Appel pour la réhabilitation du métier d’herboriste..

Ne laissons pas Big Pharma s’approprier le vivant, la nature appartient à tous, ce qu’elle nous offre ne doit pas être discrédité, parce que ça n’entre pas dans les « normes » des laboratoires. Les vertus des « simples » ne sont plus à prouver.

Image/http://www.lawek.com

Appel de Thierry Thevenin, porte parole du syndicat des simples

Je souscris tout à fait à cet appel, je suis bien-sûr militant pour l’utilisation des plantes médicinales de façon la plus cohérente et professionnelle possible, il faudrait que la législation s’adapte à la particularité des utilisateurs des plantes…

Christophe

LETTRE OUVERTE AUX PARLEMENTAIRES POUR UNE REHABILITATION VERITABLE DU METIER D’HERBORISTE

Objet : objections au projet de loi de M. Jean-Luc FICHET, visant à créer un diplôme et organiser la profession d’herboriste

Acteurs privés ou institutionnels, consommateurs, associations de la société civile, amateurs ou professionnels de santé, nous œuvrons, parfois depuis de nombreuses années déjà, pour la réhabilitation des usages et savoirs populaires autour des plantes médicinales et du métier d’herboriste.

Aussi avons-nous étudié avec beaucoup d’attention la proposition de loi déposée au Sénat le 12 juillet 2011 par M. Jean-Luc Fichet, visant à recréer un diplôme d’herboriste et organiser la future profession.

Si nous croyons nécessaire la réhabilitation de la profession d’herboriste d’après les motifs exposés en préambule, nous sommes en désaccord sur deux points :

1- la création d’un nouveau monopole qui accorderait aux seuls futurs herboristes diplômés et producteurs le droit de commercialiser les espèces libérées par le décret 841-2008 ; avec toutefois une exception accordée aux producteurs d’après ce que M. Fichet a annoncé lors d’une réunion de concertation le 19 octobre dernier au Sénat.

Concernant ce premier point, nous considérons que le cœur du métier d’herboriste n’est pas tant le droit exclusif de vendre telle ou telle espèce, que d’apporter au public l’éthique, le conseil qu’il attend en matière d’utilisation de plantes médicinales.

L’histoire a démontré que la logique de monopole en matière de santé n’a jamais été une garantie de fiabilité ou de sécurité pour l’usager, ni n’a permis d’éviter les dérives ou les dysfonctionnements ; l’actualité médicale nous en apporte indéniablement l’enseignement.

Nous pensons que les 148 espèces du décret 841-2008 peuvent rester en vente libre tel que l’a souhaité le législateur, tandis qu’une liste spécifique à l’herboriste, bien plus complète devra être établie par un décret du Ministère de la santé.

2- la tutelle de l’AFSSAPS qui aurait pour rôle de veiller aux bonnes pratiques de cette profession et de la contrôler.

Concernant ce deuxième point, nous considérons que cette agence ne représente pas la réponse adéquate pour mener à bien cette mission.

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Par le présent appel, nous demandons aux législateurs de donner à l’herboriste les moyens d’exercer pleinement et en toute indépendance son métier, à savoir être en mesure de :

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Image/lemarchedelherboriste.fr

Ces préalables étant posés, l’herboriste pourra ainsi devenir le partenaire privilégié du médecin phytothérapeute en exécutant ses ordonnances et en sachant détecter d’éventuelles anomalies.

Il doit être capable de mettre en garde ses clients vis à vis des limites de l’automédication il les encourage si nécessaire à consulter un médecin, car il n’établit jamais de diagnostic.

Il a un rôle d’éducation et de prévention à l’hygiène de vie en matière de consommation de plantes médicinales.

L’herboriste contribue aussi à la phytovigilance en faisant remonter au niveau de la profession, les cas éventuels d’intolérance, d’allergies et tous problèmes particuliers relatif à l’usage d’une plante.

Pour exercer toutes ses missions, l’herboriste a besoin d’une formation de qualité au conseil en matière d’usage des plantes médicinales, formation indépendante des pressions économiques, bénéficiant de l’absence de conflits d’intérêts avec les industriels de la filière.

Depuis 70 ans aucun diplôme d’Herboriste n’a été délivré. S’il est louable d’autoriser les ultimes Herboristes diplômés à dispenser leur art, il est également primordial, de trouver une solution pour permettre aux personnes qui se sont formées et ou ont perpétué le savoir des Herboristes pendant tout ce temps, de faire valoir leurs compétences en exerçant de plein droit le métier d’Herboriste.

Il convient donc de prévoir de leur accorder un délai raisonnable pour appliquer le dispositif de la VAE permettant à chacune d’entre elles de faire valider leurs connaissances et de faciliter ainsi leur obtention du diplôme d’Herboriste.

En résumé, nous estimons que l’herboriste doit pouvoir apporter des réponses aux demandes de la population en constante augmentation, telles que :

· Trouver un conseil de qualité en matière d’éducation de prévention et d’utilisation des plantes médicinales,

· Avoir affaire à des professionnels aux liens clairs avec les acteurs économiques depuis leur formation jusqu’à leur autorité de tutelle

· Accéder à une large diversité de plantes médicinales efficaces, de qualité biologique, sous des formes peu transformées et donc d’un coût raisonnable .

· Pouvoir utiliser ces plantes médicinales en complément des traitements médicaux classiques,

· Trouver des sources d’approvisionnement locales et renouer avec la nature, la terre et ceux qui la cueillent ou la cultivent dans le respect des équilibres écologiques.

Nous continuerons à nous engager pour tenter de faire valoir au maximum notre vision du métier d’herboriste, à savoir accompagner le public pour des solutions alternatives de santé et une certaine autonomie dans la gestion de son hygiène de vie.

(…)
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Auteur : Christophe Etienne

Source : www.clesdesante.com
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