la complicité de nombreux autres personnalités politiques qui ne disent mot sur le sujet.

La loi Macron fut une trahison, passée de manière définitive sans même un vote, avec le 49.3 à la rescousse, marque suprême de mépris envers la population française, et cela risque de se reproduire, de nouveaux passages en force puisque Manuel Valls n’est pas assez soumis pour mettre en place des réformes demandées.

Le pays est détruits par pans entiers, les conditions de travail sont vouées à se dégrader, et le bulldozer financier ne compte pas s’arrêter en si bon chemin comme cela a été annoncé.

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En plein bras de fer avec Manuel Valls, le ministre de l’Économie demande encore des « réformes radicales ». Mais le gouvernement ne va pas le laisser faire.

Le ministre de l’Economie s’est dit favorable à ce que les heures supplémentaires puissent ne plus être majorées. (Reuters)

Il insiste, il persiste. Emmanuel Macron a de nouveau plaidé pour une sortie négociée des 35 heures, vendredi en marge d’un déplacement au Forum de Davos (Suisse). Le ministre de l’Économie s’est dit favorable à ce que les entreprises, au cas par cas, avec des syndicats majoritaires, puissent « majorer beaucoup moins, voire pas du tout, les heures supplémentaires ».

Celles-ci donnent droit à un bonus salarial de 25%, réductible à 10% en cas d’accord de branche ou d’entreprise. S’il est ramené à zéro, cela signe la fin des 35 heures. « De facto », a souligné Emmanuel Macron. « C’est l’esprit de ce que le président a dit, et je pense que c’est une voie importante de réforme », a-t-il martelé.

L’esprit mais pas forcément la lettre. Le chef de l’État a bien ouvert la voie à des négociations sur les bonifications, lors de son discours lundi au Conseil économique, social et environnemental. Néanmoins, le plancher de 10% sera maintenu. La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a confirmé cet arbitrage. Les 35 heures demeurent, la 36e heure et les suivantes seront toujours payées davantage. Pour la petite histoire, le patronat n’a pas demandé de faire sauter ce verrou. « Ce n’est pas notre priorité », glisse-t-on au Medef.

« Valls et El Khomri freinent les réformes »

En fait, l’assouplissement prévu sur les heures sup doit surtout permettre aux entreprises de descendre jusqu’à ce fameux taux de 10% même si leur branche impose aujourd’hui de s’en tenir à 25%, ce qui est le cas de la métallurgie. Cette disposition sera inscrite dans le vaste projet de loi sur l’emploi, le dernier texte de réformes sociales du quinquennat, préparé par Myriam El Khomri et présenté en Conseil des ministres courant mars.

Mais Macron ne veut pas en rester là. Il entendait même aller plus loin. Le ministre de l’Économie a proposé, en vain, d’accélérer la procédure des licenciements économiques et de réduire à six mois (au lieu de deux ans) les délais de recours contre un licenciement. « Valls et El Khomri freinent les réformes », déplore-t-on Rue de Bercy. « Dire qu’une ligne ultralibérale a été repoussée, oui, c’est sûr », tranche un proche du Président.
Ce n’est pas le seul motif de tension. Il y a dix jours, François Hollande et Manuel Valls ont écarté le projet de loi Macron 2, baptisé Noé pour « Nouvelles Opportunités économiques ». Une partie des mesures sont transférées à la ministre du Travail, comme l’ouverture de certains métiers qui nécessitent aujourd’hui des certifications et la simplification des régimes de la micro-entreprise.

« Ça sent le 49-3 »

La rivalité avec le Premier ministre pèse, mais pas seulement. « Il y a certes une volonté de Valls de priver Macron de lumière, mais Hollande lui a aussi retiré le projet car il avait besoin d’un seul texte, et qu’il soit de poids », décrypte un membre du gouvernement. Un autre observe que le contenu économique de la loi Noé est apparu limité. Par ailleurs, François Hollande et Manuel Valls veulent pouvoir, le cas échéant, utiliser le 49-3.

 

 

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4 commentaires

  • rmusic

    J’aimerais dire ce que je pense de cet individu mais je ne trouve pas de mots assez forts pour exprimer mon dégoût.

  • Macron a fait aussi ses classes chez les Young Leaders, ce qui fait de lui un soldat des yankees. Il est missionné par les Etats Unis pour préparer le terrain pour le TAFTA. D’autres Young Leaders sont parmi le gouvernement, comme fleur Pellerin ou Hollande en personne…http://www.lesfilsdelaloideun.com/t491-gouvernement-valls-2-ca-va-valser-macron-ne-vous-offrira-pas-de-macarons?highlight=Macron+macarons (voir mon intitulé)

    Akasha.

  • Panurgie

    Macro(n) est probablement l’homme politique que j’aime le moins. C’est un homme des lobbys, des banques, de la finance (l’ennemi de hollande).
    Bref cette grande trahison de hollande.
    Mais bon il présente bien, parle bien, les gens simples estiment que lui a vécu dans le monde de l’entreprise (ce qui est un non sens). Somme toute macron c’est la victoire de la finance et de l’ultraliberalisme, des US. Cet homme est à vomir par tout ce qu’il représente et quand on voit la popularité qu’il a dans la population on se dit que le changement ce n’est pas pour maintenant…
    Sinon sur un certain plan cela me rappel les gens qui disent, que DSK aurait été un bon président alors que celui-ci bossé au fmi, enfin quand on voit tout ca on a presque envie de souhaiter la mort de la démocratie…

  • Tyr

    C’est hilarant de lire ce genre d’article.
    A se demander si ce n’est pas un article humoristique.

    En lisant ce texte, on voit le gentil (gag) monsieur Valls qui lutte contre le méchant monsieur Macron.
    RETOUR A LA RÉALITÉ :
    Valls est premier ministre. Il a été nommé par hollande (désolé, pour moi Hollande avec un H majuscule, c’est pour le pays, pas pour normal premier).
    Macron est ministre de l’économie et des finances. Il fait partie du gouvernement de Valls.

    Comment Valls choisit-il les membres de son gouvernement? Renseignez-vous, c’est à discrétion du premier ministre de prendre qui il veut dans son équipe. Même les gens avec des casseroles, même avec des condamnés par la justice (même l’ex de l’actuel président de la république), c’est open bar et retour de cadeau pour services rendus en veux-tu en voilà.

    Macron a fait des choses et a des projets qui ne sont pas en accord avec Valls. Que peut faire Valls? Exiger sa démission. Ça a déjà eu lieu et été fait à maintes reprises lorsqu’un ministre fait tâche avec le reste du gouvernement.
    Et pourtant il est toujours en poste.
    Quel est son poids politique? Proche de zéro, ce n’est pas un des éléphants du PS. Personne ne connaissait ce guignol avant sa nomination à ce poste prestigieux du gouvernement.
    Quel est son poids occulte? Ah bon, il y aurait un système non officiel qui ferait de monsieur Macron un indéboulonnable du système même le reste du gouvernement le déteste? Soyons sérieux.

    Que conclure? Que Macron fait ce qu’il a à faire avec l’accord tacite de Valls et de l’Élysée. Et que tout le reste n’est que gag pour amuser la galerie.