Les entreprises les plus polluantes influencent les négociations climatiques, selon un rapport….

On nous culpabilise pour notre soi-disant impact sur le climat, et sur notre boulimie effrénée mais, on ne nous parle pas de ces lobbys qui font tout pour engranger des bénéfices, sans état d’âme sur leur impact pour la planète. Les bénéfices c’est pour eux, les taxes c’est pour nous.

Pétrole bitumineux
Alberta, Canada.
© Jiri Rezac / Greenpeace

Le rapport « Polluting Paris : comment les grands pollueurs sapent la politique climatique mondiale » (en anglais), publié jeudi 2 novembre par l’ONG Corporate Accountability, montre comment les entreprises les plus polluantes du monde sapent les négociations politiques nécessaires à la mise en œuvre de l’accord de Paris.

Le rapport pointe aussi des interférences sur les discussions concernant les finances, l’agriculture et les technologies, ainsi que les effets des parrainages d’entreprises et de la participation de l’industrie des énergies fossiles sur l’intégrité des négociations. Enfin, l’étude s’intéresse à la manière dont les gouvernements des pays du Nord – Donald Trump et les États-Unis en première ligne – agissent à la demande des industries des énergies fossiles et d’autres industries polluantes pour compromettre les progrès des négociations.

Par exemple, concernant l’article 6 de l’accord de Paris, l’influence des entreprises a orienté les négociations vers des mécanismes commerciaux orientés vers le marché qui profitent aux groupes industriels et aux sociétés qui les soutiennent, loin des solutions non marchandes éprouvées comme la finance directe et les réductions d’émissions contraignantes. Les auteurs du rapport soulignent aussi l’influence des associations commerciales telles que l’International Emissions Trading Association (IETA), dont les membres comprennent les géants pétroliers BP et Chevron, et les sociétés charbonnières BHP Biliton, Duke Energy et Rio Tinto : l’IETA s’est insinuée jusque dans les négociations, un des membres de propre conseil négocie au nom du Panama et est un co-coordinateur sur les mécanismes de marché pour le G77 et la Chine, le plus grand bloc de négociation de la CCNUCC.

« Les grands pollueurs se sont insinués dans presque tous les aspects de la CCNUCC, a déclaré Tamar Lawrence-Samuel de Corporate Accountability, co-auteur du rapport aux côtés de quatre experts mondiaux de la justice climatique. Si nous n’y mettons pas fin maintenant, les lobbyistes et les délégués représentant les intérêts de l’industrie veilleront à ce que l’accord de Paris promeuve les stratagèmes financiers des plus gros pollueurs du monde, au lieu de les combattre ».

Relayé par ReporTerre

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