La Commission européenne prévoit de multiplier par 22 ses financements à l’industrie de l’armement..

On manque de tout et voilà où va passer l’argent. Françoise G. Partagez ! Volti

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Par Eléonore Hughes pour BastaMag

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Les nouveaux députés européens auront la responsabilité de se prononcer sur une augmentation sans précédent des subventions européennes à l’industrie de l’armement. La Commission souhaite consacrer 13 milliards d’euros jusqu’à 2027 pour financer des technologies militaires « de rupture ». Cette politique pose de nombreuses questions sur les exportations futures de ces armes vers les zones de conflit et sur le respect des engagements internationaux de l’Union et de ses Etats membres.

Les industries de l’armement ne se sont jamais aussi bien portées en Europe. Le « Fonds européen pour la défense » pourrait être multiplié par 22 pour la période 2021-2027, pour atteindre 13 milliards d’euros. Et ce, malgré les scandales liés aux exportations d’armes européennes vers des zones de conflits, comme le Yémen. Les futurs députés européens seront amenés à valider, ou pas, cette impressionnante explosion budgétaire.

Ces 13 milliards serviront à poursuivre des recherches sur des « technologies de rupture » militaires, comme les drones ou des armes incendiaires, « dont l’application peut radicalement changer les concepts dans le domaine de la défense et la manière de conduire des opérations de défense » [1]. Et financeront les entreprises fabricantes d’armes pour développer ces projets « pilotes ».

Une victoire des lobbies de l’armement

Cette multiplication par 22 du budget est en partie liée aux pressions des lobbies des industries de l’armement. Le « Fonds européen pour la défense » a été mis en place en 2016 suite aux recommandations d’un « Groupe de Personnalités », dont au moins sept des seize membres étaient issus de l’industrie de l’armement [2]. Le premier budget du fonds s’élevait à 590 millions pour 2017-2020.

La validation de ce budget sera l’un des enjeux des élections européennes du 26 mai : les nouveaux élus au parlement seront amenés à se prononcer sur son montant. « Contrairement à ce qu’on a souvent voulu faire croire, les députés européens ont clairement la capacité de refuser d’accorder ces 13 milliards d’euros au Fonds européen pour la défense, » explique Laëtitia Sédou, chargée de programme du Réseau européen contre le commerce des armes (Enaat). Deux possibilités s’ouvrent aux parlementaires : soit ils finalisent cette proposition de la Commission et votent l’augmentation budgétaire, soit ils la refusent. S’ils l’acceptent, lors du vote à l’automne prochain, ils n’auront plus la possibilité de le remettre en cause pendant toute la durée du cycle budgétaire (jusqu’en 2027).

Les nouveaux députés européens auront la responsabilité de se prononcer sur une augmentation sans précédent des subventions européennes à l’industrie de l’armement. La Commission souhaite consacrer 13 milliards d’euros jusqu’à 2027 pour financer des technologies militaires « de rupture ». Cette politique pose de nombreuses questions sur les exportations futures de ces armes vers les zones de conflit et sur le respect des engagements internationaux de l’Union et de ses Etats membres.

Les industries de l’armement ne se sont jamais aussi bien portées en Europe. Le « Fonds européen pour la défense » pourrait être multiplié par 22 pour la période 2021-2027, pour atteindre 13 milliards d’euros. Et ce, malgré les scandales liés aux exportations d’armes européennes vers des zones de conflits, comme le Yémen. Les futurs députés européens seront amenés à valider, ou pas, cette impressionnante explosion budgétaire.

Ces 13 milliards serviront à poursuivre des recherches sur des « technologies de rupture » militaires, comme les drones ou des armes incendiaires, « dont l’application peut radicalement changer les concepts dans le domaine de la défense et la manière de conduire des opérations de défense » [1]. Et financeront les entreprises fabricantes d’armes pour développer ces projets « pilotes ».

« Exclure le parlement européen de son rôle habituel de suivi et d’une certaine influence sur la mise en œuvre plus précise est un précédant extrêmement dangereux en soi pour tous les programmes de l’UE, » commente Laëtitia Sédou. Des questions sur le plan juridique se posent également, puisque le traité de Lisbonne interdit explicitement le financement de projets militaires ou de défense via le budget commun de l’Union européenne.

Violations du droit européen et international …/…
« Ce n’est pas parce qu’on produit plus d’armes qu’on se protège mieux » …/…

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BastaMag

2 commentaires

  • kalon kalon

    « Les nouveaux députés européens auront la responsabilité de se prononcer sur une augmentation »
    RECTIFICATION : Les nouveaux députés européens auront l’obligation d’accepter de dépenser 13 milliards d’euros provenant de la taxation à outrance des citoyens européens pour acheter des armes américaine qui ne serviront jamais à rien !
    Rédigé ainsi, l’information me semble plus correct ! https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif
    NB/ ces armes peuvent éventuellement servir mais uniquement pour assassiner les citoyens des pays rebelles aux injonctions de la finance internationale !

    • Avatar engel

      …Et à financer des officines de mercenaires chargées de rendre obsolète les armées nationales bien moins malléables.