La globalisation est irrationnelle. L’agriculture en est sa principale victime….

Si l’agriculture disparaît, il nous restera « Soleil Vert » … Partagez ! Volti

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Source SBV-USP.ch via Liliane Held Khawam

« Nos modèles économiques n’ont jamais été vraiment assez bons pour appréhender un processus guidé en grande partie par un comportement irrationnel. » Alan greenspan

La globalisation de la production est une volonté gestionnelle irrationnelle, polluante et in fine destructrice de la nature.

Soutenue par le monde politique, la globalisation de l’appareil productif repose sur une idéologie qui ne répond à aucune logique économique, telle que démontré dans la vidéo ci-dessous.

https://www.facebook.com/NouvoFR/videos/333581717218103/

Et voici en écho à ce qu’il convient de qualifier d’aberration, un texte publié par l’association des paysans suisses. Pour mieux comprendre leur message, il faut savoir qu’Avenir Suisse est le plus grand think tank helvétique. Son point de vue compte donc énormément sous la coupole fédérale.

LHK

Pour Avenir Suisse, la nourriture tombera du ciel

Communiqué de presse de l’Union suisse des paysans du 7 septembre 2018

Une politique agricole d’avenir : ainsi s’intitule le pamphlet sur l’abolition de l’agriculture suisse dont s’est fendu aujourd’hui Avenir Suisse. Ce brûlot fourmille d’affirmations absurdes et de propositions insensées. Cela est tout sauf propice à la confiance en l’économie suisse.

Il suffit de lire le début des élucubrations d’Avenir Suisse pour se rendre compte que l’inutile usine à penser ignore ce que sait n’importe quel élève de première :

« Cette étude est consacrée au secteur agricole, qui ne représente que 0,7 % de la valeur ajoutée économique totale générée en Suisse. Compte tenu de ce faible poids économique, il est à première vue légitime de se demander pourquoi la politique agricole est en si bonne place sur l’agenda politique. »

Tous les autres le savent : si la politique agricole est importante, c’est parce que l’argent ne se mange toujours pas. Sans production agricole, l’humanité pourra se laisser mourir de faim et disparaître. Il n’y aurait plus personne pour gagner de l’argent et, après tout, ce serait plutôt une bonne chose pour l’environnement et la nature.

L’affirmation selon laquelle l’agriculture suisse coûterait 20 milliards de francs par an est particulièrement abracadabrante. Il s’agit d’une pure jonglerie de chiffres, dénuée de tout fondement et utilisant des hypothèses tout à fait irréalistes. En témoigne, par exemple, le chiffre avancé de 7 milliards de « coûts environnementaux ». Aussi absurde que soit ce chiffre, c’est la solution prônée qui mérite d’être relevée : Avenir Suisse veut exporter le problème en réduisant la protection douanière. Compte tenu des normes environnementales beaucoup moins sévères à l’étranger, l’impact environnemental s’en trouvera sans doute multiplié. Loin des yeux loin du cœur : ce qui se passe ailleurs ne nous regarde pas. Les familles paysannes vendent chaque année des matières premières alimentaires d’une valeur de 10 milliards de francs. En y ajoutant des paiements directs de 2,8 milliards de francs, cela représente des recettes de près de 13 milliards de francs au total. Il n’empêche que dans ce contexte, Avenir Suisse parvient encore à dénicher un potentiel de 14 milliards d’économies.

Pour la principale critique, c’est toujours la même rengaine : l’agriculture suisse n’est pas assez compétitive. D’où la nécessité de dissoudre les petites exploitations agricoles de type familial que nous connaissons aujourd’hui. La solution : un petit nombre de grandes exploitations industrielles, avec élevage intensif, et concurrentielles à l’international. Et d’ailleurs, même l’absence d’un secteur agricole notable en Suisse ne serait pas si grave pour Avenir Suisse : importer, c’est de toute façon meilleur marché !

Le contexte de coûts élevés dans lequel évolue l’agriculture suisse, l’impossibilité de délocaliser la production en un tournemain à l’étranger, les nombreuses exigences environnementales et éthologiques pour toucher des paiements directs, la valeur du paysage pour le tourisme, et le fait que les Suisses sont ceux qui dépensent le moins au monde de leur budget disponible pour se nourrir, tout cela Avenir Suisse n’en pipe pas mot.

Combien de temps encore l’économie suisse financera-t-elle une usine à penser dont les résultats ne contribuent en rien à trouver des solutions, qui sont bons pour la poubelle et qui ne font que miner davantage une confiance déjà ébranlée dans la branche ?

Renseignements :

  • Markus Ritter, président de l’Union suisse des paysans, tél. 079 300 56 93
  • Jacques Bourgeois, directeur de l’Union suisse des paysans, tél. 079 219 32 33
  • Francis Egger, responsable Economie, formation et relations internationales à l’USP, tél. 079 280 69 66

https://www.sbv-usp.ch/fr/medias/communiques-de-presse/archive-2018/070918-avenir-suisse/

Source Liliane Held Khawam

Voir sur Mr Mondialisation

Référendum : la Suisse à deux doigts de révolutionner son agriculture

17 commentaires

  • predateur

    l essentiel , c est qu il ait toujours mes petits suisse chez monsieur leclerc …..

  • Je n’ai pas très bien compris le sens de cet article… L’agriculture suisse voudrait s’ouvrir à la globalisation ? Les Suisses sont libres d’en faire l’expérience, bien sûr. Nous n’avons pas à juger.
    Il faut juste qu’ils réfléchissent bien et ne se laissent pas compter fleurette…

    Sur un tout autre plan, l’agriculture est à la fois bourreau et victime. Les agriculteurs ne sont plus des « paysans » (j’aime ce mot mais voilà dans quel sens je l’emploie ici): des gens qui se sont laissé avoir, perdant leur bon sens au profit de promesses qui leur coûtent très cher et empoisonnent la Terre et ses habitants.

    Alors je leur en veux énormément et je leur dis: reprenez ce bon sens qui a été le vôtre depuis des centaines d’années ! Vous avez tué la terre, vous pouvez l’aider à se régénérer. C’est vrai, ça ne paie pas. Mais voyez où vous en êtes: endettés de toute façon et pollués au point d’en mourir.
    Vous avez des exemples de reconversion, suivez-les. Et faites-vous ensuite connaître pour que nous allions chercher de bons produits et moins chers que sur le marché. Redevenez de vrais paysans !

    • predateur

      si le bon sens façon biquette consiste à s échiner au travail, du matin au soir 365 jours par an ,avec brouette fourche ,rasette et vieux bourrin ,ça risque d être difficile de revenir en arrière ……https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

      • C’est sûr. Il est préférable de prendre du ventre en restant assis sur son tracteur pendant des heures, avec dans le meilleur des cas, la clim. Je sais bien, je comprends qu’on choisit toujours ce qui parait plus facile.
        Ont-ils moins de soucis maintenant ? Sont-ils plus heureux ? Ont-ils plus de sous ? Travaillent-ils moins ?

        Je ne parle pas des gros bien sûr, de ceux dont on dit qu’ils sont des fonctionnaires tant ils touchent de subsides, et que j’appellerais les industriels de l’agriculture. Ceux-là sont voués au profit et le reste ne les intéresse pas.

        • predateur

          ça bosse peu et ça touche plein de fric ….comprends pas pourquoi qu ils nous soulent avec « l amour est dans le pré »….s aiment pas les gros les femmes????? ….ou sont pas vénales ????? https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

      • logic

        le bon sens, c’est d’en faire le moins possible pour un maximum de confort, et cela s’appelle la permaculture (la philosophie, et pas seulement la gestion des terres)

  • marco marco

    brouette fourche ,rasette
    ce sera un peu juste pour s’occuper de tout un champs !

    alors voilà une toute petite vidéo pour t’instruire

    https://asso-base.fr/spip.php?page=breve&id_breve=24

  • marco marco

    dans cette vidéo, j’adore les premieres secondes
    cet agri, a le sourire jusqu’aux oreilles
    il a jeté sa fourche et ne laboure plus !

    https://www.youtube.com/watch?v=IKQU7zNowrI

  • predateur

    oui oui balance tes vidéos attrapent « couillon » si ça te fait du bien ça ne me fait pas de mal https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif
    aprés faut aller voir sur le terrain ,parce que du racolage en agriculture il y en a bcp,
    des agris qui se sont faits embobiner par des bio machin chose pendant deux trois ans et qui sont dos au mur et maintenant qui n ont plus que le huissier comme unique interlocuteur
    faut dire que la super technique qui allait multiplier les vers de terre et les bénéfices sans labour et compagnie à donné au bout de deux ans du maîs fourrage de un mètre de haut avec des chénopodes pour lui faire de l ombre
    pour les vers de terre et les antilimaces
    http://www.hautegoulaine.fr/fileadmin/Haute-Goulaine/2-QUOTIDIEN/G-Environnement/3.Jardiner-au-naturel/2G3.Alternative_anti-limace.pdf

    • marco marco

      rien à voir, tu me ramene un lien jardinage !

      les agris pour qui ça n’a pas marcher j’en connais aussi, car il ne se sont pas fait aider
      cela depend aussi de la qualité de leur terre avant de commencer, redonner vie a une terre peut prendre des années pour certain

      la France a enormémznt de retard en la matiere

      pour se convaincre, faut aller faire un tour au brésil , ou aux US, ils sont tres en avance dans ce domaine