La dernière heure de la vie

Voyant passer sur le site plusieurs articles sur « comment se préparer en cas de coups durs », je me suis rappelé d’un texte de Georges Gurdjieff lu il y a de nombreuses années lorsque, dans mon étude des Hommes remarquables, je m’étais arrêté quelques temps sur ce « spécimen » des plus singulier. Cette réflexion peut tenir lieu de « module de préparation psychologique »… ou non ! La Vie met beaucoup de choses sous nos yeux, mais ce que nous choisissons d’en faire, cela appartient à chaque Un… Bonne lecture et belle journée !

Imaginez n’avoir que quelques minutes, ou qu’une heure à vivre; vous avez fortuitement découvert le moment exact de votre mort. Qu’allez-vous faire de cette précieuse heure de votre séjour sur Terre? Seriez-vous en mesure de boucler toutes vos affaires durant cette dernière heure, avez-vous une idée consciente de la manière dont vous allez vous y prendre?

Et en laissant s’échapper votre dernier souffle ressentirez-vous la satisfaction de savoir que vous avez fait tout votre possible dans cette vie pour être toujours présent, toujours vibrant, toujours dans l’attente, comme un fils attend son père marin? Dans le monde manifesté, tout a un début et une fin. Dans le Monde Réel, tout est toujours présent et un beau jour vous serez autorisé à tout oublier et quitter le monde « à jamais ».

La liberté vaut un million de fois la libération [politique]. L’homme libre, même soumis à l’esclavage, reste maître de lui-même. Par exemple, si je vous donne quelque chose, disons, une voiture, dans laquelle il n’y a pas de carburant, la voiture ne peut pas avancer. Votre voiture a besoin d’un carburant spécial, mais vous seul êtes capable de définir quel type de carburant est nécessaire et où l’obtenir.

Vous devez déterminer par vous-même comment digérer mes idées pour vous les approprier, de sorte qu’elles n’appartiennent qu’à vous. Votre voiture ne peut pas fonctionner avec le même carburant que le mien. Je vous propose seulement la matière première. Vous devez en retirer ce que vous pouvez utiliser. Alors, avec plus de courage, asseyez-vous au volant. La vie organique est très fragile. Le corps planétaire peut mourir à tout moment. Il est toujours à un pas de la mort. Et si vous réussissez à vivre un jour de plus, c’est un simple hasard accordé accidentellement par la nature. Si vous vivez ne serait-ce qu’une heure de plus, estimez-vous chanceux. Depuis notre conception, nous vivons avec du temps emprunté. Vivant dans ce monde, chaque seconde vous devez ressentir la mort. Alors toutes les affaires de la vie doivent être réglées, même si c’est votre dernière heure. Mais comment quiconque peut-il connaître sa dernière heure avec exactitude? En vue d’un sentiment de sécurité, bouclez vos affaires avec la nature et avec vous-même à chacune des heures qui vous sont données, ainsi, vous ne serez jamais pris au dépourvu. L’école [ésotérique] doit débuter en enseignant à l’homme comment respirer, comment manger, comment se déplacer et comment bien mourir. Cela doit faire partie d’un programme éducatif. Il faut inclure à ce programme l’enseignement indiquant comment prendre conscience de la présence du « Moi » et comment établir la conscience.

 

Question : Que faut-il faire si l’on sent qu’il y a quelque chose d’inachevé?

Demandez-vous qui sera en difficulté si vous mourez comme un chien. Au moment de la mort, vous devez être pleinement conscient de vous-même et avoir le sentiment d’avoir fait tout ce qui était en votre pouvoir, dans cette vie qui vous a été donnée. Pour l’instant vous n’en savez pas beaucoup sur vous-même. Mais jour après jour vous creuserez de plus en plus profondément dans ce sac d’os et en apprendrez de plus en plus de détails. Jour après jour vous découvrirez ce que vous auriez dû faire et ce que vous avez à refaire parmi les choses que vous avez faites. Un homme véritable est un homme capable d’extraire de la vie tout ce qui a de la valeur, un homme qui peut dire : « Et maintenant, je peux mourir ». Nous devons essayer de vivre en étant capables de dire à tout moment : « Aujourd’hui, je peux mourir, sans aucun regret« .

Ne passez jamais en vain la dernière heure de votre vie, c’est peut-être l’heure la plus importante. Plus tard, vous regretterez peut-être d’en avoir fait mauvais usage. L’agitation émotionnelle sincère que vous ressentez maintenant peut se révéler être une puissante source d’énergie dans la préparation à une mort parfaite. Absorbez avec gourmandise les impressions que provoque le fait de savoir que dans une heure, vous serez peut-être mort. Lorsque la Grande Faucheuse vous appellera, soyez toujours prêt. De chaque succulent morceau, le maître sait retirer jusqu’à la dernière partie de plus grande valeur. Apprenez à être le maître de votre vie. Dans ma jeunesse j’ai appris à préparer des parfums. J’ai appris à extraire de la vie son essence, ses qualités les plus subtiles. Cherchez en toute chose la plus haute valeur, apprenez à séparer le fin de l’épais. Celui qui a appris à extraire l’essence, à extraire ce qui compte le plus dans chaque instant de vie peut en discerner la qualité. Il peut faire avec le monde quelque chose que l’autochtone [le non apprenti] ne peut pas.

Lorsque vous vivrez vos derniers jours, vous n’aurez peut-être pas choisi le lieu ou l’entourage, mais vous aurez le choix de les vivre, ou non, pleinement. Prendre ce qui a de la valeur dans la vie est une aptitude identique à prendre dans la nourriture, l’air et les impressions les substances nécessaires à la construction de vos corps supérieurs. Si vous voulez prendre de la vie ce qui est de plus grande valeur, ce doit être pour le bien du supérieur, et pour vous, n’en garder qu’un peu suffit. Travailler sur soi pour le bien des autres est une manière intelligente de recevoir le meilleur de la vie. Si vous n’êtes pas satisfait de la dernière heure de votre vie, vous ne serez pas heureux de votre vie tout entière. Mourir, c’est passer par quelque chose qui ne peut pas être répété. Passer votre précieux temps à rien, c’est se priver de l’opportunité d’extraire de la vie ce qui a le plus de valeur. Dans ce monde, traverser la vie du début jusqu’à la fin est un autre aspect de l’Absolu. Tous les plus grands philosophes préparaient soigneusement la dernière heure de leur vie. Je vais maintenant vous donner l’exercice pour vous préparer à la dernière heure sur Terre. Essayez de bien interpréter chacun des mots de l’exercice donné.

 

L’Exercice

Repensez à l’heure qui s’est écoulée comme si c’était votre dernière heure sur terre et que vous veniez juste d’apprendre que vous êtes mort. Posez-vous la question : « Suis-je satisfait de cette heure? ».

Et maintenant revenez à la vie et fixez-vous un but. Durant la prochaine heure (si vous avez la chance d’en vivre une de plus), essayez d’extraire de la vie légèrement plus que durant l’heure précédente. Déterminez où et quand vous auriez dû être plus conscient, et où vous auriez dû augmenter le feu intérieur. Et maintenant ouvrez grand les yeux, je veux dire par là ouvrez-vous à davantage de possibilités, soyez un peu plus courageux que l’heure précédente. Comme vous savez que c’est votre dernière heure et que vous n’avez rien à perdre, essayez d’acquérir une certaine bravoure – du moins pour le moment. Bien sûr, cela ne doit pas vous rendre ridicule.

Apprenez à mieux vous connaître, regardez votre machine comme si vous étiez à l’extérieur. Au moment de la mort, il n’y a aucun sens à conserver votre réputation et votre prestige. Dès maintenant, jusqu’à la toute dernière heure, aspirez sans relâche à recevoir de la vie ce qui de la valeur, développez votre intuition. Prenez quelques instants toutes les heures pour vous remémorer l’heure passée, sans la juger, et faites en sorte d’extraire davantage de l’heure suivante. Si nous considérons chaque heure comme une unité de vie séparée, vous pouvez essayer de faire autant que possible pour utiliser entièrement chacune des unités. Faites-vous violence et trouvez par quel moyen l’heure d’après peut être beaucoup plus que l’heure d’avant, mais soyez conscient du fait d’avoir pris en charge les dettes collectées jusqu’à présent. Renforcez votre perception de soi et connaissance de soi, et renforcez aussi la capacité à vous maîtriser. Le travail de votre machine, qui n’est jamais sous votre contrôle, en sera modifié. Ces capacités peuvent indiquer des changements réels. Et quoi qu’en pense votre machine, cela n’a pas d’importance.

Vivre le restant de ses jours à préparer sa mort, heure après heure, n’a rien de pathologique. Personne ne reçoit plus de la vie que le patient cancéreux qui sait approximativement quand il va mourir. Et comme il sait déjà de quelle manière il souhaite passer le restant de ses jours, il n’aura pas à tout changer dans sa vie, il sera en mesure d’aller quelque part, là où il a toujours souhaité aller, ce qu’il n’aurait pas fait en d’autres circonstances. L’homme qui sait que sa mort est prochaine essayera d’utiliser au maximum chacune des heures qui lui restent à vivre. C’est exactement ce qu’a voulu dire le Christ en disant que les derniers jours sont proches, les jours avant le Jugement Dernier. Nous sommes tous devant le Juge, mais ce ne sont pas les autres qui nous jugent, c’est nous qui évaluons notre vie en dernier. Nous ne devons pas échouer au plus important examen, dans lequel le juge le plus sévère est soi-même.

Chaque moment, pris isolément, représente une parcelle de l’éternelle Création. Par conséquent, à chaque instant nous pouvons extraire les substances les plus subtiles, que nous pouvons appeler « l’essence de la vie ».

Imaginez la substance « air » ou la substance « impressions ». Puis, visualisez dans votre tête la substance « moment ». Oui, même les moments du temps sont des substances.

Si nous arrivons à extraire substances les plus fines des plus épaisses, nous devons tôt ou tard payer pour cela. Cette loi s’appelle La Loi d’Équilibre. C’est pourquoi nous devons apprendre comment payer immédiatement celles que nous recevons de la vie. Alors seulement nous n’aurons pas de dettes. Payer immédiatement, c’est ce qui s’appelle le « réel faire ». « Faire », c’est penser, éprouver, agir, mais le « réel faire », c’est payer immédiatement. Faire ne peut vouloir dire qu’une seule chose : extraire l’essence de chaque instant de vie et en même temps payer toutes les dettes à la nature et à soi-même, mais vous ne pouvez payer immédiatement que lorsque vous avez un « Je ».

La vie réelle n’est pas un changement d’activité, mais un changement de la qualité de l’activité. C’est le destin! Chacun d’entre nous doit se retrouver dans l’ordre général des choses. Il n’est pas trop tard pour s’y mettre, bien que vous ayez passé la majeure partie de votre vie à dormir. Dès aujourd’hui, vous pouvez commencer à préparer votre mort et, simultanément, améliorer la qualité de votre vie. Mais ne tardez pas, peut-être que vous n’avez réellement plus qu’une seule heure à vivre.

 

Question : Pouvons-nous le partager avec les autres? Je pense que ce que nous avons entendu ce soir est très important.

Vous pouvez en répéter tous les mots, mais tant que vous ne pouvez faire cet exercice vous-même, ça ne voudra rien dire aux autres. L’existence est le moyen, ou l’instrument, de l’action. Pensez à cela et vous trouverez pourquoi c’est ainsi.

 

Question : Nous ne pouvons donc pas payer les dettes si nous n’existons pas, ou si notre « Je » est absent?

Pourquoi avons-nous un tel besoin de payer? Payer pour quoi? Si la vie n’est qu’une coïncidence, alors continuer n’a aucun sens. Cela ne signifie pas que vous devez mettre fin à votre vie par un suicide. Au contraire, vous devez consacrer tous vos efforts à « vivre ». L’homme ordinaire vit toujours en suivant le courant. Il ne fait pas que dormir, il est absolument mort. Pour véritablement vivre, il faut soutenir les efforts de la nature, activement retirer de la vie ce qui est important et ne pas agir passivement quelle que soit la direction du courant. Pour extraire de la vie ce qu’il y a de plus précieux, vous devez pouvoir gérer vos émotions. Êtes-vous honnête dans votre évaluation de soi? Observez-vous avec attention, vous verrez qu’il y de nombreuses et d’étonnantes façons d’être honnête. Portez à votre attention les différents moments où les désirs apparaissent. Agissez comme toujours, mais soyez toujours conscient de leur présence. À la fin de chaque heure, après avoir estimé l’utilité de celle-ci, imaginez vous réveiller dans l’absolu inconnu par rapport à l’heure d’avant. Il est important de noter que l’apparente continuation de l’heure d’avant n’est pas la même l’heure d’après, bien que les choses et les personnes ont l’air d’être les mêmes. Avec le temps vous apprendrez à vous voir comme un esprit d’une substance particulière, venant d’un autre monde, comme un hôte indésirable de la nature.

Adopter ce point de vue permet d’évaluer tout ce que vous faites dans la vie. Revoyez les résultats de tous vos efforts passés et pensez au sens qu’ils ont désormais, dans la dernière heure de votre vie. Ceux qui sont engagés dans le Travail, sont morts à ce monde et en même temps sont plus vivants dans ce monde que n’importe qui d’autre. Le Travail… quelque chose d’étrange, d’imperceptible, mais pour beaucoup il est impossible de vivre sans.

La façon ordinaire de comprendre la vie est vanité des vanités. Quelle que soit l’importance des résultats selon des échelles terrestres, tôt ou tard cela échouera. Même le sable est réduit en poussière avec le temps. Même les personnes les plus importantes de l’histoire sont oubliées. Pour comprendre les vraies possibilités de ce monde, il est nécessaire de trouver ce que nous pouvons atteindre dans ce monde de vraiment utile dans le Monde Réel.

Regardez attentivement les vies des personnes les plus célèbres, celles qui commandaient des armées, qui avaient du pouvoir sur les autres. Quel bénéfice ont-elles retiré de leurs grandes actions dans la mort? Même durant leur vie, toutes ces grandes actions n’étaient que des rêves creux. Nous ne sommes pas ici pour nous faire des louages ou faire ses preuves; ce qu’il y a de plus répugnant dans l’homme ordinaire c’est qu’il peut rapidement satisfaire sa chair.

La plupart des gens trouvent beaucoup d’excuses pour ne pas travailler sur soi. Ils sont entièrement emprisonnés par leurs faiblesses. Mais pour l’instant, nous ne parlons pas d’eux, mais de vous. Comprenez-moi bien, je n’ai pas besoin de disciples, je m’intéresse plus à trouver de bons organisateurs, les vrais guerriers du Nouveau Monde. Je comprends la faiblesse de l’organisation parce que pour l’instant il ne s’agit pas d’une organisation habituelle composée d’initiés.

Je vous rappelle une fois de plus d’apprendre à vivre chacune de vos heures avec un plus grand profit. Pour comprendre comment on devrait mourir, vous devez vous enraciner profondément dans la vie, et c’est seulement alors que vous pourrez mourir comme un être humain, non comme un chien. Cependant, il n’est pas donné à tout le monde de mourir. Vous pouvez devenir du fumier pour notre planète, mais cela n’est pas vraiment mourir. Mourir à jamais à ce monde est un honneur. Pour cet honneur, vous devez payer avec Travail Conscient et Souffrance Volontaire. C’est un droit que vous devez gagner.

Essayez d’imaginer de façon suffisamment claire la dernière heure de votre vie sur terre. Écrivez le script de cette dernière heure, comme si vous écriviez le script d’un film. Demandez-vous : « Est-ce ainsi que je souhaite quitter ma vie? ». Si vous n’êtes pas satisfait de la réponse, réécrivez le script jusqu’à ce que vous l’aimiez.

Voyez la vie comme une affaire. Le temps est l’argent de la vie. Lorsque vous êtes venu dans ce monde, une quantité définie d’argent vous a été donnée et vous ne pouvez pas la dépasser. Le temps est la seule monnaie que vous utilisez pour payer pour votre vie. Vous voyez maintenant que vous avez utilisé la majeure partie de manière stupide. Vous n’avez pas atteint le but principal de la vie : avoir du repos. Vous avez échoué comme homme d’affaires et comme utilisateur de la vie : vous vous êtes leurré. Toute votre vie vous avez pensé que tout vous est donné gratuitement, et maintenant tout à coup vous découvrez que ce n’est pas gratuit. Vous payez pour utiliser le temps, c’est pourquoi chaque instant de votre séjour ici coûte quelque chose.

Comment est-il possible, pour vous, de rembourser (récupérer) au moins certaines de ces pertes? Vérifiez si le déficit sur votre compte en banque est seulement temporaire ou si peut-être il est constant ? Avez-vous perdu ce temps ou pouvez-vous l’investir avec succès? Si vous avez dépensé tout votre argent en vacances, alors il n’y a rien d’autre à faire que d’être navré du passé.

Pendant de longues années, avez dépensé votre vie comme si vos parents vous avaient donné un compte en banque avec un crédit illimité. Mais la somme est désormais utilisée et vous voyez que vous êtes tout seul et qu’il n’y a personne sur qui compter. Il n’y a plus de temps sur votre compte en banque. Maintenant vous êtes forcé de gagner chaque heure de votre vie. Toute votre vie vous vous êtes comporté comme un enfant et avez dépensé le temps comme un nouveau couple en voyage de noces.

Notre ennemi principal, qui nous empêche de fournir les efforts nécessaires est le désespoir. Je sais, vous aurez beaucoup d’excuses pour ne pas vous préparer à la dernière heure de votre vie. L’habitude est une grande force, mais en commençant petit à petit, vous pouvez apprendre à en faire de plus en plus chaque fois.

Ne traînez pas toute la journée, forcez-vous à faire, au moins une heure par jour, un effort, autrement vous perdrez tout. Pensez à la répétition de votre dernière heure comme s’il s’agissait d’exercices de danse qu’il faut faire toute sa vie.

Je dédie quatre heures par jour à cet exercice, mais lorsque j’étais jeune, j’y passais deux fois plus de temps.

 


 

Ce texte a été traduit du russe par Alexandra Kharitonova, traduction libre en anglais par Reijo Oksanen, trouvé par Ilya Kotz & Avi Solomon du Jerusalem Nyland Group, et enfin traduit en français par Jsf pour NewsOfTomorrow.org. Corrections et ajustements par Zone-7. Emphases de Zone-7.

 

23 commentaires

  • Mata Hari Mata Hari

    Merci  » le Russe  » Спасибо «Русский» http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_heart.gif

  • Natacha Natacha

    C’est ça, apprenons à bien mourir … comme un bel exercice de danse. :)

  • jp31 jp31

    ça fais long-temps .. donc hors-sujet,dansons ..

    http://www.youtube.com/watch?v=0M7nETLOsKQ#t=307

    ,,

  • kalon kalon

    Moi, ma dernière heure, j’aimerai la passée avec le diable, rien que pour comprendre la raison de son existence !
    Et puis, j’irai retrouver le « bon Dieu » car avec celui là, j’ai plus que deux mots à lui dire à propos de son bricolage du 6éme jour !http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

  • rouletabille rouletabille

    La PREMIÈRE HEURE est PLUS PÉNIBLE que la MORT.
    Obliger de vivre un cauchemar dans l’appel de la VIE,hahahah,les hurlement de la mère et la claque sur les fesses hahahah,pour les JUIF c’est pire encore bien sur.
    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

  • yann

    Pour ma dernière heure ,j’aurai bien aimé savoir pourquoi le message de Gros a été supprimé ?
    A t’il manqué de respect a des personnes sur le site ou juste parce qu’il a donné son opinion , toujours aussi bizarroïde ?
    Quoi qu’il en soit, suffit de ne pas réagir a ces propos et l’ignorer .
    Il commence a y avoir de la censure http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif

    • voltigeur voltigeur

      Tu sais que VOUS avez la possibilité d’éditer ou de
      supprimer VOS commentaires??
      J’ai bloqué cette option pendant 3 jours et il n’y a eu
      que 14 messages supprimés par MOI.
      Là on en est à plus de 100 par jours, et ce n’est
      pas moi, ni Benji qui supprimons OK?
      Sinon je bloque encore tout et si vous mettez des conneries,
      ou voulez corriger, ce ne sera plus possible!
      Et avant de parler de censure! allez sur les merdias, au moins
      vous parlerez en connaissance de cause. ♠♠

      • Le Russe Le Russe

        Après avoir observé le phénomène « Gros » pendant quelques jours… passé la phase de rigolade, j’en suis venu à la conclusion qu’il fait un travail de « trollage » systématique et il me semble « conscient ».

        Je ne l’ai pas encore vu apporté un élément constructif.
        Ses interventions sont là pour « faire rebondir » ou « bondir »… Ca créé des ribambelles de « ping-pongs » sur les fils de commentaires, qui une fois que ces messages sont effacés, n’ont plus de sens et rendent les fils de commentaires incohérents.

        Bref, par ses messages, qu’ils restent ou qu’ils soient effacés, GROS « prend de la place » (cohérence avec son pseudo certes mais je trouve que ça devient limite).

        Pour l’heure me semble t’il, le mieux c’est de le mettre au régime, en l’ignorant tout simplement, ça fera moins de calories pour son nombril.

        Ps : La modération étant toujours là (comme ça a été rappelé dernièrement à cause des abus) pour faire ce qui lui semble opportun afin que les choses ne partent pas trop en cacahouète…

      • voltigeur voltigeur

        C’est vraiment pénible ce manque de réflexion.
        Je ne connais pas beaucoup d’endroits où la parole est
        aussi libre qu’ici. Alors parler de censure, quand
        c’est l’auteur lui même qui supprime ses coms’, je trouve ça
        plus qu’énervant.♥♥

      • Le Russe Le Russe

        Le propre d’un troll est de générer de « l’énervement », justement.

        Envoyer un pique, ça énerve.
        Effacer ses messages quand on a eu des échanges, ça énerve, ceux dont les réponses n’ont plus de sens.. et ça trouble ceux qui lisent.
        Générer de la victimisation, ça énerve, ceux que l’on fait passer pour « senseur/bourreau ».

        Bref, encore, une fois… j’ai pris le temps de « regarder » de plus prêt tout ce que « génère » cet intervenant…

        Ma conclusion est que c’est un troll conscient.
        Donc, je prend acte en ce qui me concerne, et ça m’est juste de le partager publiquement dans la mesure où la « communauté » des Moutons Enragés est « visée ».

        C’est un peu plus fin que certaines autres méthodes… mais au final, le résultat est le même.

      • voltigeur voltigeur

        J’ai la page de commentaires généraux sur tous
        les sujets, j’ai regarder en allant sur une page,
        et c’est vraiment incohérent, pour suivre le fil, il faut
        deviner.
        Alors la décision c’est imposée toute seule, les commentaires
        de Gros sont mis en attente, et s’ils ne présentent aucun intérêt,
        ils iront à la corbeille. ;) ♥♥

      • T’inquiètes !

        Il reviendra avec un nouveau Pseudo (comme à son habitude)

  • alexei

    Bonjour chers moutons,
    Ayant lu et étudié avec beaucoup d’assiduité l’enseignement de Gurdjieff, je tiens à vous appeler à la plus extrême prudence quant à son enseignement, car même si il recèle des « merveilles » comme la technique du « rappel de soi » (ou présence à soi-même) et l’exercice cité ici en est une déclinaison afin d’arriver à une « présence intégrale », mais son enseignement contient aussi un nombre incalculable de « balivernes » et de mensonges comme ses « lois de trois », « de sept » (ou d’octave) qui rythment la marche du monde et les opportunités d’évolution de son propre Moi ou encore sa mystérieuse « table des hydrogènes » qui est censée classifier le monde du plus dense au plus subtile, Dieu n’étant que matière subtile pour lui, donc quantifiable…

    D’ailleurs selon lui, nous n’avons pas d’âme mais pouvons nous en créer une, faute de quoi notre énergie après la mort serait mangée par la Lune, sans compté que le Soleil est pour lui plus froid que le pôle nord…, ou encore que la circoncision est le meilleur du judaïsme pour lutter contre l’onanisme…

    J’arrête là la liste des balivernes qu’il prenait un malin plaisir à enseigner disant lui même que la « vérité ne peut être enseignée que par le mensonge » à ses « rats de laboratoires ».

    L’enseignement de Gurdjieff est un habile mélange de vérité et de mensonge, à ce titre il est un authentique imposteur qui n’a pas inventé ça tout seul comme un grand, mais se situe dans la continuité spirituelle des gnostiques (une des première grande hérésie chrétienne), il n’est d’ailleurs pas anodin de signaler que Gurdjieff disait qu’il enseignait du « christianisme ésotérique ».

    Boris Mouravieff, qui n’était pas un de ses disciples mais ami d’Ouspensky (principal disciple de G.) remet lui-même en perspective son enseignement dans la tradition gnostique. (cf. Gnôsis)

    En deux mots le gnosticisme consiste à réinterpréter les textes bibliques en en inversant le sens selon le but souhaité, par exemple Dieu n’aurait pas crée le monde mais ce serait un de ses sous-fifres pas très compétant qui s’en serait chargé (le démiurge) ce qui aurait occasionné l’état d’imperfection actuel du monde (Le texte de la Pistis Sophia serait bien plus approprié pour les gnostiques que la Bible).

    Le Bien et le Mal est relatif car ce monde est mauvais alors tout serait permis afin de réintégrer un état de pureté spirituelle (…enfin matérielle, mais à un niveau subtile), que ce soit par la voie de la souffrance (comme la « souffrance volontaire » et les « sur-efforts » de Gurdjieff.) ou celle de la luxure, les moyens importent peu, seul le BUT recherché compte.
    Enfin il est à noter que le gnosticisme se définit et existe uniquement en réaction au christianisme, et puise sa base idéologique dans la doctrine d’Origène qui disait que tout est matière (atomisme).

    Je citerai un simple exemple dans le texte cité dans l’article, Gurdjieff parlant du jugement dernier dit : « Nous ne devons pas échouer au plus important examen, dans lequel le juge le plus sévère est soi-même. » si c’était du christianisme, même ésotérique, c’est faux puisque selon Saint Jean « Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans les livres ».

    Cela s’explique par le fait que Gurdjieff rapporte tout à « soi-même », même la technique du rappel de soi qu’il dit correspondre à l’injonction du Christ « Veillez ! » est en fait une inversion des valeurs chrétiennes, puisque la veille chrétienne spirituelle se retrouve dans l’oraison mentale et la prière continuelle envers Dieu (par exemple la prière hésychaste chez les Orthodoxes).

    Pour Gurdjieff il s’agit de se construire un Moi permanent et unique. Un de ses livres porte le titre « la vie n’est réelle que lorsque JE suis » alors que dans le christianisme il s’agit de « dissoudre » son Moi en Christ : « il faut qu’il croisse [le Christ] et que JE diminue » (dixit Saint Jean Baptiste).

    À ce titre Gurdjieff n’a rien de chrétien et son ésotérisme est un syncrétisme de tout ce qui pouvait lui être utile pour atteindre SON but qu’il s’est d’ailleurs bien gardé de dire à qui que ce soit.

    Historiquement, il a été influencé et s’est développé à partir de la Théosophie qui a, quant à elle, bien divulgué son but : « Notre objectif n’est pas de restaurer l’hindouisme mais d’éradiquer le Christianisme de la surface de la Terre » (dixit Annie Bessant).

    Enfin et je terminerai là dessus, le meilleur moyen de jauger un Maître spirituel (à défaut de juger) est de regarder ses œuvres, et en lisant comment il a vécu, ce n’est pas bien beau à voir ! Abus sexuels, suicides de disciples, et envoies en asiles psychiatriques font parti des quelques « friandises » qu’on découvre à son sujet.

    Il a aussi engendré un bon nombre de gourous psychopathes contemporains comme Ichazo, Osho, Linbu, Mahesh Yogi, et même le fondateur de la Scientologie est passé par un groupe Gurdjieff :

    « Comprenez-moi bien, je n’ai pas besoin de disciples, je m’intéresse plus à trouver de bons organisateurs, les vrais guerriers du Nouveau Monde ».

    Le meilleur témoignage sur le personnage reste encore le livre de Louis Pauwels : M. Gurdjieff.

     » Je pense que ceux qui ont eu, comme moi, la chance d’échapper à Gurdjieff et assez de sérieux pour dresser un vrai bilan de leur séjour chez lui, se considèrent, à juste titre, comme à jamais endommagés mais aussi initiés aux faiblesses et aux pouvoirs essentiels de la nature humaine.
    C’est donc une condamnation contre-balancée par une certaine reconnaissance très ambiguë. mais la mise en garde est sans équivoque :
     » Je dis que, pour certains écrivains [Pauwels était journaliste et écrivain, fondateur du Figaro Magazine], l’expérience Gurdjieff, qui est la grande tentation, a ouvert et risque d’ouvrir encore, les chemins de la maladie, du lit d’hôpital et du cimetière.  »
    Louis Pauwels 1952.

    Bien à vous,
    Alexei

  • Bonom

    J’appellerai tous ceux que j’aime pour leur dire que je les aime http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_heart.gif, qu’ils soient tristes pour eux mais heureux pour moi, car je serai déjà convaincu que dans une heure une il n’y aura aucun néant et que la bonté et la générosité ne sont pas synonyme de lâcheté http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_smile.gif.
    Mes enfants sauront qui prendra quoi parmi le peu de richesse matériel que je leur laisserai, hormis la terre qui appartiendra à leur(s) enfant(s) dès mon départ http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif.

    Tout est lié dans cette vie où il y’a toujours un retour à tout…