Arrivée du Le Beloukha en France, le premier désherbant biodégradable à base d’huile de colza (+ Alternatives proposées)

Certes, pour l’instant, il s’agit encore d’un produit haut de gamme, mais qui montre que les alternatives sont possibles tout en respectant l’environnement, et que le commerce peut finir par proposer autre chose que du chimique nocif autant pour l’environnement que pour notre santé.

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Une entreprise girondine commercialise le tout premier désherbant biodégradable! A base d’huile de colza, Le Beloukha, devrait envahir le marcher national. En effet dès 2016, les désherbants chimiques seront interdits en France.

Un désherbant biodégradable… on en rêvait, Jade International l’a fait! L’entreprise vient tout juste de lancer la commercialisation du Beloukha. Ce désherbant biologique naturel à base de colza arrive à point nommé, puisque les désherbants issus de la chimie de synthèse seront interdits en France dès 2016.

La fin des désherbants chimiques programmée

On ose à peine y croire, mais pourtant, la fin des désherbants chimiques est annoncée. Cette évolution vers la protection non chimique des cultures aura une incidence énorme. Les pratiques vont révolutionner les pratiques dans le monde agricole, comme pour l’entretien des espaces publics et les jardins de particuliers.

Plusieurs pays s’acheminent vers l’interdiction ou la limitation de l’usage des produits de chimie de synthèse (voir ici). Les solutions simples, pratiques et respectueuses de l’environnement pour limiter la prolifération des herbes indésirables sont plus que jamais nécessaires. 

Or, les solutions de substitution au désherbage chimique (voir la liste) sont peu nombreuses et généralement très consommatrices en énergie et en temps, ce qui rend leur coût prohibitif.

Un désherbant naturel à l’huile de colza

C’est dans ce contexte que l’entreprise Jade, spécialisée dans la recherche et le développement de nouvelles solutions pour la nutrition et la protection des plantes, a développé depuis 2007 le désherbant biodégradable Beloukha, avec un réseau international de laboratoires de recherches, d’industriels et d’experts. Il s’agit de sa première spécialité de biocontrôle d’origine naturelle.

Le Beloukha est un désherbant biodégradable, réalisé à partir d’huile de colza. La matière active est extraite par un procédé mécanique, il n’y a donc pas de chimie de synthèse, ce qui le rend unique au monde. Le Beloukha est biodégradable en deux jours dans le sol, sans aucun résidu dans la plante ou dans l’eau, et sans aucun risque pour la faune.

Source et article en intégralité sur Mieux-vivre-autrement.com

Plus d’informations sur Jade-international.fr

Maintenant, il s’agit avant tout d’une solution commerciale, mais il est toujours possible de créer un désherbant soi-même. Petits exemples:

  • Le désherbant eau-sel-vinaigre:

Les ingrédients indispensables pour fabriquer son désherbant naturel : 5 litres d’eau, environ 1 Kg de sel et un peu de vinaigre.

Dans la préparation totale, le vinaigre doit avoir une concentration de 30% pour assurer l’efficacité du mélange.

Préparation : commencez par dissoudre dans un seau de 5 litres d’eau- chaude1 kg de sel. Bien mélanger, puis ajouter le vinaigre et amalgamer le tout. A ce stade, vous avez votre désherbant. Il est efficace parce que le vinaigre est très puissant pour tuer les mauvaises herbes.

Après une semaine, vous devriez avoir les premiers résultats : l’amarante, le cirso, ou les mauvaises herbes plus courantes devraient disparaître progressivement.

Attention toutefois à ne pas empiéter sur les autres plantes et à utiliser le mélange avec parcimonie. En effet, si le sel est efficace comme désherbant naturel, il tue aussi la micro-biodiversité.

Comme suggéré parfois, composer le désherbant naturel uniquement avec de l’eau et du sel ne garantie pas l’efficacité du produit.

Pour la préparation du vinaigre, il vous faudra deux litres de vin de bonne qualité (il doit contenir peu de sulfites) à conserver pendant un mois dans une bonbonne à petite ouverture.

La mère de vinaigre, au départ une pellicule fine et translucide, s’épaissit petit à petit pour ressembler à une masse visqueuse constituée par la prolifération des ferments acétiques.

Cette matière souche, sorte de moisissure, agira comme catalyseur dans le processus de formation du vinaigre. Le vinaigrier doit être tenu dans un endroit sec et à une température d’au moins 20°C. Faites respirer votre vinaigre en soulevant le bouchon du vinaigrier de temps à autre.

Issu de cette page du site Toutvert.fr

  • La méthode « eau de cuisson des patates »:

Le jus de cuisson des pommes de terre pour désherber

Ne jetez pas le jus de cuisson des pommes de terre : gardez-le précieusement et laissez-le refroidir.

Versez-le jus de cuisson dans une bouteille et quand vous voulez vous débarrassez des mauvaises herbes, arrosez-les avec.

Source: Consoglobe.com

  • Autre solution:

Pour créer un herbicide de contact (brûle la plante)

pour faire 5 L de produit

-25Cl de jus de citron concentré (jus de 8 citron)

-1.50l de vinaigre blanc

-2 cu à soupe de savon de marseille  (ou autre savon naturel) préalablement dilué

-10Cl d’huile végétale

-de l’eau

Source: Benoit-bernard-bom.over-blog.com

Enfin, d’autres solutions sont proposées sur le site Jardiner-malin.fr, à savoir:

  • Le paillage : désherbant, esthétique et performant !
  • Le désherbage thermique
  • L’occultation par film géotextile
  • La motobineuse et le binage manuel

4 commentaires

  • dilettante

    Quand tu penses que la majorité des mauvaises herbes sont comestibles…

  • Berrurier

    Et Monsanto va laisser faire ça ? Ils vont bien trouver une parade pour continuer à vendre leur produit de mort !

  • Le sel est une excellente solution sur les zones gravillonnées.

    Pour les clôtures, je vous recommande le purin d’ortie pur.

    Et merci pour la recette sel et vinaigre dilué. Je vais expérimenter, mais cela doit être efficace à moindre coût.

    Quand aux massifs, rien n’est mieux que le desherbage manuel avant que les plantes indésirables ne montent en graines.

    Au potager, ainsi qu’au pied des arbres fruitiers ou autre, mettez en place des paillages. De plus, cela permet de limiter, voire supprimer les arrosages.

    Autrement, pensez malgré tout, à laisser des coins du jardin « en friche » avec des « herbes folles » afin de maintenir de la biodiversité, et d’avoir un joli carré d’orties pour camoufler vos composteurs.