Preuve de l’arnaque: Le laboratoire Roche engage un bras de fer avec les autorités françaises

Si certains doutaient encore que les labos dépendent du serment d’hypocrite plutôt que celui d’Hippocrate, voici la preuve qu’il manquait! Comme pour beaucoup de laboratoires, ce qui compte avant tout, c’est le profit, et uniquement cela, se faire le maximum d’argent sur le dos des patients qui n’en ont pas forcément. Bien sur, il y a la sécurité sociale, enfin, ce qu’il en reste, mais ce n’est pas une vache à lait non plus (plutôt une poule aux oeufs d’or), et le laboratoire Roche montre aujourd’hui que la santé, ce n’est pas sa grande priorité. En effet, un bras de fer a commencé entre le lobby-labo-pas beau et l’état qui souhaite utiliser un médicament à 40 euros pour traiter le DMLA, coup dur pour le médicament de Roche qui lui est vendu 800 euros pour les même effets!

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Ce qu’il faut savoir (ou ne pas oublier), c’est que:

Dès septembre, le Lucentis ne sera plus le seul utilisé (s’il l’est toujours…) dans les hôpitaux français, pour une fois que l’austérité apporte quelque chose de positif!

Le groupe suisse attaque le décret qui permet d’utiliser son anticancéreux Avastin pour traiter, à prix réduit, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Le choix du traitement de la DMLA ou dégénérescence maculaire liée à l’âge tourne au bras de fer entre le laboratoire suisse Roche et l’Agence française du médicament (ANSM).

Alors que l’ANSM a annoncé jeudi que, dès septembre, la DMLA pourrait être traitée par l’anticancéreux Avastin dans le cadre d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU), Roche a annoncé vendredi avoir attaqué le décret qui permet de recourir à l’Avastin pour soigner cette maladie des yeux de plus en plus répandue.

La décision de l’ANSM est d’ordre économique. La molécule de l’Avastin (bevacizumab) est très proche de celle utilisée dans le Lucentis, le traitement officiel de la DMLA et, ses effets sur la DMLA sont similaires. Mais, alors que l’Avastin revient à moins de 40 euros par traitement pour soigner la dégénérescence maculaire liée à l’âge, l’injection de Lucentis, coûte, elle, près de 800 euros. Elle est donc vingt fois plus onéreuse.

D’autres voies pour baisser les coûts

Roche a toujours refusé de lancer des essais cliniques pour tester l’Avastin contre la DMLA, arguant qu’il existe d’autres médicaments tels que le Lucentis, commercialisé par le laboratoire Novartis, ou encore l’Eylea, un traitement beaucoup moins utilisé de Bayer. Sans l’avouer, Roche a aussi un puissant argument économique pour refuser de concurrencer le Lucentis. Le laboratoire suisse perçoit en effet des royalties confortables sur les ventes de ce traitement, qui a été développé par l’une de ses filiales avant d’être cédé à Novartis.

Source et fin de l’article sur Le Figaro via L’échelle de Jacob

 

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