Trucs et conseils : comment survivre en forêt

En cas d’aggravation de la crise mondiale, en cas d’événement majeur, en cas de problème divers et varié, les populations ayant faim et étant capables d’un minimum de débrouillardise vont devoir trouver de quoi vivre ou survivre là où se trouvent les ressources. Bien sur, si l’expérience de manger du rat a déjà été tentée avec succès, peu vont se résoudre de descendre dans les égouts pour tenter d’avoir leur ration de viande. Reste les bois et forêts, de vastes zones dans lesquelles ont peu trouver plantes, aliments, viande, mais également des zones dans lesquelles ont peu facilement se perdre!

Quelques conseils pour ne pas finir en engrais pour les arbres sont donc toujours utiles, avis aux amateurs…

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Personne n’est à l’abri d’un problème ou d’un accident et n’importe qui peut se retrouver en difficulté, loin des secours. Heureusement, voici de quoi faire de vous un parfait homme des bois.

Retrouver sa direction sans boussole

Trois méthodes efficaces pour retrouver sa direction sans boussole :

1. Le soleil
Le soleil se lève à l’est, pointe vers le sud quand il est à son zénith et se couche à l’ouest. En matinée, si vous vous dirigez vers le soleil, votre direction sera l’est et votre ombre pointera à l’ouest. Inversement dans l’après-midi. Si vous avez une montre analogique, les aiguilles pourront aussi vous aider à trouver les points cardinaux. Tenez la montre bien à plat, en pointant la petite aiguille vers le Soleil. Le sud se situe à mi-chemin entre cette aiguille et le chiffre 12 du cadran.

2. L’étoile Polaire
Dans l’hémisphère nord, cet astre pointe toujours vers le nord. Pour le trouver dans le ciel, il faut repérer la Grande Ourse et la Petite Ourse, deux constellations en forme de casserole. L’étoile Polaire se trouve au bout de la poignée de la casserole de la Petite Ourse.

3. La lune
Si le croissant de lune se lève avant le coucher du soleil, son côté lumineux fait face à l’ouest. Si elle apparaît après minuit, le côté lumineux fait face à l’est. Également bon à savoir : la pleine lune est au sud à minuit et au nord à midi, inversement pour la nouvelle lune (non éclairée).

Attention : l’astuce selon laquelle la mousse des arbres pousserait uniquement du côté nord ne se vérifie pas toujours, car elle peut pousser tout autour, pour plusieurs variétés d’arbres.

Calculer le temps avant le coucher du soleil

Perdu dans la nature, il est parfois plus prudent de ne pas se lancer à corps perdu dans une longue marche vers la civilisation tandis que la nuit s’apprête à tomber. Une méthode simple existe pour calculer le temps qu’il reste avant la nuit : placez vos deux mains, à l’exception des pouces, entre la ligne d’horizon et le soleil. Il suffit alors de compter combien de doigts les sépare. Une main correspond à une heure, un doigt à 15 minutes. Si vous avez moins de deux heures avant le coucher du soleil, il est temps de commencer à construire un abri pour la nuit…

Un abri de survie pour la nuit

Le choix du terrain est important : plat, avec peu ou pas de racines (pensez à votre dos!) en hauteur et bien drainé pour éviter l’accumulation d’eau s’il pleut. De même, bien que rassurant, s’installer tout près d’un cours d’eau peut s’avérer dangereux en cas de crues subites. La construction de l’abri de survie dépend en grande partie de l’énergie et du temps dont vous disposez, mais il est facilement possible de se bâtir un nid (relativement) douillet pour une nuit. Utilisez tous les éléments naturels que vous pourrez trouver, ils serviront de matériaux de construction à votre « gîte » sauvage : arbres coupés, branches, feuillages… Les branches de conifères seront parfaites pour constituer un matelas isolant assez épais. L’orientation de l’abri est aussi importante : pour éviter les courants d’air, l’entrée doit se situer à l’opposé des vents dominants. Si vous n’avez pas de sac de couchage, empilez les feuilles, les aiguilles de pin, et de la mousse pour piéger la chaleur de votre corps. Dans des régions plus escarpées, les rochers en surplomb feront de bons abris sans le moindre effort. Fuyez les grottes : elles peuvent être habitées par des animaux. Elles sont aussi mal ventilées et le risque d’intoxication au monoxyde de carbone produit par le feu y est élevé. L’hiver, dans les forêts enneigées, votre salut pour la nuit viendra en creusant un trou jusqu’au sol sous les branches des conifères, puis en recouvrant de branches le fond, la paroi enneigée et le toit.

Faire une corde en fibres végétales

Outil précieux pour la construction de son abri. La méthode la plus commune pour fabriquer une corde végétale est de tresser les fibres ensemble, de la même façon que pour les cheveux. Cela en fait une corde robuste. D’autres techniques existent et rendent la corde plus souple, mais elles nécessitent une certaine dextérité et quelques compétences dans le maniement des cordes. Mais quels végétaux choisir? Il existe des centaines de plantes dont les fibres peuvent être utilisées. Chaque région de l’Amérique du Nord a ses espèces spécifiques historiquement utilisées par les cultures indigènes. Toutefois, quelques végétaux sont abondants comme l’écorce de cèdre, l’écorce de tilleul, l’apocyn (plus connu sous le nom de « gobe-mouche ») ou encore le yucca. Plus généralement, les meilleures sources de fibres naturelles sont des plantes mortes. Enfin, moins naturelle, mais tout aussi efficace, la solution des sacs en plastique, malheureusement présent partout sur le globe, qui une fois déchiquetés en long dans le sens du polymère pourront constituer une excellente corde.

Allumez un feu

Pendant des milliers d’années, l’homme a fait un feu en se passant de briquets, de bouteilles de gaz ou autres outils modernes, simplement en frottant deux bâtons ensemble. Mais c’est une méthode difficile. D’autres techniques sont moins coûteuses en énergie. La meilleure consiste à enflammer un combustible grâce au frottement entre une pierre très dure et la lame d’un couteau. L’herbe sèche, l’écorce de bouleau, l’amadou sur l’écorce des conifères sont d’excellents combustibles pour faire démarrer le feu. En frappant la pierre, des étincelles jaillissent et embrassent les brindilles. Quand le feu commence à couver, attisez-le en soufflant, puis ajouter petit à petit le combustible.

Une autre technique, celle de l’arc à roulement, consiste à utiliser un lacet de chaussure, une corde ou une lanière que l’on fixe à une branche courbée, puis à enrouler autour d’elle une tige de bois mou et sec et la faire pivoter sur une planche de bois dure et sèche. Le résultat obtenu est une fine poudre noire inflammable.

Une fois allumé, le feu ne vous attendra pas, il faut l’alimenter. Pensez à vous faire une réserve substantielle de bois sec avant de commencer. Dès que le feu flambe convenablement, vous pouvez le fournir avec de plus gros combustibles, de grosses bûches ou de gros rondins.

Survivre à un incendie de forêt

C’est là tout le paradoxe du feu qui est à la fois une source de chaleur, de réconfort, mais aussi un danger éminemment grave, spécialement en forêt. Si vous allumez un feu, ne le laissez jamais sans surveillance. Ayez toujours un moyen pour l’éteindre, comme de l’eau ou du sable. Si un incendie se déclare à proximité, n’essayez même pas de fuir dans le sens contraire, car vous ne pourrez jamais le distancer. Enroulez un linge humidifié autour de votre visage et protégez votre campement en brûlant une cinquantaine de mètres carrés de broussailles pour créer une zone de sécurité. Si vous vous sentez d’humeur aventureuse et les nerfs suffisamment solides, vous pouvez tenter de passer au-dessus du mur de flammes, mais uniquement s’il ne dépasse pas quatre pieds de haut. Dans le cas contraire, allongez-vous face contre terre en couvrant votre corps d’un tissu humide, si possible non synthétique.

Purifier l’eau souillée

C’est un élément décisif de la survie. Trouver de l’eau doit l’être la préoccupation majeure de celui ou celle qui veut survivre en milieu hostile. Au Québec, trouver de l’eau ne pose pas (trop) de problèmes, mais avoir accès à une eau pure peut quand même s’avérer problématique et causer vomissements et diarrhées. L’une des meilleures façons de purifier de l’eau est de la faire bouillir. Une autre manière consiste à fabriquer un filtre au charbon. Le charbon est un excellent agent filtrant, facile à fabriquer, même s’il n’est pas efficace à 100 %. Dans un récipient à entonnoir, placez couche après couche un morceau de tissu comme filtre, du charbon pilé, du sable, du gravier et de la grosse roche. Cumulez ces deux méthodes pour avoir une eau totalement potable.

Cueillir des fruits comestibles

Si vous êtes en manque de nourriture, la cueillette est une solution pour vous alimenter et reprendre des forces. Mais comment savoir ce qui est comestible? Une méthode longue et prudente consiste d’abord à passer la chair ou la sève sur sa peau. Si, au bout de quelques minutes, aucune réaction ne se fait sentir, alors vous pouvez passer la chair sur vos lèvres. Si vous ne sentez toujours rien, croquez-en une petite partie sans l’avaler et gardez-le en bouche quelques minutes. Mâchez-le longuement avant de l’ingérer pour de bon. À chaque étape, assurez-vous qu’aucun symptôme n’apparaisse, comme des démangeaisons ou des éruptions cutanées. Cette méthode n’est toutefois pas infaillible…

Se protéger de la foudre

Tous les ans, la foudre fait dix victimes au Canada et blesse 100 à 150 personnes, selon les chiffres d’Environnement Canada. La première des choses à faire lors d’un orage est de déterminer la distance où la foudre a frappé. Vous êtes dans la zone de danger si l’intervalle de temps entre l’éclair et le coup de tonnerre ne dépasse pas six secondes. Il est essentiel de savoir quoi faire et ne pas faire en cas d’orage géographiquement dangereux.

> À faire : si vous êtes en terrain découvert, adoptez «  la position de la foudre »; accroupi, penché vers l’avant et les mains sur les genoux, idéalement sur une matière isolante (ciré, plastique…). Si vous êtes en forêt, évitez de toucher les troncs. Si vous êtes dans une embarcation, accroupissez-vous au maximum dans le fond de l’embarcation, puis tentez de rejoindre la rive. Une récente étude de la National Outdoor Leadership School (NOLS) a montré que les terrains vallonnés sont les plus sécuritaires pour faire face à un orage. Recherchez un abri dans une vallée, un fossé ou un creux. Prenez toutefois garde aux inondations et crues soudaines.

> À ne pas faire : évitez les terrains surélevés. Ne vous abritez pas sous un arbre, car si un éclair frappe l’arbre, l’électricité peut se déplacer jusqu’au sol et provoquer un puissant choc. Ne vous étendez pas par terre, ne vous réfugiez pas dans votre tente ou dans une construction de petites dimensions. Débarrassez-vous (temporairement) de vos objets métalliques et de vos appareils électroniques. Ils n’attirent pas la foudre, mais aggravent ses dommages en causant des brûlures.

En cas de jambe déboitée ou cassée

La seule et unique solution pour poursuivre son périple avec un genou douloureux, c’est de se fabriquer une attelle de marche. Roulez en deux tubes votre matelas de sol, puis placez votre genou entre ces tubes en couvrant uniquement l’arrière de la jambe. Placez un objet rigide derrière le genou pour maintenir la jambe légèrement fléchie. Attachez solidement le tout avec une ou plusieurs sangles pour maintenir correctement l’attelle.

Lutter contre l’hypothermie

Généralement, la première idée qui nous vient à l’esprit lorsque l’on est trempé, c’est d’allumer un feu. Une méthode qui permet de se sécher efficacement, mais est contre-productive pour affronter l’hypothermie. Démarrer un feu demande de nombreux efforts et prend souvent du temps. Dès que vous sortez de l’eau, l’objectif est d’éviter au maximum la perte de chaleur. Ainsi, changez-vous immédiatement avec des vêtements secs, ou si vous ne pouvez pas, enlevez au maximum l’eau de vos vêtements en les essorant. Faites quelques exercices légers, buvez une boisson chaude et sucrée pour stimuler votre métabolisme et ajouter des calories. Si l’hypothermie est plus sévère, enroulez-vous dans une bâche et dans un sac de couchage, pour augmenter rapidement votre température corporelle.

Source: Espaces.ca

 

30 commentaires

  • samlours94

    Et tous finir chez le gourou Soral ….

  • PhildeFer

    Mouai… pourquoi ne pas recommander tant que vous y êtes, de se procurer cet ouvrage de survie indispensable: le manuel du castor junior?… ^^
    Merci cher Ben J san Giorgio… ;-)
    Plus sérieusement, ce qui nous attend, c’est le mode de vie à la grecque… mais sans le sirtaki… quoique..
    Si il y en a qui veulent se préparer..:
    http://youtu.be/a6K7OC-IKnA

  • tjrsaucourant

    Vous pouvez lire Walden ou la vie dans les bois, c’est exactement ça.

  • Eaglefeather Eaglefeather

    Pour l’orientation par ciel couvert(pas de soleil, de lune ou d’étoile polaire), la mousse sur les arbres, elle est un indicateur fiable, elle se retrouve toujours sur la face nord de l’arbre.

    • Eaglefeather Eaglefeather

      La bonne connaissance des plantes comestibles (feuilles, fruits, écorce, racines/rhizomes), de plus que celles toxiques ou mortelles peut vous sauver la vie.

    • Eaglefeather Eaglefeather

      Pour se protéger les pieds de l’humidité ou du froid, enveloppez-les de feuilles mortes et sèches, ou d’herbes sèches. Si se que vous avez trouvé n’est pas sec, deux techniques s’offrent à vous, la suspension à l’abri de la pluie, ou chauffer dans un récipient à 20 cm du feu. Pour celui-ci entourez-le toujours de grosses pierres et prévoir de l’eau au cas où ! Pour ne pas être identifié de loin ne mettez jamais de feuilles, de bois humides ou de la mousses (fumigènes par excellence) !

      Pour la fabrication d’un bon arc, utilisez un câble de frein de vélo (utile aussi pour les pièges, une fois débridés). Pensez à utiliser du noisetier et cranté les extrémités vers l’extérieur. Pour les flèches aussi le noisetier, brûlez la pointe (résistance ++), pour l’empennage, fendre en 4 le cul et y insérer plumes ou écorce (aplaties et séchées).

      De la corde reste toujours indispensable, prévoyez une ceinture en tressage king Cobra, ex. pour un tour de taille de 80cm en Cobra = 20m et en King Cobra = +/- 45m, facile à faire soi-même, il y a des tuto et pour la France je recommande PARACORDE France, vous y trouverez votre bonheur, Décathlon est un revendeur.

    • Eaglefeather Eaglefeather

      Petit tableau perso avec de la paracorde : Modèle Cobra et King Cobra

      20cm > 2.5m Bracelet
      20cm > 4.5m Bracelet
      40cm > 5m Bandoulière
      40cm > 12m Bandoulière
      60cm > 10m Bandoulière longue
      60cm > 23m Bandoulière longue
      80cm > 20m Ceinture
      80cm > 45m Ceinture

      • Confiture de Fmurr Confiture de Fmurr

        Bonjour,Eaglefeather

        Hors mis ce que tu explique, est-ce que la corde Cobra a un autre intérêt ?

        Merci!

      • Eaglefeather Eaglefeather

        Il ne s’agit pas de la corde « Cobra » ou « King Cobra », mais du type tressage, d’autre part, l’avantage de ce dernier réside dans le fait de disposer d’un métrage utile considérable de corde en un minimum de place. Quant à l’emploi, il s’agit d’une corde résistante en nylon tressé autour de 7 autres brins torsadés et tressés, pour le 550, ce qui offre une résistance à la rupture +/- 250 kg.

        Il en existe plusieurs types suivant l’usage ainsi que la charge maximale envisagée :
        Paracord 100 Type I
        Paracord 275
        Paracord 400 Type II
        Paracord 550 Type III
        – 550 Unie
        – 550 Multicolore
        – 550 Réflective
        – 550 Phosphorescente
        – 550 MIL-C-5040H
        Paracord 650
        Paracord 750 Type IV
        Les différents types de tressage permettent d’offrir des rangements et protection pour divers outils ou ustensiles nécessaires en survivalisme, à voir soi-même !!

      • Confiture de Fmurr Confiture de Fmurr

        D’accord,merci, je note les types et je vais voir ça de prés!

        http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

      • Eaglefeather Eaglefeather

        http://www.franceparacord.com/franceparacord

        http://www.fusionknots.com/graphics/gallery/knots/index.html
        Ce dernier site offre plusieurs nœuds dont un lien vers un tutoriel est parfois disponible sous la photo

  • Grand marabout Grand marabout

    dans les bois…
    on pourrait vite se sentir moins seul aussi..pour la cueillette

    • Confiture de Fmurr Confiture de Fmurr

      C’est certain, mais ça dépend ou aussi!

      C’est sur que les bois autour des grandes villes ,ça risque de poser des problèmes de surpopulation.
      http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

  • ConscienceU12 ConscienceU12

    Moi je dis le mieux encore c’est de faire copain copain avec un ours http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif …ben oui vu qu’il est omnivore, ça peut être très utile pour apprendre de lui toutes les techniques de survie en forêt ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif

  • GROS

    Faurait faire lire ça aux clodos du Bois de Vincennes : sûr que ca les ferait marrer de voir comment les bobos des villes envisagent de les imiter…

  • Coup de torchon, OST, end title, Philippe Sarde, « je suis mort il y a si longtemps »

    http://www.youtube.com/watch?v=DwI3GWXq068

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

  • engel

    « L’imbécile rit, le sage envisage ».