Une étude montre que l’usage du cannabis avant la puberté a un impact négatif sur le développement des ados, oui mais, il y a la « Charlotte’s web »…

Allez, une nouvelle étude qui va dans le bon sens pour ceux qui sont contre « l’herbe folle qui fait rire », et ils sont allé la chercher loin, au Pakistan! Donc, argument classique, le cannabis est mauvais, le cannabis est dangereux, le cannabis c’est pas bien, et il alimente l’économie souterraine et les réseaux mafieux, pour bien nous faire comprendre qu’il ne faut pas en consommer.

La consommation de cannabis est repartie à la hausse chez les jeunes de 17 ans en France. Près d’un sur deux dit l’avoir déjà expérimenté en 2014 et près d’un sur dix en consomme régulièrement, selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). On connait déjà les multiples effets néfastes du cannabis, notamment sur le cerveau. Voilà un argument de plus.

D’après une étude de l’université de Rawalpindi (Pakistan), relayée par le quotidien britannique The Telegraph, les ados qui fument du cannabis avant la puberté auraient à l’âge de 20 ans une taille inférieure de 10 cm et 4,6 kilos de moins par rapport à ceux qui n’en consomment pas.

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Le problème, c’est qu’il faut éviter les généralités et oublier que le cannabis ne se limite pas à une seule plante mais à un grand nombre de variétés, et les mettre toutes dans le même joint sac est une mauvaise stratégie, vu que certaines de ces variétés peuvent avoir un impact positif au niveau médical. On peut commencer par vous proposer 34 publications scientifiques sur les effets du Cannabis contre le cancer, ou vous expliquer que 5 maladies répondent mieux au cannabis qu’aux médicaments prescrits, mais sans exemple concret, le message va-t-il passer?

Prenons l’histoire de Charlotte Figi, un ange de 6 ans qui risquait la mort depuis l’âge de 2 ans à cause de ses crises d’épilepsie très violentes et des arrêts cardiaques à répétition, jusqu’à 300 crises/semaine. Cette adorable bouille ne pouvait plus marcher, ni s’alimenter ni-même s’alimenter, la seule solution qui restait, la médecine traditionnelle ayant échoué, c’était le cannabis, traitement qui a fait des miracles.

Charlotte Figi fait de nouveau l’actualité, pas trop fort dans nos contrées, mais aux Etats-Unis, puisque de nombreuses familles tentent ce traitement alternatif  en se rendant dans le Colorado dans l’espoir que leurs enfants soient sauvés par la « Charlotte’s web », le nom donné à cette variété de cannabinoïde très pauvre en THC en hommahe à Charlotte Figi.

Source: New York Daily News

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Cette variété d’herbe a été élevée quasiment au rang de « miracle », tellement ses effets sur une petite fille atteinte d’épilepsie  aiguë ont été incroyablement efficaces. Bien que les médecins mettent en garde contre l’automédication, le manque de recul et d’études sur cette variété, des centaines de familles d’enfants épileptiques sont venues s’installer dans le Colorado pour pouvoir en profiter légalement.

Matt Figi qui câline sa fille Charlotte de 7 ans qui est atteinte du syndrome de dravet, une forme grave d’épilepsie. Elle pouvait avoir jusqu’à 300 crises par semaine. Depuis son traitement avec cette variété de cannabis elle n’en a quasi plus aucune et a presque retrouvé une vie normale de petite fille de son age.

Tout débute dans la ville de Colorado Springs, les docteurs sont à court de solutions pour aider Charlotte 5 ans atteinte d’une maladie génétique très sévère. La petite fille doit se déplacer en fauteuil roulant, elle fait fréquemment des arrêts cardiaques, et ne peut quasi pas parler ou s’exprimer. En dernier recours la maman de charlotte fini par appeler les officines de cannabis médical.

Deux ans plus tard Charlotte n’a quasi plus aucunes crises, elle peut marcher, parler et se nourrir seule grâce aux infusion d’huile d’une variété d’herbe qui a été depuis rebaptisée « Charlotte’s web ». Ce vrai petit miracle a non seulement fait rebaptiser la variété, mais il a aussi fait émigrer des centaines d’autres familles d’enfants épileptiques vers le Colorado.

La Charlotte’s web a été créée en mettant en avant ses propriétés curatives et en éliminant ses effets planant.

« Ma fille peut parler, courir, et même faire des bêtises tout comme les autres petites filles maintenant », confie sa maman Paige Figi, tout en regardant sa fille courir au beau milieu d’un potager rempli de pieds de « Charlotte’s web » qui n’attendent que d’être transformer en infusions curatives.

Mais les docteurs mettent en garde : Il n’y a aucunes preuves que cette weed soit effective ou sans dangers.

Durant cette ruée vers l’or vert tout n’est pas rose pour les parents. Certaines officines illégales ont flouées des parents avec de mauvaises variétés d’herbes ou encore de très mauvais conseils. Des parents ont rapportés qu’on leurs avaient dit qu’ils pouvaient préparer eux même du beurre avec d’autres variétés de weed et obtenir le même résultat, mais l’état de leurs enfants c’est aggravé, et ils ont  fait des crises encore plus terrifiantes.

Le Dr. Larry Wolk met en garde : « Nous n’avons aucunes études sérieuses sur cette découverte,  il faut agir avec une extrême précaution. »

Mais cela n’empêche pas des centaines de famille d’émigrer au Colorado. Elle s’installent toutes dans le même quartier, près de l’officine officielle qui délivre la Charlotte’s web. Les familles font des activités ensembles et se supportent mutuellement, elles sont très proches les unes des autres, confie le couple  Figi.

Holli Brown, maman d’une petite fille de 9 ans atteinte d’épilepsie grave qui a déménagé au Colorado dit :  » C’est le plus grand espoir que l’on n’ai jamais eu, ma fille arrive à faire des phrase et à rire pour la première fois depuis sa naissance ».

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Aileen Burger qui administre des gouttes d’infusion à l’huile de Charlotte’s Web à sa fille. La Charlotte’s Web à été « bridée » pour ne garder que les cannabinoïdes médicinaux et dont le THC psychoactif à été quasi éliminé de la plante.

Amy Brooks-Kayal, vice présidente de L’ AES (American Epilepsy Society) met en garde les parents. Ça n’est pas parce-que quelques cas miraculeux sont rapportés, qu’ils faut en conclure que tout le monde va pouvoir obtenir les même effets spectaculaires. Idem pour les effets secondaires quasi inexistant dans les cas rapportés, ils peuvent être très dangereux pour certains alors qu’ il semble ne pas y avoir de danger pour d’autres, les études officielles servent justement à cela, il faut se méfier tant que des résultats fiables ne sont pas publiés par un collège d’experts. Elle invite les parents à consulter dans un des 28 centre du pays plutôt que de se délocaliser dans le Colorado.

Des tests vont être menés par l’agence nationale du médicament. Les familles qui utilisent la Charlotte’s Web, ainsi que les frères Stanley qui la cultivent, disent tous qu’ils veulent que les tests soient le menés de la façon la plus rigoureuse possible, et que leurs efforts pour garantir la pureté de l’espèce ont déjà reçus les éloges de docteurs très sceptiques comme le Dr. Larry Wolk.

Charlotte a une soeur jumelle, Chase, qui elle n’est pas atteinte du syndrome de Dravet. Le syndrome emporte la plupart des enfants avant qu’ils n’atteignent l’adolescence.

Début 2012 Charlotte n’avait plus guère d’espoirs, elle avait déjà fait trois arrêts cardiaques, et ses parents ont même signés une décharge auprès de l’hôpital pour qu’ils ne s’acharnent pas si elle devait refaire un arrêt.

Son père Matt, un ancien béret vert, a commencé à chercher des solutions sur le web, et c’est ainsi que l’idée du cannabis médical a commencé à germer dans sa tête et dans celle de sa femme. Le gros problème du cannabis est que sa substance psycho active, le THC, provoque et amplifie les crises d’épilepsie. Mais il contient aussi des substances aux propriétés curatives, les CBD, il allait leur falloir trouver le produit adapté aux besoins de leur fille. Comme La FDA (Federal Drug Administration) a déjà approuvé un médicament anglais dérivé du cannabis et qui ne contient pas de THC, Cela les a encouragés à persévérer dans cette voie.

Très peu d’officines disposent d’herbes riches en CBD et légères en THC, mais heureusement Paige Figi a déniché celle de Joel Stanley.

Joel est un des cinq frères Stanley, venue d’Oklahoma la fratrie s’est lancée dans le business de l’herbe médicinale dans le Colorado. Dans leur nombreuses recherches et expérimentations, ils ont été amenés à faire un curieux « breedage » qui consiste à favoriser les CBD et à éliminer le THC, après avoir entendu que cela pouvait lutter contre certaines tumeurs.

Joel était très réservé à l’idée de donner du cannabis à un enfant. Mais il a fini par admettre que Paige avait fait un excellent travail, et qu’elle n’était ni une hippie, ni une activiste, mais juste une maman qui tentait de sauver sa fille. (Le site de la fondation des Frères Stanley : Theroc.us)

Les frère fournissent déjà plus de 300 familles et ont une liste d’attente avec plus de 2000 autres familles.

Les CBD sont extraits par un chimiste qui a déjà travaillé pour les plus grand noms du médicament. Le tout est mixé avec un peu d’huile d’olive pour pouvoir être pris oralement ou avec le tube en plastique dont se servent la plupart des enfants épileptiques pour se nourrir. Ils envoient ensuite les extraits à un laboratoire indépendant pour en tester la pureté avant de les expédier aux parents.

Charlotte en prend deux fois par jour,  » un an auparavant elle ne pouvait dire qu’un seul mot, aujourd’hui elle fait des phrases. »

Les rémissions de Charlotte et des autres enfants ont poussé ces parents à prendre part au combat politique et à faire le forcing pour que des tests soient effectués.

Donald Burger a récemment mis la pression sur la classe politique new yorkaise, en expliquant pourquoi sa femme devait rester loin de lui dans le Colorado afin d’assurer le bien être de leur fille Elizabeth, 4ans. La seule alternative qui leur avait été offerte à New york : une chirurgie du cerveau qui ne l’aurait soignée que d’une petite partie de ses troubles.

« Le choix entre lui faire absorber quelques gouttes d’huile par jour ou lui enlever un bout du cerveau a été très vite fait. »

Un opticien californien, Ray Mirazabegian, a ramener de la Charlotte’s Web en Californie ou l’usage médical est autorisé. Il a réussi à convaincre les frères Stanley de lui confier quelques graines pour traiter sa fille de neuf ans Emily, qui passe la plupart de son temps clouée au lit. Aujourd’hui Emily peut courir et parler, et Ray Mirazabegian continue de cloner la Charlotte’s web, il a ouvert la branche californienne de la Fondation des frères Stanley.

Ray distribue la Charlotte’s web à plus de 25 familles, mais il y en a plus de 400 sur liste d’attente, dont certaines sont prêtent à déménager du Japon ou des Philippines pour pouvoir bénéficier de ce nouveau traitement.
(source)

La fondation des Frères Stanley : Theroc.us

Traduction: Purkif.com

Via Stop Mensonge

Important: ce sujet n’est aucunement une incitation à consommer des cannabinoïdes mais pour pousser à la réflexion. Cannabis ne signifie pas miracle médical, et sa consommation n’a pas que des vertus suivant la variété acquise. N’en consommez pas dans le respect de la loi, mais surtout car les variétés fortes en THC peuvent avoir des conséquences néfastes.

15 commentaires

  • Trollzilla Trollzilla

    D’après vous, pourquoi y a t’il eu cessation et pénalisation de la production des cannabinoïdes en Hollande, pays historiquement attaché à cela ?
    Serait ce une volonté de leur gouvernement ou bien un diktat de la junte lobbyiste, celle des labos en l’occurrence dans ce cas précis, qui dirige l’ « Union Européenne » ?
    Le cannabis qui y est vendu est « produit » en Albanie ou dans le Monténégro, ou en Espagne ou en république Tchèque et autres pays des balkans à grands coups de pesticides et autres joyeusetés pour être « exporté » via le marché noir dans ce pays signataire des différents traités européens que sont les Pays-Bas ainsi que dans le reste de l’europe ?
    Est ce que ça profite à leur économie alors qu’un gars comme l’Attali préconise de prendre en considération l’économie souterraine pour le calcul des PIB et que ces questions soient étouffées dans l’oeuf par les différents politiques qui se succèdent sans rien faire sinon pourrir nos conditions de travailleurs et de citoyens par le clivage partout en « Europe » ?

    Pourquoi en Allemagne (communauté européenne…) la culture de cette plante en vue d’un usage médical avéré et admise à hauteur de 5 plantes pour le particulier et que cette information n’ait pas dépassé les frontières bataves ?

    Pourquoi cette pression politique qui va à l’encontre de l’aide à la personne et qui est employé à seul fin de diviser l’opinion et de scléroser le débat sanitaire encore plus que ce qu’il n’ont déjà ourdi ?

    Kouchner dit énormément de conneries c’est un fait, mais la vidéo de ce lien mérite d’être portée à nos oreilles
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1356957-cannabis-therapeutique-pour-les-malades-c-est-une-delivrance-et-si-c-etait-vous.html

    Pour ma part je n’en ai rien à foutre de cette plante, mais pour en avoir été informé par des usagers médicaux (pathos très lourdes) sur le mieux-être que ça peut leur procurer dans leur quotidien comparé à des benzodiazépines et autres joyeusetés au sevrage et contre-indications impossibles, c’est d’intérêt public d’ouvrir le débat (y serait temps!!!) sur ce sujet au lieu de le diaboliser de la sorte.

    La seule bonne question au demeurant est la suivante : -à qui cela profite que ça soit autant dénigré et décrié par nos législateurs ?

    Merci de votre lecture.

  • rhubarbe

    Le « débat » sur la légalisation dure depuis le début des années 60,un débat qui dure la moitié d’un siècle ça montre la capacité de nos élites,sorties des fabriques de ronronneurs ENA et Sciences Po et du grand public ronronnant, à statuer sur des cas de société en toute célérité et clairvoyance;à considérer leur faculté d’évolution spontanée on peut supputer que la France va trainer encore un demi siècle sur le problème;on peut admirer par contre la vitesse de décision des mêmes élites lorsqu’il s’agit non pas du bien-être ou du plaisir des populations mais de leur asservissement;m’enfin avec le « réchauffage » climatique catastrophique de 0,1 degré C par an on se console en pensant qu’à ce rythme on va pouvoir faire pousser de la beuh au Groenland dans 6000 ans

  • xeos839

    A qui profite le crime ou plutôt à qui ne profiterais pas le crime dite a un militaire de se mettre la chauffe avec de l’alcool après faite lui prendre son fusil et dite lui de partir au front se qu’il feras maintenant avec le cannabis c’est une autre histoire pas pour rien que les indien appelais ca le calumet de la paix!!!

  • Natacha Natacha

    Le cannabis est une plante, avec indications, contre-indications, magique comme toutes les autres dont nous avons oublié ou ne connaissons pas encore les vertus.
    Toujours du business sur le dos de la détresse ! :(
    Demain ce sera l’acacia, l’aspérule, l’oxalis, le plantain, l’ortie aussi ?

  • Hector

    C’est quand même dingue qu’un remède ne contenant quasiment pas de THC puisse être interdit pour un usage médical. Et même pour un usage récréatif dans la mesure ou l’utilisateur a été sensibilisé aux risques que ça comporte…

    « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. »

    Et quel meilleur moyen de ne pas alimenter l’économie souterraine ou les réseaux mafieux que de permettre aux particuliers de cultiver pour leur propre consommation ou de pouvoir l’acheter dans des magasins qui ont pignon sur rue ?

  • laspirateur

    Quels tests ont été pratiqués sur la mémoire vive et la mémoire interne de notre cerveau sous l’effet du cannabis?, qui est un vasoconstricteur et accélère le rythme cardiaque mais peut rendre euphorique ou dépressif donc c’est du cas par cas, à chacun de voir si cela lui est bénéfique ou non!

    • Chegoku Chegoku

      Exact, le cannabis récréatif ou festif comporte des risques comme celui de la dépendance. Et oui, n’en déplaise à ce qui se dit.
      Après 20 ans de consommation, c’est vraiment très difficile de s’arrêter tant la dépendance psychique est réelle (mais physique aussi, sueur, insomnies, irritabilité…)
      Elle joue aussi à long terme sur l’équilibre psychique.

      Je suis bien entendu pour la légalisation, la vente libre sous contrôle publique et la production particulière limitée à l’usage personnel.

      Mais cela reste un produit psychotrope qui a ses effets secondaires non négligeables.