Le survivalisme: définition et notions essentielles

Il n’y a plus besoin de prouver que cela va mal, la situation financière planétaire est catastrophique, la situation géopolitique n’est pas mieux, le soleil et la planète ne sont plus très amicaux, et je ne cite pas tout le reste qui ne pousse pas à être extrêmement optimistes.

Donc, naturellement, nous sommes enclin à nous pencher vers les solutions survivalistes, un bien grand mot qui reste néanmoins bien flou pour certains. Pourtant, il n’y a aucun mal à regarder un peu dans cette direction et à y piocher quelques solutions pouvant être utiles un jour ou l’autre, sait-on jamais, tout peu arriver…

Don’t Tread on Me, qui veut dire en français : Ne me marche pas dessus.

Telle est la devise inscrite sur le Gadsden Flag des libertariens, des survivalistes.

Un concept soutenu par les adeptes d’une politique axée sur la liberté individuelle prioritaire comme mode de vie et le droit naturel dans les échanges (humains, sociaux et commerciaux).

Le symbole du serpent à sonnette, idée originaire de Benjamin Franklin, a été reprise ensuite par Christopher Gadsden pour symboliser l’inoffensivité naturelle de cet animal, mais qui se défendrait en cas d’attaque.

Cette image est totalement représentative de l’esprit d’un survivaliste contemporain.

La notion de survivalisme est une notion qui est large.

Elle comporte plusieurs caractéristiques essentielles qui ont trait à l’anticipation, à la préparation et la gestion des différentes situations de crises et d’urgences, plus ou moins probables.

Pro-activité, gestion des contraintes (notamment par la quête d’autonomie) et adaptation, accordent au survivaliste, trois principaux critères qui le définissent.

L’Herbétisme, concept de Georges Herbert, officier de la marine française et instructeur physique, concéda certains fondements au survivalisme quant à un programme d’entrainement physique complet (marche, course, saut, grimper, défense, natation, équilibre, lancer, quadrupédie, saut à la corde).

De nous jours, le survivalisme, depuis la crise de 2008, a pris un nouvel essort, très en vogue notamment du côté Outre Atlantique.

Le concept est actuellement de plus en plus cité par nos médias en France, mais on y verra de leur part la classique habitude de classifier et vulgariser tous les concepts hors-normes.

L’étiquette collée pour les survivalistes est celle de marginaux, de paranoîaques, de sectaires ou encore d’extrémistes ultra-individualistes parfois prêts à tirer sur tout ce qui bouge.

Les généralités banalisent et simplifient toujours les idées fortes derrière chaque approche.

Mais qu’en est-il en réalité ?

Comme le dit si bien le dicton « La prévoyance est mère de sûreté« , et le survivaliste est donc quelqu’un avant tout de prévoyant .

Loin de l’image du « Rambo » ou du « Mc Giver », de plus en plus de parents responsables ou encore jeunes adultes s’intéressent à cette activité.

Nous pourrons distinguer deux courants complémentaires.

Le survivalisme classique

L’appel de la nature

Certains ressentent comme un appel de la nature, souvent en milieu hostile, et apprennent de nouvelles compétences.

Échappatoire de la vie civile métropolitaine quotidienne ou simple passion, toujours est-il que la volonté d’apprendre à survivre dans des conditions extrêmes est un challenge à relever pour la plupart des citadins aventureux.

Les Stroud, essentiellement connu dans l’émission Survivorman se rapproche beaucoup de la réalité de ce concept.

Certains y trouveront leur bonheur en y suivant des stages.

On identifie donc de nombreuses étapes à franchir pour atteindre cet objectif :

  • Apprendre à faire du feu de plusieurs façons, en fonction aussi de plusieurs conditions météorologiques
  • Prévoir le temps
  • Savoir se servir d’une boussole et lire des cartes
  • Se guider avec les étoiles
  • Couteaux, Hache, scie : utilité et choix
  • Apprendre à faire des noeuds
  • Fabrication d’équipement (cabane, corde…)
  • Trouver de l’eau, la transporter, la purifier et la conserver (en fonction du lieu, forêt, montagne, désert…)
  • Couper du bois
  • Construire un puits, des barrages
  • Se protéger des animaux dangereux et connaître comment réagir en cas de danger immédiat
  • Savoir réagir dans des conditions météorologiques extrèmes (ouragan, tempêtes, avalanches…)
  • Installer son campement, sa cabane
  • Notions de santé et de soins, connaître les premiers secours
  • Connaître les plantes sauvages et insectes comestibles
  • Identifier les plantes venimeuses et insectes dangereux : mesures à prendre en cas de problèmes
  • Prévisions de nourriture (voir plus bas BOB et EDC)
  • Savoir pêcher, chasser, cueillir. Savoir transporter, préparer, conserver, stocker sa nourriture.
  • Savoir préparer et connaître les check liste des objets utiles à avoir. Par exemple, Le BOB (Bug Out Bag), l’EDC (Every Day Carry) ou encore la NOLS (National Outdoor Leadership School) trousse de premier secours, sont des notions incontournables à la préparation des objets indispensables en matière de prévoyance et de survie durable.
  • Autre type de matériel : cuisine, couchage, produis de toilettes, contre les insectes…
  • Sélection de vêtements adaptées.

Si la liste est longue, le temps nécessaire à assimiler l’ensemble de ces informations est important.

Même si beaucoup de choses sont accessibles, seules les personnes très motives et patientes atteignent avec le temps tous les rudiments nécessaires à l’atteinte de cet objectif ambitieux.

Source et fin de l’article sur Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

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