Pour particuliers : Ils ont conçu une machine qui fabrique de l’huile!

Ce n’est qu’un concept, juste une idée concrétisée qui ne verra peut-être jamais le jour dans les rayons de nos commerces, mais il y a de l’idée. Une « machine » pour créer sa propre huile, même si cela demande beaucoup d’efforts et de temps pour un résultat qui peut sembler moindre…

En effet, 15 minutes et 100 grammes de noix ne donnent que 0,02 litres d’huile, quand aux olives, cela dépend de l’espèce des olives choisies: il faut soit 8kg pour la picholine, 7kg pour la grossane, 4,5kg pour la salonenque pour obtenir 1 litre d’huile.

Design – Taïwan : Simple d’utilisation, voici une machine au design magnifique… capable d’extraire de l’huile à partir d’une poignée de noix, par exemple…

Je vous montre le prototype, il s’appelle le Daily Expeller :)

Pour 100 gr d’ingrédients, vous obtenez 20 cc d’huile en 15 minutes… Bon, c’est du boulot pour pas grand-chose, c’est vrai! Mais…

… Mais, les experts s’entendent pour dire qu’un huile saine est le garant d’une bonne santé. Et puis, imaginez tout ce que nous pourrions extraire sur le même principe!

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Source+vidéo sur Humanosphere.info

Cela soulève néanmoins une question simple, comment fabriquer son huile-maison si l’envie nous en prend? Toutes les questions ont leur réponses sur cette page, mais cela reste relativement peu accessible au plus grand nombre, malheureusement, car un souci ressort avec les huiles: leur qualité.

Beaucoup d’entres-nous se souviennent sûrement de ce scandale ayant éclaté il y a quelques années avec de l’huile contaminée qui contenait de l’huile pour moteur:

C’est le Canard Enchaîné qui a annoncé l’effrayante nouvelle la semaine dernière : de l’huile de moteur de voiture serait présente dans plusieurs produits alimentaires vendus dans les magasins.

Mayonnaise, vinaigrette industrielle, conserves à l’huile et autres plats cuisinés auraient été conçus avec de l’huile de moteur mélangée à de l’huile de tournesol classique.
Ce sont 280 tonnes d’huile de moteur qui étaient mélangées à un lot de 40.000 tonnes d’huile de tournesol en destination des marchés européens. Elles ont ensuite servi à la préparation d’un nombre indéterminé de produits n’ont jamais vraiment été retirés des rayons.
Source et article complet sur Marie Claire
À cela il faut ajouter un autre scandale, celui de l’huile d’Olive dont la qualité est très éloignée de ce qui était indiqué sur les étiquettes:
Atlantico : Des journalistes américains ont dénoncé une fraude massive à l’huile d’olive en Europe. Des huiles d’olive produites en Espagne, au Maroc et en Tunisie seraient exportées en Italie où on les couperait avec des huiles bon marché, tout en ajoutant des produits pour réajuster le goût et la couleur. Ces huiles trafiquées seraient ensuite vendues avec les mentions « fabriquées en Italie » et « huiles d’olives extra vierges ». Alors info ou intox, de telles pratiques mafieuses ont-elles effectivement cours en Italie ?Périco Légasse : Ces pratiques sont très anciennes. En effet, ceci avait déjà été dénoncé il y a une quinzaine d’années par des journalistes européens et français dont je faisais partie. Nous avions découvert que certaines huiles dites « italiennes » provenaient en fait d’Andalousie à 100% quand elles n’étaient pas coupées – car l’Italie ne disposait pas suffisamment de cette huile.

Cette fraude classique porte donc à la fois sur la provenance et sur la nature de l’huile. Les consommateurs pour la plupart l’ignorent car ils leur est difficile de déceler au goût les vraies des fausses huiles d’olive extra vierges d’Italie.

Mais depuis 20 ans l’huile d’olive européenne ne cesse de s’améliorer grâce à des règlementations sévères.

A quelle échelle pouvons-nous estimer cette fraude en Europe ?

Cette fraude varie d’une année à l’autre en fonction des récoltes italiennes. Mais nous pouvons parler de 10 à 15% d’huiles frauduleuses italiennes en Europe.

Article complet sur Atlantico.fr

Donc, pour les amateurs de qualité ou de « fait-maison », quoi de mieux que de presser son huile, surtout lorsque celle-ci peut agir comme un alicament sur son organisme. Il y aurait donc bien une méthode, mais là encore, peu seront prêts à tenter l’expérience…

Je fais moi même mon huile de noix, de noisettes, d’amandes, de noyaux de différents fruits.

Voici comment je procède :
1 – je ramasse les noix
2 – je les lave (si besoin)
3 – je les fais sécher plusieurs mois dans un endroit sec et aéré (grenier parfait)
4 – je les casse (bonne occasion de passer une soirée entre amis)
5 – je les broye. Pour cela différentes techniques (toutes manuelles) :
a – un ancien moulin à viande : pas terrible car pour bien faire il faut obtenir une pate or avec ce genre de matériel on obtient un broyat dont on extrait peu d’huile
b – un pilon : mieux mais il faut s’armer de patience
c – un moulin à meule (ref mouoleoa) chez tompress (cher mais efficace)
6 – je chauffe à 50° en ne cessant jamais de remuer la pâte
7 – je presse avec un pressoir à vin auquel j’ai apporté quelques modifications : réduction de la surface de presse, augmentation de la longueur de la barre de force)
8 – je laisse décanter 24h ou je filtre à travers un filtre à café
9 – je remplis des bouteilles (verre teinté de préférence)

Rendement (à titre d’exemple pour la noix) : 6 kg de noix = 2 kg de cerneaux = 820 ml d’huile.

Trouvé sur Eco-bio.info

J’en appelle donc aux connaisseurs, s’ils connaissent des techniques pouvant être utilisées dans l’avenir, en cas de souci systémique ou simplement pour avoir le plaisir de gouter à sa propre production…

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