L’histoire d’une famille isolée qui n’a pas connu la Seconde Guerre mondiale

Hé oui, c’est encore possible à l’heure actuelle, et pas au fin fond d’une jungle perdue mais en Russie!

En 1936, la famille Lykov fuit la persécution religieuse russe. Elle décide de s’installer dans la taïga de Sibérie, isolée du monde. Découverte par hasard en 1978, cette famille n’a pas connu la Seconde Guerre mondiale, ne savait pas que l’homme avait marché sur la Lune et ignorait tout des satellites.

La revue Smithsonian a raconté cette histoire incroyable il y a quelques jours. Membre d’une secte orthodoxe persécutée par le régime tsariste et, plus tard, par les Bolcheviks, Karp Lykov s’était réfugié dans la forêt avec sa femme et ses deux enfants. Dans une toute petite cabane qui ne comptait qu’une seule fenêtre. C’était en 1936.

Quelques années plus tard, deux autres enfants naîtront dans ces conditions hostiles. Ils n’avaient donc jamais vu d’êtres humains extérieurs à la famille avant la découverte des géologues.


« Des ours et des loups affamés »
« Des étendues infinies de pins désordonnés et de forêts de bouleaux, parsemées d’ours assoupis et de loups affamés, des montagnes abruptes, des rivières qui se déversent en torrents dans les vallées, une centaine de milliers de tourbières… » Voilà la description des lieux, relayée par Slate, pour situer le contexte extrême dans lequel vivait la famille.

Pour survivre, les Lykov se nourrissaient grâce à la culture de graines plantées ou en cueillant ce qu’ils pouvaient cueillir. Ce n’est qu’à la fin des années 50 qu’ils ont commencé à chasser, à mains nues.

En 1961, la femme de Karp Lykov est morte de faim, tandis que trois des quatre enfants sont décédés à quelques mois d’intervalle en 1981. Deux souffraient d’insuffisance rénale, le troisième était atteint d’une pneumonie.

Personne à 240 km
La découverte de cette famille s’est faite par hasard. Une équipe de géologues était à la recherche de minerai dans la région et est tombée, depuis son hélicoptère, sur ce qui ressemblait à une maison avec un jardin. A 240 km du premier endroit habité connu de la région. Ils ont donc entrepris une exploration des lieux, où ils sont tombés sur un vieil homme barbu.

Aux dernières nouvelles, Agafia, la seule survivante âgée aujourd’hui de 71 ans, vit toujours dans la forêt sibérienne, mais dans une maison offrant de meilleures conditions de vie.

Source: 7sur7.be

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