Derrière la « guerre cognitive » de l’OTAN : une « bataille pour votre cerveau »

Merci à Philippe L.

Source La Chaîne Humaine

Les nouvelles formes de guerre

Les gouvernements occidentaux de l’alliance militaire de l’OTAN développent des tactiques de « guerre cognitive » , utilisant les menaces supposées de la Chine et de la Russie pour justifier la conduite d’une « bataille pour votre cerveau » dans le « domaine humain » , pour « faire de chacun une arme. »

L’OTAN développe de nouvelles formes de guerre pour mener une « bataille pour le cerveau » , comme le dit l’alliance militaire.

Le cartel militaire de l’OTAN dirigé par les États-Unis a testé de nouveaux modes de guerre hybride contre ses adversaires autoproclamés, notamment la guerre économiquela cyberguerrela guerre de l’information et la guerre psychologique.

Aujourd’hui, l’OTAN met au point un tout nouveau type de combat qu’elle a baptisé « guerre cognitive« . Décrite comme une « militarisation des sciences du cerveau« , cette nouvelle méthode consiste à « pirater l’individu » en exploitant « les vulnérabilités du cerveau humain » afin de mettre en œuvre une « ingénierie sociale » plus sophistiquée.

Jusqu’à récemment, l’OTAN avait divisé la guerre en cinq domaines opérationnels différents : air, terre, mer, espace et cyber. Mais avec son développement de stratégies de guerre cognitive, l’alliance militaire discute d’un nouveau niveau, le sixième : le  » domaine humain. « 

Une étude de 2020 parrainée par l’OTAN1 sur cette nouvelle forme de guerre explique clairement : « Alors que les actions menées dans les cinq domaines sont exécutées afin d’avoir un effet sur le domaine humain, l’objectif de la guerre cognitive est de faire de chacun une arme. »

« Le cerveau sera le champ de bataille du 21e siècle », souligne le rapport. « Les humains sont le domaine contesté » et « les conflits futurs se produiront probablement parmi les gens numériquement d’abord et physiquement ensuite, à proximité des centres de pouvoir politique et économique. »

Si l’étude soutenue par l’OTAN insiste sur le fait qu’une grande partie de ses recherches sur la guerre cognitive est conçue à des fins défensives, elle concède également que l’alliance militaire développe des tactiques offensives, en déclarant : « L’humain est très souvent la principale vulnérabilité et il convient de le reconnaître afin de protéger le capital humain de l’OTAN, mais aussi de pouvoir tirer parti des vulnérabilités de nos adversaires. »

Dans une révélation qui fait froid dans le dos, le rapport dit explicitement que « l’objectif de la guerre cognitive est de nuire aux sociétés et pas seulement aux militaires. »

Avec des populations civiles entières dans le collimateur de l’OTAN, le rapport souligne que les armées occidentales doivent travailler plus étroitement avec le monde universitaire pour armer les sciences sociales et humaines et aider l’alliance à développer ses capacités de guerre cognitive.

L’étude décrit ce phénomène comme « la militarisation des sciences du cerveau ». Mais il semble évident que le développement de la guerre cognitive par l’OTAN conduira à une militarisation de tous les aspects de la société et de la psychologie humaines, des relations sociales les plus intimes à l’esprit lui même.

Cette militarisation globale de la société se reflète dans le ton paranoïaque du rapport parrainé par l’OTAN, qui met en garde contre « une cinquième colonne intégrée, où chacun, à son insu, se comporte selon les plans de l’un de nos concurrents ». L’étude indique clairement que ces « concurrents » censés exploiter la conscience des dissidents occidentaux sont la Chine et la Russie.

En d’autres termes, ce document montre que les figures du cartel militaire de l’OTAN considèrent de plus en plus leur propre population nationale comme une menace, craignant que les civils ne soient de potentielles cellules dormantes chinoises ou russes, de redoutables « cinquièmes colonnes » qui remettent en cause la stabilité des « démocraties libérales occidentales. »

Le développement par l’OTAN de nouvelles formes de guerre hybride intervient à un moment où les campagnes militaires des États membres ciblent les populations nationales à un niveau sans précédent.

Le Ottawa Times a rapporté en septembre dernier que le Commandement des opérations conjointes de l’armée canadienne a profité de la pandémie de Covid-19 pour mener une guerre de l’information contre sa propre population, en testant des tactiques de propagande sur des civils canadiens.

Des rapports internes parrainés par l’OTAN suggèrent que cette divulgation ne fait qu’effleurer la surface d’une vague de nouvelles techniques de guerre non conventionnelles employées par les armées occidentales dans le monde entier.

Le Canada accueille le « Défi innovation de l’OTAN » sur la guerre cognitive

Deux fois par an, l’OTAN organise un « événement de terrain » qu’elle qualifie de « défi de l’innovation ». Ces campagnes, organisées alternativement au printemps et à l’automne par les États membres, font appel à des entreprises privées, à des organisations et à des chercheurs pour aider à mettre au point de nouvelles tactiques et technologies pour l’alliance militaire.

Ces défis reflètent l’influence prédominante de l’idéologie néolibérale au sein de l’OTAN, les participants mobilisant le marché libre, les partenariats public-privé et la promesse de prix en espèces pour faire avancer le programme du complexe militaro-industriel.

Le défi Innovation de l’automne 2021 de l’OTAN2 est organisé par le Canada et s’intitule « La menace invisible : Outils pour contrer la guerre cognitive ».

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La Chaîne Humaine

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Un commentaire

  • Sully-Morlandimus

    Info intéressante et si elle se vérifie, l’humanité va entrer dans un monde où les frontières constitueront plus des geôles pour maintenir encore plus surveillés les otages fiscaux que nous sommes déjà que des défenses contre d’hypothétiques invasions.
    Et c’est là où les débats de la campagne des présidentielles en cours sur des thèmes comme ceux portés par petit Zétor — et relayés à l’extrême jusqu’à ad-vomi nem par nos chers merdias mainstream— est à mettre sur le compte de ce type de paramétrage des esprits.
    Cet héritier du décret Crémieux (( Le décret Crémieux (du nom d’Adolphe Crémieux) est le décret no 136 qui attribue d’office en 1870 la citoyenneté française aux « Israélites indigènes » d’Algérie, c’est-à-dire aux 35 000 « juifs » du territoire)) est en train de jouer pour le système tout en se travestissant en défenseur d’une certaine idée radicale de la souveraineté …..pour participer à mieux l’enterrer surtout s’il venait, in fine, à caller au niveau de sa propre candidature.
    Si le système décide que sa candidature soit effective, je vous fais mon paris que ça sera pour aller jusqu’au second tour. Et là, l’objectif sera de bien faire valider par une élection à forte abstention que toute idée même de souverainisme sera définitivement taxée du signe de la croix gammée.
    Voilà à quoi servent les idiots utiles.
    Zemour ?
    Non, Zétor !

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