Des profanations de lieux de culte en forte progression depuis 2008

L’espoir pourrait nous faire penser que même si un krach financier total survient, nous pourrons surmonter l’épreuve et nous entraider tous! Malheureusement, l’humain est souvent idiot et la profanation des lieux de culte montrent bien que les différences vont amener à des réactions virulentes. Maintenant, contrairement à certaines idées reçues, ce ne sont pas les minorités qui sont les plus visées…

Profanation du cimetière militaire de Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais) en 2008

Le nombre de profanation de lieux de culte et de cimetières est passé de 304 en 2008 à 621 en 2010. Fin octobre 2011, 509 affaires de ce type ont déjà été enregistrées. Ce constat est publié, mardi 29 novembre, par le groupe d’études sur la politique de prévention et de lutte contre les profanations des lieux de culte et des cimetières, présidé par le député Claude Bodin (UMP, Val-d’Oise).

Les faits concernent majoritairement des lieux chrétiens (308 églises et 214 cimetières en 2010, des chiffres en augmentation de 33 % par rapport à 2009) puis les lieux musulmans (50 mosquées et 7 cimetières, +216%) et les lieux juifs (30 synagogues et 12 cimetières, -36% après une hausse spectaculaire entre 2008 et 2009). Les chiffres pour 2011 font état de 434 actes de dégradation dans les sites chrétiens, 41 sur les sites musulmans et 34 sur les sites juifs.

Cette augmentation tient à la fois à une sensibilisation des cultes concernés, plus enclins à porter plainte, et à une hausse réelle des faits, estime M. Bodin. En outre, les actes relèvent davantage de destruction, de vandalisme et de vol d’objets ou de mobiliers (notamment dans les églises) que de profanation au sens strict.

Comme l’avaient déjà relevé des études précédentes, les passages à l’acte se produisent souvent en groupe, après une consommation excessive d’alcool, par désœuvrement, ou sont l’œuvre de personnes souffrant de troubles psychiatriques. En 2010, parmi les 53 personnes interpellées, on comptait 37 mineurs. Les motivations idéologiques sont marginales et, lorsque les auteurs expliquent leurs actes, ils mettent davantage en avant des influences néo-nazies (notamment pour les profanations de sites musulmans et juifs) que satanistes (pour les lieux chrétiens). Les régions les plus touchées sont le Nord-Pas de Calais, la Picardie, la Lorraine, l’Ile-de-France, Rhône-Alpes et l’Aquitaine.

Pour prévenir la « banalisation » de « ce fléau », le rapport propose d’inclure dans les cours d’instruction civique un module abordant la thématique du respect dû aux morts, de même que la généralisation des systèmes de vidéosurveillance. Les députés estiment en revanche que l’arsenal juridique existant pour punir ce type de délits est suffisant.

Source: lemonde.fr

3 commentaires

  • chafy

    quant on a plus de respect pour les vivants dans cette société, comment les morts pourront mériter le respect ? 
    Punir ne sert à rien, mais par l’instruction les mentalités changeront, pas de suite mais avec le temps oui.

  • delphine

    ceux qui vont troubler le repos des morts prouvent juste leur sottise abyssale, et leur incapacité à s’occuper des problèmes des vivants, tout en créant des problèmes supplémentaires. :-X
     

  • mémé

    C’est des petits cons qui se croient très malins.
    Je doute qu’il y ait souvent des motivations idéologique derrière ces actes!