Rappel: Le brevetage du vivant non-modifié lui aussi autorisé

À croire que certains informations n’ont pas d’impact, alors que ceci fait partie des plus grandes trahisons que l’histoire de l’humanité! Breveter le vivant, de sorte que nous finirons par ne plus avoir accès de manière légale aux semences traditionnelles, et cela au nom du profit de certaines entreprises pouvant être accusées de crime contre l’humanité! Alors un rappel s’imposait!

cultures-laboratoire

Les brevets de Monsanto et Syngenta sur les plantes et les animaux mettent en péril la sécurité alimentaire du monde.

Le 25 mars dernier, l’Office européen des Brevets – qui se trouve à Munich en Allemagne – a pris une incroyable décision, qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le ciel européen. Après de longs mois, voire même des années d’attente, la sentence est tombée : il est désormais possible de breveter des variétés de tomates et de brocolis sélectionnées de manière conventionnelle, ne présentant aucune invention particulière. Il s’agit donc là d’une véritable révolution, qui vide de sa substance le droit des brevets existant. Selon le droit en question en effet, les procédés de sélection conventionnelle des plantes et des animaux ne peuvent en aucun cas faire l’objet d’un brevet, déposé, par exemple, par l’une ou l’autre géant de l’agrobusiness, tels que Syngenta ou Monsanto, lesquels sont de facto les grandes gagnants de cette décision hallucinante.

Autrement dit, suffit-il de découvrir un lien entre une séquence génétique existant naturellement dans une plante cultivée, et un caractère particulier de cette plante pour devenir propriétaire de toutes les plantes exprimant ce caractère ? La Grande Chambre de Recours de l’Office européen des Brevets a osé répondre oui le 25 mars 2015.

Les sociétés multinationales disposant des moyens technologiques de décoder les séquences génétiques des plantes cultivées et des animaux d’élevage vont désormais pouvoir s’approprier tout ce que nous mangeons. Les paysans ne pourront plus semer ou faire naître des animaux sans avoir obtenu une autorisation au préalable, et avoir payé une taxe.

« C’est un bond en arrière de 3 siècles qui rétablit la dîme versée par les paysans aux seigneurs du Moyen Age, et la porte ouverte à une biopiraterie généralisée », dénonce Michel Metz, administrateur du Réseau Semences Paysannes en France.

De fait, depuis cinq ans que le Français Benoît Battistelli préside l’Office européen des brevets (OEB), le nombre de brevets accordés est en progression constante. Les organisations non gouvernementales (ONG) membres de la coalition internationale « Pas de brevets sur les semences » ont d’ailleurs demandé à plusieurs reprises sa démission, en raison de son empressement à servir les intérêts de multinationales agrochimiques. Cette décision porte en elle la chronique d’une catastrophe annoncée puisqu’elle met très directement en péril la sécurité alimentaire de la planète et favorise une concentration croissante du marché des semences, qui tend à devenir la propriété exclusive de sociétés privées telles que Monsanto, Syngenta, DuPont, et quelques autres.

Pourtant, pour pouvoir faire face aux défis du futur en matière d’alimentation, ou à ceux posés par le changement climatique, les paysans du monde entier devraient plus que jamais pouvoir accéder sans entraves aux semences, et continuer à les améliorer, comme ils le font depuis des temps immémoriaux, sans qu’un brevet, obtenu par une société privée, ne vienne les en empêcher. Le saviez-vous ? Plus d’un milliard et demi de paysans dépendent des semences issues de leur propre récolte pour leurs cultures. Si les semences sont brevetées, ils devront les racheter au prix fort à leurs fabricants. Ce qui, dans un contexte de grande précarité économique, représente un véritable désastre.

L’octroi de tels brevets bafoue une décision du Parlement européen datant de 2012, qui demande expressément à l’Office européen des brevets de renoncer à accorder des brevets sur des plantes ou des animaux fruits d’une sélection traditionnelle. La récente décision de l’OEB, qui donne libre cours à des multinationales telles que Syngenta et Monsanto pour breveter le vivant, et faire main basse sur les semences du monde, est un véritable camouflet à l’égard du Parlement européen. Certes, les ONG vont continuer à s’époumoner pour dénoncer cette forfaiture et la menace qu’elle fait courir à la planète. Reste qu’il est grand temps que les États donnent de la voix, prennent leurs responsabilités et fassent interdire définitivement l’octroi de brevets sur les plantes et les animaux.

Source: Médiapart via Sott.net

 

4 commentaires

  • bill236

    Quand vous écrivez « À croire que certains informations n’ont pas d’impact, alors que ceci fait partie des plus grandes trahisons que l’histoire de l’humanité! ».
    C’est sans aucun doute vrai, mais l’on ne compte plus les trahisons des riches envers l’humanité.
    Tout, ou presque, est permis à qui dispose d’une armée d’avocats.
    L’argent seul compte pour ces gens là.
    Quand à nous, quel pouvoir avons-nous, sinon celui d’aller se faire tabasser par les flics dans une manif?
    Le droit de vote? Aucun des candidats qui nous sont imposés ne sont issus du peuple. Pour qui vont ils travailler? Pas pour le peuple en tout cas.
    Bien sûr, cette information est scandaleuse, mais j’en viens à penser qu’il est trop tard, que l’espèce humaine causera sa propre perte.
    Et tout bien réfléchi, ce sera bien ainsi: la Terre se remettra tôt ou tard de ce vilain virus… L’homme.

  • Trollzilla Trollzilla

    Par notre génétique nous sommes déjà des OGM.

    http://www.artemisia-college.info/_media/bv000054.lkdoc.genetique-la-decouverte-qui-vous-concerne.pdf

    Le jour ou on viendra me causer de TAFTA transgalactique je vais me payer une de ces peaux de rire maman …

    Edit :Science et Avenir N° 819 p59.

    Un article ayant pour titre « Microcosmos sous nos pieds » de Loïc Cheveau (article intéressant sur le rôle de certaines bactéries dans le sol), au sein duquel se trouve un petit encart qui d’un coup d’un seul fait allumer les voyants d’alarmes.

    « Thérapeutique

    -La terre nourricière est aussi guérisseuse.

    Sur 100 000 à un million d’espèces, il y a de grandes chances que certaines cachent des vertus thérapeutiques.
    L’humus a ainsi déjà produit deux antibiotiques célèbres, la pénicilline et la vancomycine.

    D’autres découvertes devraient intervenir, notamment grâce à l’augmentation de la puissance des outils génomiques qui permet d’élargir le nombre des espèces décrites dont on pourrait synthétiser la structure.

    Avec son programme « Drugs from dirt » (« médicaments de la terre » http://www.drugsfromdirt.org) lancé en janvier 2015, l’université Rockfeller (Etats-Unis*), pousse une autre idée.

    L’équipe de Sean Brady lance un appel aux (sic*) citoyens du monde entier pour qu’ils envoient des échantillons provenant de lieux particuliers (voisinages de volcans, grottes,îles) qui pourreaient contenir des bactéries adaptées à ces lieux rares.
    Les chercheurs annoncent déjà quelques espoirs sérieux.
    Un échantillon provenant de l’Etat du Nouveau-Mexique a livré des composés similaires à l’époxomycine, molécules utilisées dans des anti-cancéreux.
    Et du sud-ouest des « EtatZUnis* » pourraient émerger une molécule similaire à la rifamycine, un antibio contre la lèpre et la tuberculose entre autres joyeusetés.

    !LES BREVETS SONT EN COURS ! « 

  • Graine de piaf

    Hier, j’ai acheté des plants de tomates bio, je compte bien en récolter les graines en fin de saison, comme cela j’aurais l’an prochain mes propres plants bio, et comme je les cultive dans de la terre bio,(pas la mienne qui est incultivable !) tout ira bien.
    Mais je songe à ceux qui ne peuvent en faire autant.

    je regardais, toujours hier, les gens se presser autour des tomates – qui ne sont pas de saison puisque que les plants commencent tout juste à pousser, ici dans le Sud – et vont manger des « trucs » sans goût, seule la couleur est attirante – et bourrés de produits qui détruisent petit à petit leurs pauvres corps, cela m’a fait vraiment mal au cœur pour eux ! comme si manger de saison et local si possible leur était impossible !
    j’ai acheté aussi 250 gr de fraises, bio, moins cher que les autres non bio pour la même quantité, comme quoi…

  • Grand marabout Grand marabout

    À croire que certainEs ! informations n’ont pas d’impact !!!

    eh oui benji! LA BOISSON DU FUTUR..
    ******
    La culture cinématographique relevant de la Science-fiction nous a souvent montré le mode de consommation alimentaire imaginé dans le futur.
    Des concentrés énergétiques ou des poudres qui se transforment en plat garni à la sortie du micro-ondes par exemple, composés par des éléments dont l’origine est souvent controversée.
    C’est le cas dans le film Soylent Green (Soleil Vert en français) sorti en 1973, qui base son intrigue sur cette question alimentaire. Un ingénieur américain s’en est inspiré pour élaborer un nouveau produit.

    L’ingénieur en informatique Rob Rhinehart a développé Soylent, un substitut alimentaire qu’il a testé pendant un mois avant de communiquer son expérience personnelle :
    Cette boisson lui aurait permis de ne plus accorder d’importance au simple fait de cuisiner ou au choix de ses produits alimentaires.
    Soylent, dont les effets ont été analysés sur son créateur offrirait au corps humain tout les nutriments requis pour être en bonne santé.
    Rob Rhinehart aurait fait plusieurs expériences personnelles pour faire taire les détracteurs, par exemple en se privant pendant un certain temps d’éléments comme le sodium, le calcium, le potassium ou encore le magnésium tout en buvant Soylent.
    Ceci l’aurait aidé à rassembler tous les éléments essentiels dans une seule boisson.
    http://citizenpost.fr/2014/05/soylent-boisson-du-futur-remplacer-les-repas/

    http://www.soylent.me/

    les ingrédients du produit:
    http://cdn.shopify.com/s/files/1/0421/5993/t/14/assets/files_Complete-Soylent-Nutrition-Facts-1p4.pdf?18329285610363219396

    ALORS SCIENCE FICTION ? ..ANTICIPATION ? OU RÉALISTE ?