Ces métiers du passé qu’il faudra un jour retrouver

Le monde devient amnésique, oublie ses traces, ses origines, ce qui lui a permis d’être ce qu’il est, le monde voit s’éteindre nombre de petits métiers qui jadis furent indispensables, le progrès nous dit-on… Comme nous l’expliquait un article de Rue89 « Métiers disparus ou du futur : de toute façon, c’est la technologie qui décide« , notre avenir est automatisé, robotisé, certains métiers sont voués à disparaître et d’autres devraient naître, mais à quel prix? Combien de personnes ont dû et vont devoir arrêter leurs activités, tuées par la « technologie » qui ne cesse de prendre de la place? Bien sûr, on nous fait miroiter que ces technologies créeront de nouveaux emplois, combien? Suffisamment pour nourrir tout ceux qui ne demandent qu’à travailler, ou est-ce une nouvelle fois une promesse lâchée au gré du vent, comme ce fut le cas pour l’Union Européenne, pour la mondialisation, c’est le cas pour les accords de libre-échange qui au contraire, va amener à une destruction sans précédent dans le domaine.

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Ces vieux métiers, ce n’est pas uniquement la mémoire de nos aïeux, c’est également des richesses que nous allons devoir retrouver un jour où l’autre, car si la technologie peut apporter un plus, elle n’est pas la réponse à tout, et celle-ci n’est pas éternelle.

Vous connaissez les différents scénarios auxquels nous sommes confrontés à l’heure actuelle: effondrement économique, sortie du système, troisième conflit planétaire, pour ne citer que les principaux. Et une fois le scénario réalisé, comment ferons-nous si ce n’est en tentant de retrouver les métiers d’antan que la société ne pourra plus remplacer par les technologies, ou qui ne seront plus directement disponibles à deux pas de chez-vous dans un commerce.

Il faudra bien que vous habiller, vous savez coudre ou tisser? Il faudra également cuisiner, si votre lame est émoussée, saurez-vous réellement lui rendre un tranchant suffisant, en considérant que le métal le permettre? Le travail d’un vrai coutelier sera de plus indispensable pour avoir une lame de qualité. Sans compter que vous ne pourrez tout faire vous-même, votre farine, votre beurre, votre charcuterie…

Et à vos pieds alors? Quelles chaussures? Encore faut-il qu’elles soient réparables, pas comme la plupart de celles vendues à l’heure actuelle à des prix abordables. Sans bobelineur, cela sera difficile.

Le temps nous a fait oublié les boisarts, les cuilléristes, les ferblantiers, comment salerons-nous nos plats sans hanouards, et comment travailler les tissus sans laneficiers? Il nous faudra également des norretiers, des quincaleurs, et voir l’avenir sans tréfilier ou vermicelier paraît assez insensé. Nous aurons un jour ou l’autre besoin de ces petits métiers à proximité, tous ces vieux métiers qui nous manqueront tant en cas de problème. Sans parler des autres professions que vous connaissez bien mieux, mais qui sont également indispensables et tellement accessibles et facilitées à l’heure actuelle, comme boulanger, apiculteur, charcutier, et j’en passe…

L’avenir se trouve dans notre passé, celui qui nous devrions oublier au nom de la technologie, du progrès, et pourtant, si un jour tout doit s’arrêter, si les machines tombent en panne, si le système voit toutes ses bulles éclater, si les tensions se relâchent d’un coup et que le conflit redouté éclate, ces vieux métiers seront le gage de notre survie. Même le plus aguerri des survivaliste ne pourra pas exercer tous les métiers, et ne pourra tout gérer: chasser, planter, récolter, transformer, tisser, habiller, piéger, créer, construire, soigner… Nous aurons besoin d’autrui tout comme nous aurons notre rôle à jouer, et ce jour là, la mémoire risque de nous manquer…

Une petite expérience à faire chez soi, très facile, vous allez voir. Regardez autour de vous, regardez l’intérieur de votre logement quelques minutes, et prêtez attention à ce qui vous sera réellement indispensable si jamais vous devez vous retrouver hors-système un jour, ou si les scénarios énumérés plus haut se réalisent un jour: pour tout ce que vous jugez indispensable dans votre avenir, qu’y a-t-il que vous pourrez remplacer vous-même, que vous pouvez faire par vous-même si vous deviez créer un équivalent, que vous pourriez réparer? Quels ingrédients pourriez-vous produire vous-même? Le constat ne laisse que peu de doutes non?

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Tisserand

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31 commentaires

  • samlours94

    En cas d’apocalypse oui, certainement
    Mais s’il n’y a pas d’apocalypse (ce que je pense), alors la plupart des anciens métiers sont inutiles à réapprendre …sauf bien sur pour les passionnés ou les mazots …
    Maintenant, à bien y réfléchir, même en cas d’apocalypse, je doute qu’on se pose la question de savoir comment faire du pain ou recoudre des chaussettes…
    L’apocalypse, c’est le retour aux grottes dans un premier temps, puis l’éradication pure et simple du virus humanum débilum …

    • engel

      Parce que tu crois que les émergents vont continuer à te fournir gracieusement tes biens de consommation?

      L’effondrement c’est maintenant et c’est par obligatoirement apocalyptique, simplement un pourrissement lent, inexorable.

      Pour rappel:
      La Chine fut la première puissance mondiale jusqu’au 18° siècle et pourtant, 100 ans après elle n’était plus rien qu’un immense « bidon ville de campagnard illettrés ».

      Alors au nom de quoi, les mêmes causes ne produiraient pas les mêmes effets sur nous!…Sommes nous supérieurs?

      • engel

        PS: Dans son Capitale, Karl en parle très bien.
        …Ce fameux processus de transfert de richesse, indispensable pour assurer la prospérité des intermédiaires!

        Et oui,ils auront tout vendu, y compris nos vies, notre société et tout ça, au nom de l’enrichissante marchandisation à outrance.

        « Rien, absolument rien, n’arrive pas hasard »….Ah si, le TAFTA. :(
        …Comme quoi tout se tient.

      • laspirateur

        Claude et Lydia Bourguignon nous parle de l’évolution de l’agriculture, de la condamnation totale des libertés par les multinationales. Je pense qu’ils doivent souffrir avec autant de connaissances acquise et si peu de moyen de les mettre à profit mais ils sont vraiment remarquables!
        https: / / http://www.youtube.com/watch?v=BMspbi4Q4Ws

    • Planete bleu Planete bleu

      Samlours94 il n’y aura pas assez de grotte pour tout le monde et il n’y en a pas partout. Je pense plûtôt que les gens s’adapteront à vivre dans la nature comme l’on fait les rescapés de certaine civilisation disparue, à moins que l’homme détruit la vie sur terre d’ici là. Les civilisations humaines sont amenées à disparaître quelque soit leur avancée technologique surtout quand elle ne respecte plus leur environnement, la notre ne fera pas exception, l’histoire ce répète et je crois même que la notre est la pire de toute, rien ne dure dans la vie matérielle.

    • Robert

      Je ne vois pas ce qu’il y a d’inutile à savoir se débrouiller avec ses propres moyens.

      Si les techniques manuelles disparaissent, alors on dépendra de la production automatisée pour tout faire.

      Et si la chaîne de production meurt, on meurt avec elle. :(

  • engel

    Avant de s’intéresser au secondaire, faudrait-il regarder le secteur primaire.

    Et dans ce domaine, exception faite de l’agri/élevage intensifs, nous sommes (aussi) complètement détruits.

    Sans filière de matière première de proximité, voir nationale, difficile de transformer en local. :(

    Y a pas à dire, la destruction de la France par l’intérieur fut(est aussi en ce moment) menée de mains de maître!
    Mais bon, personne n’est coupable.
    – « c’est la faute à pas de chance ».
    -« La conjoncture mondiale défavorable », comme ils se plaisent à dire!

    Pour rappel: Première puissance mondiale à la veille de la 1ere guerre mondiale,… la France, comme quoi..

  • Le veilleur

    Comme me dit souvent ma mère qui à 78 ans, autrefois on vivait la misère mais on était heureux, aujourd’hui nous avons perdu la valeur des choses !

    • Graine de piaf

      Je dirais plus la pauvreté que la misère, sauf pour quelques uns car il y a eu et il y aura toujours des gens pour la connaître hélas.
      Ta mère est plus jeune que moi, donc elle a à peine connu la guerre que moi, j’ai vécue au quotidien à Paris. C’était une période terrible où l’on manquait de tout, et principalement de nourriture,de chauffage, où gaz et électricité étaient distribués chichement à certaines heures, mais les visages que je croisais dans la rue n’étaient pas fermés comme aujourd’hui, les gens était affables, se souriaient et se parlaient, même sans se connaître.Les familles se regroupaient pour s’entraider quand c’était possible, on mettait tout en commun.

      Maintenant ? chacun vit pour soi,les familles comme je les ai connues n’existent plus. Dans les rues, regardez les gens, on dirait qu’ils ont avalé un manche à balai, il n’y a que les jeunes qui semblent encore savoir sourire,et ce n’est pas la majorité.

      j’ai connu la marchande des 4 saisons, qui poussant sa charrette vendait quelques légumes et fruits quand c’était possible, de moins en moins souvent au fur et à mesure que les années de guerre passaient, le rémouleur, le chevrier qui vendait ses fromages au coin de la rue accompagné par deux biquettes. Le vitrier qui criait  » vitrier » d’une voix tellement forte qu’elle s’entendait au 6è étage des immeubles etc…
      J’ai connu aussi le médecin, qui se déplaçait, rasant les murs après le couvre-feu pour aller soigner quelque personne malade, au risque de sa vie. Le dévouement de ces gens là était immense à cette époque, et ils étaient de très bons médecins, pas comme ceux qui vous reçoivent en un quart d’heure pour vous ordonner des médicaments passe-partout, qui font la g… pour se déplacer la journée et qu’il est impossible d’avoir de nuit s’il n’y a pas un Samu près de chez vous…

      oui, il faut revenir aux vieux métiers, mais sans aller si loin, quelle femme de nos jours tricote encore ? quelques mémés dans leur coin… laquelle sait encore crocheter, broder, faire de la « vraie » cuisine, sans micro-ondes ? qui sait aiguiser ses couteaux sans aller les porter chez un rémouleur ? qui sait changer une vitre sans faire venir un « spécialiste » ? c’est pourtant tellement facile ! qui sait ressemeler des chaussures sans passer par le cordonnier ? etc… etc… je crois que l’homme moderne (homme et femme bien entendu) est devenu un manchot… enfin, et heureusement, il y a quelques exceptions ! cela rassure !

      • Michele

        ben je dois faire partie des survivantes d’un temps jadis alors, car toutes ces choses, tricoter, crocheter, broder, coudre, carder et filer de la laine, je sais faire
        je sais même tisser et faire du macramé ainsi que des filets de pêche
        Mais je sais aussi faire de la charcuteries, d’ailleurs je viens de me faire un tas de pots de pâtés, et je sais aussi faire du fromage et du beurre, de la pâtisserie et du pain
        Mais après ça je sais travailler le bois à la main, avec rabots et scie, je sais aussi monter correctement des murs en brique sèche, etc etc…..même l’électricité n’a pas de secrets pour moi
        Ah oui et ça fait longtemps que j’aiguise mes couteaux!!!!!
        Et ça ne m’est jamais venu à l’idée que je faisais ça pour au cas où, non, j’adore faire tout ça, d’ailleurs c’est rare quand je m’achète des fringues par exemple, je préfère les faire moi même.
        Et là, j’apprends à la petite famille, aux enfants, à faire pareil
        Et je ne suis pas la seule, mon frère aussi se débrouille bien, d’ailleurs il a construit des canoës en bois il n’y a pas si longtemps.
        C’est de famille, on a beaucoup appris des parents, et des grands-parents, même si on ne vivaient pas tous ensemble
        Et puis je vois autour de moi pas mal de gens qui font encore beaucoup de choses de ce genre, tout n’est pas perdu Graine de Piaf!!!!!

      • voltigeur voltigeur

        clapping clapping Chapeau ma belle, voilà du concret!! wink

      • Ah oui chapeau ! Je crois que je vais venir faire un stage chez toi ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yes.gif
        Moi qui n’aie jamais réussi à utilise d’une machine à coudre…Bon, en cas de conflit ou de catastrophe naturelle, rien ne vaudra l’aiguille et le fil, c’est sûr.

        Peinture, tapisserie, moquette, plancher, pose d’étagères, petite électricité, crochet, petits bricolage… J’arrête là !

        Bravo pour cet article car il peut aider à prendre conscience de ses capacités, de ce qu’on pourrait apprendre encore à faire, et de ce qu’il nous faudrait déléguer.
        Pensons que les échanges de services seront indispensables.

      • Mata Hari Mata Hari

        Michele, je sais faire et je fais les toutes les mêmes choses que toi ( sauf le tricot et l’électricité, si, je sais changer un interrupteur http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif ) avec la chasse et la pêche en plus, j’ai aussi un brevet de secouriste, et le jardinage, les conserves et l’élevage n’ont aucun secret pour moi, et de plus tout çà c’est très économique, avec le plaisir de tout faire ou presque soi-même !

      • Michele

        Ah ben voilà il n’y a pas que moi, qui sache faire plein de choses, Graine de piaf qui avait peur de ne plus trouver personne qui sache faire quoi que ce soit, ce n’est pas le cas, plein de gens savent encore faire plein de choses!!!!!

        Mata Hari, je sais pêcher aussi, mais je n’aime pas trop, et pour le jardinage, je n’ai pas trop de problème, sauf que je n’ai pas de jardin, mais par contre j’ai la main verte, mon appart est une clinique à plantes vertes tout le monde me refile leurs plantes quand elles ne poussent plus hihihihi

        ben oui c’est agréable de savoir faire tout un tas de choses, et on est fier du travail qu’on fait soi-même, d’ailleurs faut pas me laisser avec un chèque en blanc dans un magasin de brico ou dans une brocante, par contre on peut dans n’importe quel autre magasin, j’en ressors les mains vides!!!!

      • Michele

        Biquette, c’est quand tu veux, je peux t’expliquer comment on pose du placo, faire une cheminée, retaper des meubles, restaurer des assises de chaises et fauteuils, sculpter, modeler,je fais aussi de la « vannerie » avec du papier journal, pour le fun et pour des tas de choses utiles, si ça intéresse quelqu’un?
        et pour la machine à coudre, pas de problème, je pratique depuis 34 ans déjà, et là mon homme m’a offert il y a deux ans, une brodeuse, et je m’éclate vraiment!!
        Et puis pour ceux qui sont manuels et qui aiment le bricolage, ou apprendre de nouvelles techniques le net est une mine d’or, là je m’entraine à faire de la dentelle

      • Dubitatif

        Bonjour Graine de Piaf.
        Moi, je, personnellement… je tricote et cela fait des années que je réalise de la broderie sur fil à fil. (bien mieux que le Yoga pour une personne centrale nucléaire) je brode, décore tous mes vêtements, et même décore mes chaussures. je ponds mes chapeaux, sacs, et
        réalise aussi des broderies avec des perles, plumes….
        le tout, c’est de connaître des bonnes merceries. Et ça dure !
        je vous embrasse http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_rose.gif

  • Dubitatif

    oui j’aime bien ces anciens métiers (rémouleurs, vitriers, rempailleurs… ) mais question …qui te fait retomber
    sur terre…

    quid du RSI ? qui fout en l’air toutes les motivations pour
    bosser en auto entrepreneur ?

    RSI ou RSA (ché plus) boîte PRIVÉE qui réclame cette taxe !!!!
    QUI contrôle cet organisme privé ?
    Adieu rémouleur et le reste…à cause de cette truanderie

    • Graine de piaf

      je ne crois pas que cela en soit la cause, mais surtout que depuis des années où tout était devenu facile, les gens ont perdu l’habitude de se servir et de leurs mains et de leur cervelle !

      • engel

        Vous dites la même chose.

        L’assistanat détruit, l’entraide grandie ».

        L’assistanat massif est une arme de destruction civilisationnelle très efficace, qui de tous temps à fait ses preuves, malheureusement!

      • L’auto-entreprise était une des solutions intéressantes pour les petits travaux. Mais les artisans ont protesté, y voyant de la concurrence. Réelle ou pas, je ne sais pas, mais toujours est-il que le système de l’auto-entreprise a été perverti et voilà que les volontaires reprennent le chemin du travail au noir. Je le comprends parfaitement dans ce cas-là.
        Est-ce que les artisans sont satisfaits ?

  • Anatole

    Sans même penser à ces anciens métiers, nous serions déja bien incapables de re-construire et faire fonctionner en France les hauts fourneaux que nous avons laissé détruire par la mondialisation. Nos usines sont transformées en espaces verts, nos techniciens et ingénieurs en chômeurs inutiles, qui oublient doucement leur métier en regardant la télé.
    Quant aux bleus qui sortent des écoles, ils cherchent une connexion Wifi…

    • engel

      Enfant du cœur sidérurgique de la Lorraine et ayant assisté en direct à la destruction de l’industrie de la minette et des HBL je ne peux que te donner raison.

  • heb

    Dans le milieu de l’évocation historique, on nous prends parfois (souvent) pour des fou passéistes, mais on y apprend pas mal de chose:

    -faire des poteries et les cuire au feu de bois…a partir d’argile venant du sol (four compris)
    -cuisiner au feu de bois dans ces ustensiles, ou dans un four en terre.
    -trouver et réduire du minerai de fer (ou faire avec de la récup), le forger, faire des outils, des couteaux…
    -travailler le bois avec les outils qu’on a fabriqué, construire des structures, des charpentes, à la main, sans outils électrique.
    -tanner le cuir, le travailler, le coudre (les soies de sangliers remplace les aiguilles), faire des sac, des ceintures, des chaussures…
    -sculpter des petits objets en os (aiguilles…)
    -fabriquer n’importe quel objet en bronze ou laiton a partir d’argile, de cire d’abeille, de crottin de cheval, et de quelques minerais (ou de la récup)
    -filer de la laine, fabriquer un ptit métier à tisser, tisser a la carte, coudre a la main (c’est long mais ça se fait:)
    -…la liste est longues:)

    • Très intéressant ! Au moins, si on doit en arriver là, tu sauras te débrouiller ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

    • Michele

      pour la machine à coudre, il en existe encore qui fonctionnent sans électricité, sinon il y a des machine industrielles qui tournent avec une courroie qui peuvent être arrangées pour tourner avec un pédalier par exemple
      J’en ai une et on a déjà réfléchi à comment la transformer, et c’est faisable avec quelques matériaux de récup

  • Pierre L

    L’ancien métier qui m’a fait la plus forte impression est matelassier. Je me souviens de ma grand tante qui faisait appel à eux tous les ans pour regonfler ses matelas en cardant la laine qui était à l’intérieur. Le plus surprenant, c’est que les matelassiers désossaient entièrement l’objet, puis le recousaient comme neuf à la fin. Je me demandais si acheter un matelas neuf n’est pas moins coûteux.

    On rencontre encore des rempailleurs de chaises – qu’il ne faut pas confondre avec les empailleurs de singes de laboratoire –, ainsi que des souffleurs de verre de laboratoires qui fabriquent des cornues.

    A Paris, il n’y a guère que 60 ans, avec les rémouleurs et les vitriers, il y avait aussi des chateu(r/se)s qui hurlaient leur malheur dans les rues où déjà pas mal de tacots ferraillaient en fumant la pipe. Chaque austrobus polluaient autant qu’une cimenterie mais, à par moi, ça ne dérangeait apparemment personne.

    A Biarritz, dans les années 60, la laitière livrait encore son lait avec une cariole tirée par un solide canasson, et on voyait même dans les rues de la périphérie, des bouviers avec leurs charrois tirés par des bœufs – qui faisaient grosse commission sur le macadam tout en tirant – couverts d’une grande nappe à motifs basque pour faire habillé, qui trimbalaient on ne sait où des charretées d’on ne sait quoi.

  • Graine de piaf

    les matelassiers existent toujours car il y a les inconditionnels des matelas en laine, tellement plus agréables et adaptés à toutes les saisons, chauds l’hiver et frais l’été. Non, ce n’est pas moins couteux d’en acheter un, parce qu’en laine ils sont extrêmement chers et que les faire refaire est avantageux.

  • ciray

    L’histoire ne repète pas , enfin certains aspects .
    La chute n’est jamais brutale regarder l’empire Romain
    Avant d’en arriver là il y aura des périodes de transistion , des nouveaux métiers surement qu’il y en aura
    exemple réparer les Ordi les téléphones , les télés pour les faires durer lorsqu’on aura plus les possibilitées financières d’en acquérir des nouveaux . On ne changera plus systématiquement les pièces des voitures on les bidouillera comme on pourra ( exemple voyez Cuba )
    Il y a dèja des exemples .
    On se remettra au vélo qu’il faudra savoir réparer et entretenir nous mm ou avec un voisin qui sait lui . La solidarité reviendra a cause de ça . Aujourdhui les gens stupides se croient à l’abri de tout parcequ’ils ont encore 4 sous pour se payer un larbin mais ça va pas durer
    Lorsqu’ils vont reduire les retraites de 30 à 50 % on va bien rire.
    Perso cette année j’ai fait environ 2950 Kms avec . . .
    mes jambes et mes pieds ; ; ça vous parait fou ? Pas du tout
    cela ne fait que 10 kms par jours c’est finalement peu .
    J’habite sur une petite ile en Thailande et ne me déplace
    donc à pieds souvent le long des plages j’adorre marcher dans le sable mm si ce n’est pas toujours facile .
    Et là rien a réparer de plus a 70 Ans ça améliore sans aucun doute ma santé puisque je suis jamais malade .

    • engel

      Préparer la crise, ou comment préserver son capitale santé par la marche et son pouvoir d’achat par l’expatriation dans un pays à monnaie faible.
      Pour nous les métropolitains c’est un peu plus dur…

  • 108

    Salut tout le monde,

    on peut mettre ce sujet (ci-dessus), en relation avec cet article:
    Obsolescence du capitalisme et du productivisme
    http://comptoir.org/2015/05/11/obsolescence-du-capitalisme-et-du-productivisme/

  • Antan-du-terroir

    avant c’était mieux, nous voilà tous d’accord, que ce soit dit.

    mais encore faut-il se demander : de quel avant parlons-nous ?

    de la mortalité infantile qui explose ? de la monarchie ? des mariages forcés ? de la misère rurale et urbaine ? des guerres de religion ? de l’analphabétisme généralisé ? du service militaire obligatoire ?

    je vote pour un prochain mélange des genres. au moins, on fera bosser les feignasses d’historiens du futur (quand ce sera pire que maintenant).

    les jeunes, c’est tous des bons à rien. et ca s’arrange pas avec l’âge.

    NO FUTURE (le punk, c’était quand même mieux qu’aujourd’hui)