Luc Chatel veut faire la morale aux enfants

Luc Chatel fait partie de ces politiciens qui s’occupe des problèmes sans intervenir à la base, au même titre que ces présidentiables qui clament haut et fort qu’ils veulent sauver la France, combattre l’endettement et faire des merveilles mais ils ne parlent pas de la loi Pompidou-Rotschild de 1973, origine de l’endettement du pays! Et donc, Mister Chatel veut relancer les cours de morale dans les écoles primaires, mais s’il n’y a rien derrière au niveau des parents, quelle utilité? Quand je vois dans mon quartier des enfants de 5 ans qui passent leur journée dehors sans surveillance, quand je vois la vulgarité ou la violence de certains, quand je vois ces parents qui fuient leurs responsabilités alors qu’ils ne travaillent pas, que penser? Que l’enseignant va arriver à sauver l’enfant? Mais si l’enseignant est le seul à agir dans ce sens, alors le combat est vain, et le-dit enseignant n’est pas là non plus pour apprendre les bases de la vie en société à l’enfant.

Des élèves d'une classe de CM2, le 18 janvier 2011 dans une école de la région parisienne
Des élèves d’une classe de CM2, le 18 janvier 2011 dans une école de la région parisienne Crédits photo : BORIS HORVAT/AFP

Le ministère de l’Éducation veut réactiver l’apprentissage des préceptes du bon sens citoyen.

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage …» Le ministère de l’Éducation nationale fait une nouvelle offensive pour restaurer les leçons de morale à l’école primaire par le biais de maximes très simples. Glissées dans les nouveaux programmes de l’école primaire élaborés en 2008 par les services de Xavier Darcos, sentences et maximes d’autrefois reviennent sur le devant de la scène. Une note de synthèse de l’Inspection générale de l’Éducation nationale sur l’application de la réforme du primaire de juillet dernier note qu’ «en instruction civique et morale, la morale n’est presque jamais abordée et l’utilisation de maximes illustrées demeure rarissime» . Explications : un manque de temps pour boucler les programmes, mais aussi une conception jugée «passéiste» par les enseignants, qui préfèrent souvent traiter de thématiques liées à la vie de l’école.

D’où la volonté du ministère d’enfoncer le clou. Dans la circulaire pour la rentrée 2011, qui sert de trame aux enseignants pour les nouveautés de l’année, Jean-Michel Blanquer, directeur général de l’enseignement scolaire, a tenu à réaffirmer qu’«il est indispensable que l’école réaffirme son engagement dans la transmission de références communes qui permettent de penser, vivre et agir ensemble». Et de poursuivre : «Ceci doit se traduire, dès l’école primaire, par des exercices concrets. Les maîtres peuvent recourir par exemple à l’exercice classique de commentaire quotidien d’une maxime ou d’un exemple remarquable, pour aider l’enfant à acquérir les repères et les principes de la citoyenneté et de la vie collective.» Un air d’antan souffle sur la tête de nos petits chérubins. Afin de définir une méthode, un groupe de travail devrait se réunir dans les prochains jours, avec le projet de produire un livret de maximes.

Ces dernières années, plusieurs ouvrages de morale du début du siècle sont ressortis en librairie, rencontrant leur petit succès, preuve que l’engouement pour une certaine nostalgie ne se dément pas. Auteur des Cahier pratique de morale *, l’historien Jacques Gimard raconte que «le principe de la maxime inscrite au tableau chaque matin, instauré en 1882 avec les premiers programmes de Jules Ferry, rencontrait déjà des premières oppositions dans les années 1920 parmi certains maîtres… Il a totalement disparu à la fin des années 1960, avec les circulaires Edgar Faure». Françoise, quasi la cinquantaine, se souvient encore «comme si c’était hier» de ces maximes écrites en pleins et en déliés sur le tableau noir, qu’elle apprenait chaque matin à l’école primaire d’un bourg ardéchois.

Source: lefigaro.fr

6 commentaires

  • spike636

    Ils devraient aussi proposer des cours de rattrapage pour les nombreux parents qui considèrent leurs enfants comme une simple sources de revenu, ou des animaux de compagnie.

  • c_oim

    Du flan! comme ce type! çà serait plutôt aux gosses de lui faire la morale presque!  :idea:

    • Ribouldingue

      Au progremme…

      Lundi : Le respect dû aux petites gens par DSK.
      Mardi : Journal de voyage de Frederic Mitterand
      Mercredi : Sarko, Bettencourt  et l’enveloppe
      Jeudi : Le respect des droits de l’homme par Alain Juppé qui a détruit un nid de 85 terroristes en Libye. Tous, hommes, femmes, enfants.
      Vendredi : L’amitié bien comprise entre Christine Lagarde et Bernard Tapie.
      Samedi : Le devoir de mémoire et les mystères de la Mamounia

  • Niaouli

    Mais qu’est ce qu’ils ont tous a s’en prendre aux gosses ? déjà que Lefebvre s’est creusé un peu trop la tête pendant les vacances et qu’il en a conclu que le chomage venait du fait qu’on faisait trop d’enfants.

    Il a pas réussit a faire le lien avec les délocalisations, la mondialisation et le commerce international, les profits du cac40, les parachutes dorés, les énergies nouvelles qu’on attends toujours, la politique agricole et j’en passe … c’est dire comme on est gouverné !

  • moutondu22

    l’hôpital qui s’fout d’la charité …
     
    blague à part …c’est l’air du temps ….l’air de rien ça pue le faf … :!:

  • D’accord avec toi Benji c’est aux parents d’éduquer leurs gosses.
    Mais qui à détruit la notion de morale ? 
    Qui a formaté cette génération de parents ?
    Pour rappel, qui a soutenu les notions : d’enfant roi !,… il est interdit d’interdire !,… l’enfant doit-être guidé mais non contraint !,… L’enfant sait naturellement ce qui est bon pour lui, il suffit de le laisser exprimer ! Et bientôt, la fessée fusse-t-elle sur le  « cul » sera interdite…
    Alors maintenant, que font nos mômes ?
     Et bien il s’exprime!!!!…
    Où est le PB ?

    Alors on dit merci qui ?

    Merci l’éducation nationale, avec son cortège de psys et toutes ces ramifications politico-sociales. Toujours promptes à culpabiliser l’adulte et lui dire « comment bien faire ».
    Maintenant, ça fait plus de 40 ans qu’ils nous font la leçon et tout le monde peut voir le résultat!!! 
    Oui, ils n’y arriveront pas seuls.  Mais commencer par eux n’est pas un mauvais début.