Ukraine: la mise en esclavage se confirme grâce au FMI

Après avoir permis et appuyé un « renversement du pouvoir » dans le pays pour que celui-ci puisse rejoindre l’Union Européenne, les Etats-Unis peuvent confirmer le scénario qui est réservé à l’Ukraine: la mise en esclavage notamment. Car bien évidement, cela n’est pas là le seul but de nos chers amis américains, dans le même temps, ils peuvent renforcer leurs positions géostratégiques sur la planète via les bases de l’OTAN qui maintenant cernent la Russie et la Chine. Reste la Turquie qui pour le moment ne souhaite plus rejoindre l’UE alors que les États-Unis ont justement fait du lobbying dans ce sens.

Et donc, la mise en esclavage passe également par la finance, le FMI accepte de débloquer 16 milliards d’euros à condition qu’un plan d’austérité soit mis en place, une nouvelle fois, le scénario grec qui se répète puisque les seules véritables victimes restent les citoyens du pays.

Le Fonds monétaire international a approuvé mercredi un plan d’aide de 17 milliards de dollars sur deux ans en faveur de l’Ukraine, menacée de banqueroute et fragilisée par une insurrection pro-russe dans l’est du pays.

Le feu vert du conseil d’administration du FMI, qui représente ses 188 Etats-membres, permet le déblocage immédiat d’un premier prêt de 3,2 milliards de dollars à Kiev qui doit régler une facture de gaz de plusieurs milliards de dollars à son voisin russe.

L’accord du FMI, qui envisageait jusqu’ici un plan d’aide compris entre 14 et 18 milliards, devrait ouvrir la voie à d’autres donateurs (Union européenne, Banque mondiale…) afin de parvenir à un plan de sauvetage global de 27 milliards de dollars.

Les prochains prêts de l’institution ne seront toutefois débloqués que par étapes et à la condition que Kiev applique un programme d’économies drastique.

Les autorités intérimaires à Kiev, qui avaient appelé l’institution à l’aide début mars, ont déjà donné des gages de bonne volonté en annonçant une baisse des subventions énergétiques –qui se traduira par une hausse de 50% des prix du gaz–, une mesure réclamée de longue date par le Fonds.

La tâche s’annonce toutefois ardue pour l’Ukraine dont l’économie devrait se contracter de 5% cette année, selon les projections du Fonds alors qu’une récession d’environ 4% était jusque-là attendue. La croissance devrait repartir (+2%) dès 2015, selon l’institution.

Ardemment soutenue par les Occidentaux, l’aide du FMI doit permettre à Kiev de faire face à ses obligations financières, notamment vis-à-vis de son voisin russe. Gazprom réclame 2,2 milliards de dollars pour ses livraisons récentes de gaz tandis que Moscou exige 11,4 milliards d’arriérés au titre des réductions de prix accordées à l’Ukraine ces dernières années — un montant contesté par Kiev.

Article complet sur Romandie

Et pour compléter cet article, un petit rajout intéressant qui confirme certains faits énoncés dans l’introduction. L’article date de 2007, mais l’idée de l’article en elle-même n’est pourtant pas très éloignée de l’actualité du moment…

Le contrôle des activités humaines, économiques, sociales et politiques mondiales est assuré de plus en plus par les États-Unis d’Amérique (USA) dont la volonté de domination s’exprime dans une stratégie d’interventions directes et indirectes continues pour orienter la conduite des affaires mondiales en fonction de leurs propres intérêts. Le Rapport Global 2000 publié en 1980 présentait l’état du monde en faisant état des menaces qui pourraient peser sur ces intérêts. 20 ans plus tard, les Étatsuniens, pour justifier, dans le contexte de leur propre sécurité, leurs interventions sous toutes les latitudes, montent la plus grande supercherie que l’on puisse imaginer, «une guerre mondiale contre le terrorisme» ou, en d’autres mots, une guerre contre ceux ou celles qui osent ne pas vouloir être ou devenir leurs esclaves.

Les quatre éléments majeurs de la stratégie de conquête et de domination du monde par les Étatsuniens sont le contrôle de l’économie mondiale et des marchés financiers, la main mise sur toutes les ressources naturelles (matières premières et ressources énergétiques) névralgiques pour la croissance de leurs avoirs et de leur pouvoir par le biais des activités des corporations multinationales, la mise en tutelle des 191 gouvernements  membres de l’Organisation des Nations Unies et, enfin, la conquête, l’occupation et la surveillance de ces éléments grâce à un réseau de bases ou d’installations militaires qui couvrent l’ensemble de la Planète (continents, océans et espace extra-atmosphérique). Il s’agit d’un Empire dont il est bien difficile d’en déterminer la juste ampleur.

Il est cependant possible d’en décrire la configuration générale à partir des informations rendues publiques dans les rapports annuels présentés devant le Congrès étatsunien sur les dépenses militaires nationales et le réseau des bases militaires situées à l’étranger et aussi dans une série d’analyses de la configuration de cet ensemble dans plusieurs régions du monde.

Cet article a pour objectif de présenter un bref aperçu du réseau mondial des bases militaires possédées ou contrôlées par les Étatsuniens, les effectifs, les traits de la répartition spatiale de ces installations, les coûts annuels de leur déploiement, les éléments qu’elles surveillent et les projets actuels d’expansion de ce réseau. Nous examinerons, dans une seconde partie, le mouvement mondial de résistance populaire à ces projets. Nous analyserons, dans un autre article, les réseaux d’autres puissances nucléaires tels que ceux du Royaume Uni, de la France et de la Russie.

Source et article complet sur Mondialisation.ca

 

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