L’énorme désastre écologique du pétrole bitumeux….

A l’heure où on tente de nous responsabiliser sur le climat avec la COP21 et le devenir de notre espèce qui, rappelons le, ne dépend que des bons gestes à faire, ainsi que d’accepter la simplicité volontaire avant qu’elle ne nous soit imposée (un livre sur le sujet). Ce qui ne veut pas dire qu’il faille retourner au fond d’une grotte, ni de s’éclairer à la bougie. On peut voir ce que la boulimie de pétrole peut faire, en matière de désastre écologique. La raréfaction de l’or noir, oblige à rechercher ce même or noir dans des zones où on aurait mieux fait de ne jamais intervenir, d’autant que les moyens mis en œuvre, sont encore plus dangereux, coûtent plus cher, polluent encore plus, pour au final, dévaster des milliers de kilomètres carrés irrémédiablement perdus. On pourrait s’interroger de l’incidence de ces méthodes sur le climat, avec tous ces ingrédients chimiques et volatils employés. Merci à Capital.fr pour cet article

La forêt boréale est la première victime de la ruée vers l’or noir

 Certains sables bitumineux reposent à seulement quelques mètres sous terre. Des millions de sapins, ­mélèzes et thuyas sont abattus avant l’arrivée des pelleteuses, qui creuseront de gigantesques carrières pour récupérer les sables gorgés d’hydrocarbures. Les ­gisements de l’Alberta s’étendent sur 142.000 kilomètres carrés, une surface ­supérieure à celle de l’Angleterre.

 

2 tonnes de schiste pour obtenir un baril de 159 litres de pétrole2 tonnes de schiste pour obtenir un baril de 159 litres de pétrole
A l’état brut, le sable bitumineux a la forme d’une ­galette dure. Pour séparer les ­hydrocarbures du sable et de l’argile, on les chauffe à 500 °C dans une ­enceinte privée d’air. La vapeur, ­distillée, devient un pétrole, dit «non conventionnel», très visqueux. Pour le transporter, on ajoute de l’hydrogène ou des sous-produits du raffinage. Ainsi pour sortir l’équivalent de cinq barils de pétrole, il faut consommer 159 litres de pétrole, 10 tonnes de schiste  et environ 5.000 litres d’eau.
D'énormes grues récoltent les hydrocarburesD’énormes grues récoltent les hydrocarbures
Avec son godet capable d’arracher d’un coup jusqu’à 100 tonnes de sables bitumineux, cette grue charge en quelques pelletés les camions Caterpillar. En Alberta, la moitié des hydrocarbures sont récupérés de la sorte, comme dans une mine à ciel ouvert.
La valse des énormes camions CaterpillarLa valse des énormes camions Caterpillar
Les énormes camions Caterpillar, capable de transporter jusqu’à 400 tonnes de matières premières dans leur bennes, attendent d’être chargés dans une carrière de sables bitumineux. En arrière fond, un bassin de décantation où stagnent les résidus boueux de l’exploitation des hydrocarbures.
Construction d’une unité de traitement du bitumeConstruction d’une unité de traitement du bitume
Une fois nettoyés et séparés du sable et de l’argile, les hydrocarbures y sont chauffés à 500°C dans une enceinte privée d’air. La vapeur distillées, devient une pétrole dit “non conventionnel” très visqueux. Pour le rendre plus fluide afin de le transporter, on y ajoute de l’hydrogène ou des sous produits du raffinage.
Des bassins de décantation stockent les boues résiduellesDes bassins de décantation stockent les boues résiduelles
Les boues résiduelles issues de la transformation du bitume sont stockées dans des bassins de décantation. L’eau y présente une salinité très élevée et contient de nombreuses substances toxiques (acides, métaux lourds, diluants…) visibles en surface, sous forme d’inquiétantes taches de couleur. Ces réservoirs insalubres couvrent déjà plus de 170 kilomètres carrés de l’Alberta. Dans certains cas, comme ici, ils finissent par être comblés.
Une barge tente de récupérer les boues d'hydrocarburesUne barge tente de récupérer les boues d’hydrocarbures
Cette barge est équipée de pompes qui tentent de récupérer une partie des hydrocarbures dans les boues issues du traitement des sables bitumineux. Mais, ce genre d’intervention ne permet nullement de lutter contre la pollution qui atteint des niveaux phénoménaux. Il aurait ainsi plus de 1.000 milliards de mètres cubes de boues nauséabondes dans la province de l’Alberta.
Les boues résiduellesLes boues résiduelles
Les réservoirs insalubresLes réservoirs insalubres
Les réservoirs insalubres, grands comme de véritables lacs, couvrent plus de 170 kilomètres carrés de l’Alberta. Dans certains cas, comme ici, ils finissent par être comblés. Le coût de la remise en état de l’ensemble des surfaces souillés dépasserait les 10 milliards de dollars selon le ministère de l’Environnement de l’Alberta.
Crédit photo © © Ashley Cooper / Corbis
Source Capital.fr
Voir aussi:
Note ♥♥: sur le site où j’ai repris l’article, il y a plusieurs fois la mention:
Pensez aussi à bien assurer votre logement  grâce à notre Comparateur Assurance habitation
Je pense qu’il est correct de mettre cette mention, vu que j’ai pris sans rien demander. C’est vous qui voyez.

12 commentaires

  • fliouguer

    Vous avez dit : responsabiliser sur le climat avec la COP21 ?

    Un présentateur de France 2 a été viré pour avoir dit la VÉRITÉ

    Philippe Verdier, le chef du service météo de France Télévisions, fait l’objet d’une véritable tempête médiatique depuis la sortie de son livre polémique « Climat Investigation ».

    Début octobre, Philippe Verdier écrit à François Hollande : « Dans deux mois, la France accueille la COP21, conférence des Nations unies sur le climat. Vos services de stratégie vous ont informé qu’elle ne servira à rien comme les vingt précédentes. Alors pourquoi continuer à feindre un sauvetage de la planète? »

    http://stopmensonges.com/un-presentateur-de-france-2-a-ete-vire-pour-avoir-dit-la-verite/

  • Michele

    Ce n’est pas parce qu’il y a pénurie de pétrole qu’ils exploitent les sables bitumeux, c’est juste une question de fric, pour la richesse de quelques uns, et ça c’est bien pire!!!
    malheureusement pour eux, le prix du baril de pétrole a vachement diminué et il devient de moins en moins rentable d’exploiter ce pétrole. Donc il y a de l’espoir pour qu’ils mettent un frein à l’exploitation

  • ils s’en foutent, c’est une continent « vide » (comparé a l’Europe)

  • ConscienceU12 ConscienceU12

    L’homme est un parasite immonde et nauséabond ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_sad.gif

  • Liloup

     » La raréfaction de l’or noir  »
    Cela m’étonnerait…
    Cela ne semble pas être l’avis des militaires qui sillonnent des zones françaises pendant des heures pour épuiser leur crédit toujours croissant de carburant et balancent même leur trop plein dans la nature… (

    • voltigeur voltigeur

      J’ai eu confirmation par des militaires, mais
      c’est surtout parait il pour avoir de plus gros budgets
      « carburant », après décompte de ce qu’il reste dans les citernes..
      S’il y en a trop, le budget est réduit en fonction… :(

      • engel

        faut arrêter les conneries antédiluviennes!

        Cette pratique date des années 60/début 70.
        Et on est en 2015,… quand même.

        Et dans le même ordre, vous avez oublié dire que l’armée avait droit à 8% de perte humaine pour les appelés du contingent, si, si*!

        Ah les légendes urbaines…

        *) Pour les benêts: En vérité c’était faux.

      • engel

        En vérité dans la fin des années 80 c’était déjà l’inverse.
        Nous n’assurions plus certaines missions en fin d’année faute de carburant.

        Comme quoi…

      • voltigeur voltigeur

        La pratique date, et les effets depuis sont pour
        le moins désastreux et visibles… :)

  • Liloup

    Oui, c’est un désastre planifié.

  • Que dire face à une telle folie ?

    Je ne sais plus.

    Entre ce saccage, celui des forêts, là comme sous les tropiques, celui des océans, des cours d’eau et des nappes phréatiques avec les gaz de schistes…

    Le nucléaire…

    J’ai mal lorsque je pense à ce que nous laisserons à nos petits enfants.

    Alors, je me console en voyant la prise de conscience, et surtout la multitude de Colibris qui s’activent discrètement, mais concrètement pour faire évoluer les choses.

    L’industrialisation aura permis une fabuleuse évolution technologique.

    C’est à nous, et ce sera l’énorme travail des générations qui viennent, à s’employer à participer à réparer nos dégâts.

    Mais cela ne pourra venir que de nous.

    Tant individuellement que collectivement.

    Moins de deux siècle pour mettre Gaïa dans cet état…

    Il en faudra au moins autant pour réparer ce gâchis, à partir du moment où l’humanité s’y mettra.

    Que chacun s’emploie à faire sa part, ce serait déjà un bon début…