Alternatives en cas de problème électrique

panneTout est possible à l’heure actuelle, comme de ne plus avoir d’électricité. Pour rappel, près de 6 millions de français peinent à payer leur facture d’électricité, et la crise (dont le pire est derrière nous suivant François Hollande) ne se calmant pas vraiment, le nombre risque de monter un peu plus chaque jour. Des alternatives doivent donc être trouvées-proposées pour palier à certains impondérables comme l’hygiène et l’alimentation, des solutions qui ne sont malheureusement plus réservées aux pays africains entre autres possibilités…

Le sujet vous donne un petit aperçu des possibilités, mais l’esprit humain étant parfois très ingénieux, d’autres solutions pourront être rajoutées au fil du temps, notamment dans les commentaires.

En tout premier lieu, la conservation des aliments avec le système dit du « frigo du désert », le concept est simple et ne nécessite pas autant de rigueur dans les dimensions, il suffit juste d’avoir une réellement différence de dimension entre les deux contenants :

Vous pouvez faire un conteneur de refroidissement simple et efficace pour un climat sec avec deux pots d’argile, du sable, un chiffon et un peu d’eau. Il fonctionne grâce à l’évaporation de l’eau qui refroidit le pot intérieur.

Un pot doit s’intégrer dans l’autre avec assez d’espace entre les deux pour une couche de sable (quelques centimètres ou un peu moins de 10 cm d’épaisseur). Le tissu est assez large pour couvrir le haut du plus gros pot.

Mettez une couche de sable dans le fond du pot plus grand. Réglez le petit pot sur le sable et combler l’écart entre les deux avec plus de sable, jusqu’à la partie supérieure. Mouillez le sable. Mettez la nourriture dans le pot intérieur. Couvrir le tout avec du tissu ou un couvercle.

Mouillez le sable environ deux fois par jour.

Le pot « zeer » est le fruit de l’enseignant de Mohammed Bah Abba. Bah Abba a donné son idée à l’Intermediate Technology Development Group (ITDG), qui, avec l’aide de chercheurs de l’Université d’El Fasher, ont effectué des expériences pour mesurer la valeur dans le maintien de la teneur en nutriments et en étendant la durée de conservation des légumes.
En moyenne, deux zeers sont utilisés dans les foyers, tandis que les femmes sur le marché en ont trois à quatre.

File:Zeerpot_PracticalAction.png
Pot zeer. Dessin Kamal Khalifa

Avantages

  • Chaque zeer peut contenir 12 kg de légumes, et coûte moins de 2 dollars.
  • Les expériences montrent que les tomates et les goyaves peuvent être conservées pendant 20 jours, comparativement, elles se conserveraient seulement 2 jours sans zeer.
  • Les aubergines restent fraîches 27 jours.
  • Même roquettes qui se conservent généralement qu’un jour seulement avant le flétrissement, peuvent être conservées pendant cinq jours.
  • Simple à utiliser et à comprendre
  • Pour l’agriculteur, le zeer augmente les opportunités de vente
  • Pour le consommateur, le résultat est une offre accrue de fruits et de légumes frais sur le marché.
  • Iman Mohamed Ibrahim d’ITDG dit que les femmes utilisant le zeer pour préserver leurs légumes sur le marché peuvent faire de 25 à 30 pour cent de bénéfice supplémentaire sur leurs revenus.
  • Il peut être utilisé pour entreposer le sorgho et le millet pendant une longue période, car il protège de l’humidité quand le sable est sec, ce qui empêche les champignons de se développer.
  • Le zeer peut garder l’eau à une température d’environ 15 degrés Celsius.
  • Il y a aussi un avantage pour la santé: le zeer aide à maintenir la teneur en vitamines et en éléments nutritifs des légumes, et prévient de la maladie en gardant les mouches éloignées de la nourriture.

Source: howtopedia.org

Maintenant, question d’hygiène, le lave-linge est pratiquement indispensable, seulement, là également, le retour au « sans électricité » est délicat pour qui ne connait pas. Plusieurs méthodes sont disponibles, en voici une parmi d’autres:

Se procurer :

  • un lave linge en panne avec ouverture sur le dessus et avec une poulie à gorge
  • un vélo type vtt avec un petit plateau de 22 dents(classique sur un vtt)
  • une courroie du même type que celle d’origine, à acheter en dernier
  • chevron 6×8 minimum, 7×11 idéal, environ 5m
  • tubes, cornières, fers plats pour les supports vélo
  • tôle épaisse pour les platines
  • boulons de fixation diamètre 10-12, rondelles, écrous

Méthode:

  • démonter entièrement le lave linge. Ne garder que la cuve, sa trappe d’ouverture, et le tuyau de vidange.
  • Fixer solidement la cuve sur un châssis en chevron.
  • Confectionner les supports du vélo à l’aide de tubes, cornières, ou autres fers plats disponibles. Tous les éléments sont soudés. Faire du solide.
  • Les platines, en tôle épaisse, sont percées de trous oblongs qui permettront le réglage de la tension de la courroie
  • Positionner le vélo sur le châssis et mesurer à l’aide d’une ficelle la longueur de courroie nécessaire
  • Se la procurer, l’installer, puis percer les 4 trous dans le châssis au milieu des trous oblongs, roue arrière parfaitement alignée avec la poulie.
  • Percer à diamètre du boulon-1mm
  • Pour éviter le patinage de la courroie, garnir l’intérieur de la jante avec un anti-dérapant : grip de skateboard ou chambre à air
  • Tout mettre en place, tendre, serrer
  • Le système de tension de la courroie est composé d’une tige filetée soudée sous la platine avant et d’une cornière s’appuyant sur le bout des chevrons. Très efficace.

Conseils d’utilisation :

  Pour un lavage efficace, la rotation du tambour ne doit pas être trop rapide : environ 50 tours/min. Pour respecter cette vitesse tout en ayant un pédalage confortable, l’utilisation d’un plateau de 22 dents (petit plateau de vtt) et d’un pignon de 24 environ est nécessaire.

Pour l’essorage, on passe sur grand plateau ou sur petit pignon.

La durée d’un cycle est d’environ : 15 min de lavage, 2 fois 5mn de rinçage et 5min d’essorage

Variantes :

On peut également utiliser un lave linge à chargement frontal, mais le hublot n’étant pas solidaire du tambour, il faudra confectionner une boîte autour de la cuve pour y fixer le hublot.Ou garder toute la carcasse de la machine mais en bridant le tambour.

Autre solution, l’utilisation d’un vélo couché, qui accroit nettement le confort.

On peut aussi utiliser un tandem qui permet de faire tourner un plus gros tambour (16kg) pour les collectifs.

Article complet et images d’illustration: outils-autonomie

Bien sur, ceci est une méthode et un concept parmi tant d’autres, à chacun de faire avec ses moyens et les outils disponibles. D’autres techniques sont disponibles pour créer des machines à laver, citons celle-ci qui offre un autre confort d’utilisation, ainsi que celle-ci, ou encore cet autre concept. Mais le top du top pour ceux qui ont de gros soucis pour trouver le matériel adéquate restant ce concept à moins de 3 euros:

Le lave-linge à manivelle

Produit à partir d’éléments simples, un seau, un câble en fibre de plastique et une couverture en néoprène, UpStream est totalement manuel et ne demande qu’un apport minime en eau. La corde, reliée au pied de celui qui l’utilise, permet de faire tourner l’appareil jusqu’à obtenir la vitesse d’une centrifugeuse.

Les matériaux sont tous réutilisables et facilement assemblables, précisent les deux inventeurs. Le lave-linge écolo ne requiert en outre aucun apport en électricité pour fonctionner.

Idéal pour tous ceux n’ayant accès ni à l’électricité ni à l’eau, son prix, environ 3€, le rend d’autant plus attractif, et devrait favoriser sa vaste diffusion.

Source et article complet sur toutvert.fr

J’en revient au passage au blog outils-autonomie dont les astuces sont très intéressantes, même si le site est peu fourni, il met en avant des méthodes simples et bien expliquées, comme ce cuiseur à bois économe, ou la méthode pour adapter un moteur à l’huile de friture. Autre site intéressant trouvé au passage, le site nature-construction.com qui également propose quelques « fiches-savoir » intéressantes dont ce composteur réalisé avec des palettes.

Passons à la cuisson avec un four solaire créé grâce à un pare-soleil de voiture:

  • Un parasoleil accordéon de voiture à face réfléchissante
  • Une grille à gâteau ( ou une armature en fil de fer
  • 12 cm de Velcro
  • Un pot de peinture noire
  • Un seau ou une corbeille en plastique
  • Un sac de cuisson pour four.
  • Étalez le pare-soleil sur le sol, l’encoche ronde vers vous.
  • Coupez la Velcro en 3 morceaux d’environ 4 cm de long
  • Cousez à la main chaque pièce, régulièrement espacées, sur le bord, à gauche de l’entaille ; en laissant dépasser de moitié chaque bande de Velcro de telle manière que les deux bords rapprochés forment ensuite un entonnoir (voir plus bas). A noter : j’ai d’abord essayé de les coudre à la machine, mais cela coupait la matière du réflecteur.
  • Pressez les pièces de velcro ensemble, et placez l’entonnoir dans un seau ou une poubelle en plastique ronde.
  • Placez un pot noir sur le support à gâteau, et enfermez le tout dans un sac à cuisson au four. Une taille standard aux USA est 25 cm. Posez-le dans l’entonnoir de sorte que le support repose sur les bords supérieurs du seau ou de la corbeille en plastique. Le pare-soleil étant mou et flexible, le support est nécessaire pour soutenir le pot. Cela permet également aux rayons du soleil de frapper le bas du pot et de réfléchir de tous les côtés. Si un tel support n’est pas disponible, une armature de fil pourrait tout aussi bien fonctionner. A noter : le matériel flexible va s’écraser sur les côtés du support.

L’entonnoir doit être incliné en direction du soleil.Par temps venteux, un bâtonnet placé en travers de l’entonnoir va permettre de le stabiliser.Après la cuisson, repliez simplement votre four et tenez-le avec des élastiques afin de voyager facilement ou de le ranger.J’ai trouvé que ce four particulièrement simple était extrêmement pratique, aussi léger que facile à transporter n’importe où. Et au final, il a atteint une température supérieure en un laps de temps plus court que d’autres modèles de fours que j’avais expérimenté ( je n’ai jamais utilisé de four parabolique) – légèrement au dessus de 175°C. J’ai cuit des haricots noir en environ autant de temps que sur une gazinière. Je l’ai utilisé pour cuire du pain, de la granola, des brownies, des lasagnes, toutes sortes de légumes et pour purifier l’eau. Le parasoleil n’est pas trouvable partout, mais je soupçonne qu’on puisse le trouver dans la plupart des zones urbaines depuis que je l’ai trouvé à Mexico Sud. On peut aussi trouver de la Velcro dans les magasins de tissus. Le prix du parasoleil était d’environ de 2,50 euros, la Velcro, 21 cents

Source: solarcooking.org

Vous n’avez ici que quelques idées et concepts qui vous montrent qu’en cas de gros problème électrique, il y a toujours moyen de s’en sortir, suffit d’un bon moral, de bricoler un peu et d’oublier que la technologie n’offre un bonheur qu’illusoire, ce qui au final est peut être le plus dur aux yeux de certains, non?  :mrgreen:

 

10 commentaires

  • Mata Hari Mata Hari

    Coucou les MEhttp://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif
    lorsque la salade est flétrie, chiffonnée, la faire tremper dans de l’eau chaude ( pas brûlante ) une dizaine de minutes puis la tremper dans un autre récipient d’eau froide une dizaine de minutes aussi, elle va redevenir toute pimpante ! J’utilise cette méthode depuis longtemps ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yes.gif

  • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

    Merci Benji pour ce vaste sujet mais ô combien important.
    Les trucs et astuces pour palier à un éventuel black out font légion sur le net. Pour moi, l’une des choses les plus importantes c’est l’accès à l’eau et sans électricité plus d’eau potable au robinet !
    Bien sûr on pense tout de suite à l’eau de pluie, aux lacs et rivières mais attention sans filtration adéquat il est dangereux de consommer ces eaux.
    Alors un objet tout simple à avoir chez soi, pour ceux qui ne connaissent pas encore, c’est un filtre à eau par gravité (filtration bactériologique et chimique). Comme son nom l’indique, il fonctionne par gravité donc sans aucune source d’alimentation. Il se compose d’un double réservoir en inox, ou plastique pour certains, avec cartouches céramiques (0,2 à 0,5 microns) qui filtre 99,99% des micro-organismes.

    Vous trouverez des infos sur ce blog :
    filtre-a-eau-ecologique-par-gravite
    ou encore sur le site suivant :
    filtres-eau-pure-doulton-a-gravite-nomade
    J’ajoute un site très complet sur l’utilisation de l’eau de pluie :
    autonomie.eaudepluie.free.fr

    • Maverick Maverick

      Le premier lien sur le filtre est plus intéressant; il décrit comment entretenir les filtres (nettoyage, stérilisation et remplacement du charbon)

      http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_mail.gif

  • Michele DRAYE

    En panne d’électricité pour conserver ses aliments au frais

    Acheter du gros sel en profitant qu’il n’est pas cher en ce moment car ça risque de ne pas durer avec les menaces de pollution

    Le sel est appellé « L’Or blanc »

    Achetez des contenairs en plastique d’assez grande taille et remplissez les de sel et placez-y vos produits à conserver au frais

    C’est comme ça que faisaient les anciens

    Quand à l’eau?

    à chaque fois que je vide une bouteille, je la remplis d’eau courante et la met au garage
    car on a aussi besoin d’eau pour se laver et pour les toilettes

    • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

      Michele,
      Pour les toilettes, il existe les toilettes sèches. Bien sûr aujourd’hui il faut un jardin pour le recyclage des matières via un compostage mais de toute façon le jour ou il n’y aura plus d’eau courante on y passera tous (à moins de déposer son obole dans les bois ou derrière l’église) http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_smile.gif

    • Planete bleu Planete bleu

      Bonjour Michele Draye,

      Es que les aliments doivent être en contact avec le sel? Le beurre par exemple peut il être conserver comme ça?

  • Ellie

    Vous pouvez aussi opter pour un kit photovoltaique de ce type :
    http://www.conshome.fr/conshome-mini-le-concept/

    La production d’électricité qu’il délivre (+ batteries solaires) vous permet d’alimenter l’éclairage de votre maison (LED), et divers appareils électriques sous réserve bien sur qu’ils ne soient pas trop gourmands en watts!

  • Ikyro

    Salut
    Il y a le système de gazéificateur à bois. Ca chauffe et le gaz récupéré permet de faire tourner un moteur (générateur par exemple).
    Dans la série « The Colony » (épisode 2) ils en font un à partir d’un bidon de 100L et d’un autre de 20L (?).
    Les deux sont remplis de bois, le petit est à l’interieur du gros qui est mis à bruler, il faut que le bois du petit carbonise pour libérer les gaz. Le gaz est ensuite envoyé directement dans le carburateur d’un moteur essence qui le fait fonctionner. L’incovénient, c’est que mal fait, c’est une bombe, normal gaz et feu ne font pas bon ménage.

    Dans la série, l’idée commence à la 8ème minute, mais l’expérience foire. Faut attendre la 32ème minute pour voir les modifs et fonctionner. L’idée dans la série, c’est que ça doit servir à recharger un banc de batterie.

    Bonne série, enfin selon les gouts de chacun…
    Ici en anglais
    http://www.youtube.com/watch?v=dSDFoEwOmRY

  • Dante GT

    Des tomates qui se gardent 2 jours hors du frigo?
    Ils nous prennent pour des cons ou quoi!??
    Des tomates, dans un cagette, alignées correctement, si elle ne sont pas touchées (abimées) se gardent une 15ène de jours dans une cave a moins de 15°.