Extrait (56mn32) de la gazette de la matinale Tocsin du 24 juin 2025
Mohammad Amin Nejad, ambassadeur de la République islamique d’Iran en France, livre la position iranienne sur le conflit avec Israël.
Nous vivons une semaine importante dans l’histoire de Tocsin. Alors que nous nous apprêtons à dépasser le cap symbolique des 400 000 abonnés sur la chaîne YouTube, et que nous avons déjà franchi celui des 100 millions de vues cumulées depuis notre création, nous recevons ce mardi pour la première fois, un diplomate institutionnel de marque en la personne de l’Ambassadeur d’Iran.
L’interview, menée par Clémence et par l’ancien grand reporter au Figaro Magazine Jean-Louis Tremblais, a d’emblée abordé la question du cessez-le-feu annoncé par Donald Trump dans la nuit. Au moment de la matinale, les officiels iraniens n’avaient pas encore fait connaître leur position, raison pour laquelle M. l’Ambassadeur s’est montré prudent. Il a essentiellement appelé à l’arrêt de « l’agression israélienne », avant de revenir longuement sur l’un des dossiers chauds de ce conflit : le programme nucléaire iranien. « Nous n’avons jamais cherché à avoir la bombe atomique. Cela ne fait pas partie de la stratégie de défense iranienne. Nous sommes d’ailleurs contre toutes les armes de destructions massives. », a-t-il argué après avoir rappelé le fiasco des accords de Vienne entre les Européens et l’Iran, qui encadraient ce programme nucléaire, et que Donald Trump avait dénoncé en 2018.
Au sujet, justement, du Président américain, Mohammad Amin Nejad s’est dit circonspect quant à son attitude imprévisible : « On prétend régler la paix en 24h, puis on autorise Israël à frapper l’Iran. Nous ne sommes pas dans une jungle ! ». L’Ambassadeur a cependant ouvert la porte à une solution pacifique pour le cas où les frappes israéliennes cesseraient : « « Si l’agression israélienne s’arrête, nous sommes prêts à poursuivre nos négociations avec les Etats-Unis interrompues depuis les frappes. ».
Enfin, alors que de nombreux appels à renverser le régime iranien ont circulé dans des sphères plus ou moins officielles, l’Ambassadeur et Jean-Louis Tremblais ont souligné la méconnaissance de l’Iran qui régnait dans bien des cervelles occidentales. La civilisation perse est aussi fière que complexe à appréhender, et il est tout sauf certain que la fin des Gardiens de la Révolution ne signe un retour à la paix. Là encore, les néoconservateurs ont l’oreille dure.
Par Valentin Schirmer pour la gazette du Tocsin
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