Standard and Poor’s dégrade la note de la Belgique

Et nous continuons dans la chute des notes, c’est normal, c’est l’automne…

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7S7 mise à jour   L’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) a dégradé vendredi soir la note de la Belgique de AA+ à AA, avec une perspective négative.

L’agence pointe notamment du doigt l’échec de la formation du gouvernement, par le biais duquel aucune réforme fiscale et structurelle importante ne peut voir le jour.

D’après S&P, l’incertitude politique constitue un risque pour la note de notre pays. L’agence de notation s’attend ainsi à un recul de la croissance en 2012. La situation difficile sur les marchés financiers et le fait que notre pays fait face à un taux de dette important jouent également un rôle.

Selon le ministre des Finances Didier Reynders, « cette dégradation reflète la progression des taux d’intérêt dans notre pays et dans toute la zone euro, ce qui est entre autres lié à la diminution de confiance des investisseurs sur le plan mondial ». Dans ce cadre, la note de différents pays au sein et à l’extérieur de la zone euro a été récemment dégradée, a-t-il précisé dans un communiqué.

Solidité
Le ministre des Finances a cependant précisé qu' »après cette dégradation, la note belge reste l’une des plus solides d’Europe ». Grâce à la réduction du déficit public réalisée à nouveau depuis 2009 (et à l’effort continu de réduction de la dette publique depuis le milieu des années nonante, qui a vu notre dette chuter de plus de 40% du PIB), « la Belgique est l’un des rares pays de la zone qui soit parvenu à stabiliser sa dette publique, dont la trajectoire est d’ores et déjà orientée à la baisse », assuré M. Reynders.

Urgence
Selon le ministre, l’annonce faite par Standard & Poor’s renforce encore la nécessité de « finaliser à très brève échéance le budget 2012 » en avance par rapport aux engagements pris vis-à-vis de l’Union européenne, à savoir un solde net à financer de maximum 2,8% du PIB en 2012 et un retour à l’équilibre budgétaire au plus tard en 2015.

Cette réduction du déficit des finances publiques devra comporter des « mesures structurelles », a-t-il insisté. Cela doit également renforcer notre détermination à adopter les réformes nécessaires au renforcement du potentiel de croissance de notre économie, notamment dans le domaine du marché du travail. (belga)

Source: 7sur7.be

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