Igor Kolomoïski condamné par contumace à la prison à vie par le tribunal populaire ukrainien…

Avant que les « condamnés » purgent leur peine, il doit y avoir la fin de cette guerre, et ce n’est pas à l’ordre du jour. Volti

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Auteur Christelle Néant pour DoniPress

Suite au verdict du 22 juin qui frappait principalement le gouvernement de Kiev, le tribunal populaire ukrainien a communiqué le 2 juillet, la sentence concernant la culpabilité d’autres personnalités ukrainiennes qui jouent un rôle important dans la guerre qui se déroule actuellement dans le Donbass.

Les principales cibles de ce deuxième round de condamnations sont les oligarques et les membres du bureau du procureur général ukrainien, ainsi que des journalistes.

Après Porochenko, Avakov, Tourtchynov, Groïsman et Parouby, le tribunal s’est penché sur la responsabilité de Dmytro Iaroch (ancien chef de Secteur Droit et député à la Rada), mais aussi d’oligarques comme Igor Kolomoïski (qui finance bon nombre de bataillons néo-nazis et groupes armés illégaux en Ukraine), Sergueï Tarouta (qui fut gouverneur de l’oblast de Donetsk de mars à octobre 2014, et qui est depuis député à la Rada en plus de son activité d’homme d’affaires), mais aussi des membres ou ex-membres du bureau du procureur général ukrainien comme Oleg Makhnitski (qui est conseiller de Porochenko et ex-procureur général ukrainien par intérim), Vitali Iarema (qui fut lui aussi procureur général ukrainien de juin 2014 à février 2015), Victor Chokine (qui fut procureur général ukrainien de février 2015 à avril 2016), Iouri Sevrouk (qui a repris le flambeau après Chokine, pour à peine un mois), Iouri Loutsenko (procureur général ukrainien actuel), et même de journalistes comme Iouri Artemenko (qui est président du conseil national ukrainien de la télévision et de la radio), et Alexeï Matsouka (rédacteur en chef du site d’informations pro-ukrainien Novosti Donbassa).

Le verdict est tombé le 2 juillet après des délibérations à huis clos. Les peines vont de trois ans d’emprisonnement jusqu’à la perpétuité, avec confiscation des biens des condamnés. Ces 10 condamnés porte le total actuel à 18 personnalités ukrainiennes condamnées par contumace par le tribunal populaire ukrainien. Pour rappel ces condamnations ont été faites en regard du code pénal et du droit ukrainien, ainsi que du droit international.

Le plus sévèrement condamné lors de ce deuxième verdict, fut Igor Kolomoïski, qui a été condamné, comme les membres les plus importants du gouvernement ukrainien, à la prison à vie avec confiscation de ses biens. Il faut dire qu’il détient le palmarès du nombre d’articles de lois violés avec 10 articles du code pénal ukrainien à lui tout seul. Il a été condamné entre autre pour abus de pouvoir, déclenchement d’une guerre, création de groupes paramilitaires illégaux, complicité de banditisme, etc.

Il est suivi par Dmytro Iaroch, le seul représentant des formations paramilitaires ultra-nationalistes de ce groupe d’accusés, qui a écopé de 12 ans de prison pour complicité d’actes terroristes.

Vient ensuite Sergueï Tarouta, condamné à 10 ans de prison pour dissimulation de crimes, abus de position officielle, création de groupes paramilitaires illégaux, ainsi que le financement et approvisionnement de ces mêmes groupes.

Puis viennent à égalité avec Tarouta, le procureur général ukrainien actuel, Iouri Loutsenko, et les ex-procureurs généraux Iarema, et Makhnitski qui écopent de 10 ans de prison, pour dissimulation de crimes, abus de position officielle, arrestations et détentions illégales, etc. Pour les mêmes crimes, Chokine écope de huit ans de prison et Sevrouk de six ans d’emprisonnement.

Restent les deux derniers condamnés : Artemenko et Matsouki, journalistes. Leur présence peut sembler incongrue de prime abord, mais il n’en est rien. Comme je l’ai souvent dit les journalistes ont joué et jouent encore aujourd’hui un rôle majeur dans cette guerre. Pour le meilleur, mais aussi et surtout pour le pire. Entre dissimulation d’informations sur des crimes de guerre, et propagande éhontée pour les actions de Kiev, y compris les plus sanglantes, les journalistes pro-Kiev ont permis à cette guerre de continuer depuis quatre ans en cachant au public ce qui se passe réellement.

Cette première condamnation de deux journalistes pour leurs appels constants à lancer puis à mener une guerre extrêmement sanglante contre la population du Donbass, ainsi que pour leurs actions visant à entraver le travail d’autres journalistes, devrait faire réfléchir leurs confrères qui se croient à l’abri pendant qu’ils débitent leur propagande anti-russe permanente, appellent à exterminer la population du Donbass ou à relancer la guerre. Pour ses crimes, Artemenko a été condamné à sept ans de prison et Matsouka à trois ans d’emprisonnement.

Des peines à utiliser comme exemple pour les autres journalistes (et pas que les journalistes ukrainiens) qu’il faudra un jour juger au tribunal de Nuremberg II concernant le conflit du Donbass. Car ils ne sont pas les seuls à porter une part de la responsabilité du prolongement de ce conflit, et donc de la mort de civils innocents.

Christelle Néant

Suite au verdict du 22 juin qui frappait principalement le gouvernement de Kiev, le tribunal populaire ukrainien a communiqué le 2 juillet, la sentence concernant la culpabilité d’autres personnalités ukrainiennes qui jouent un rôle important dans la guerre qui se déroule actuellement dans le Donbass.

Les principales cibles de ce deuxième round de condamnations sont les oligarques et les membres du bureau du procureur général ukrainien, ainsi que des journalistes.

Après Porochenko, Avakov, Tourtchynov, Groïsman et Parouby, le tribunal s’est penché sur la responsabilité de Dmytro Iaroch (ancien chef de Secteur Droit et député à la Rada), mais aussi d’oligarques comme Igor Kolomoïski (qui finance bon nombre de bataillons néo-nazis et groupes armés illégaux en Ukraine), Sergueï Tarouta (qui fut gouverneur de l’oblast de Donetsk de mars à octobre 2014, et qui est depuis député à la Rada en plus de son activité d’homme d’affaires), mais aussi des membres ou ex-membres du bureau du procureur général ukrainien comme Oleg Makhnitski (qui est conseiller de Porochenko et ex-procureur général ukrainien par intérim), Vitali Iarema (qui fut lui aussi procureur général ukrainien de juin 2014 à février 2015), Victor Chokine (qui fut procureur général ukrainien de février 2015 à avril 2016), Iouri Sevrouk (qui a repris le flambeau après Chokine, pour à peine un mois), Iouri Loutsenko (procureur général ukrainien actuel), et même de journalistes comme Iouri Artemenko (qui est président du conseil national ukrainien de la télévision et de la radio), et Alexeï Matsouka (rédacteur en chef du site d’informations pro-ukrainien Novosti Donbassa).

Le verdict est tombé le 2 juillet après des délibérations à huis clos. Les peines vont de trois ans d’emprisonnement jusqu’à la perpétuité, avec confiscation des biens des condamnés. Ces 10 condamnés porte le total actuel à 18 personnalités ukrainiennes condamnées par contumace par le tribunal populaire ukrainien. Pour rappel ces condamnations ont été faites en regard du code pénal et du droit ukrainien, ainsi que du droit international.

Le plus sévèrement condamné lors de ce deuxième verdict, fut Igor Kolomoïski, qui a été condamné, comme les membres les plus importants du gouvernement ukrainien, à la prison à vie avec confiscation de ses biens. Il faut dire qu’il détient le palmarès du nombre d’articles de lois violés avec 10 articles du code pénal ukrainien à lui tout seul. Il a été condamné entre autre pour abus de pouvoir, déclenchement d’une guerre, création de groupes paramilitaires illégaux, complicité de banditisme, etc.

Il est suivi par Dmytro Iaroch, le seul représentant des formations paramilitaires ultra-nationalistes de ce groupe d’accusés, qui a écopé de 12 ans de prison pour complicité d’actes terroristes.

Vient ensuite Sergueï Tarouta, condamné à 10 ans de prison pour dissimulation de crimes, abus de position officielle, création de groupes paramilitaires illégaux, ainsi que le financement et approvisionnement de ces mêmes groupes.

Puis viennent à égalité avec Tarouta, le procureur général ukrainien actuel, Iouri Loutsenko, et les ex-procureurs généraux Iarema, et Makhnitski qui écopent de 10 ans de prison, pour dissimulation de crimes, abus de position officielle, arrestations et détentions illégales, etc. Pour les mêmes crimes, Chokine écope de huit ans de prison et Sevrouk de six ans d’emprisonnement.

Restent les deux derniers condamnés : Artemenko et Matsouki, journalistes. Leur présence peut sembler incongrue de prime abord, mais il n’en est rien. Comme je l’ai souvent dit les journalistes ont joué et jouent encore aujourd’hui un rôle majeur dans cette guerre. Pour le meilleur, mais aussi et surtout pour le pire. Entre dissimulation d’informations sur des crimes de guerre, et propagande éhontée pour les actions de Kiev, y compris les plus sanglantes, les journalistes pro-Kiev ont permis à cette guerre de continuer depuis quatre ans en cachant au public ce qui se passe réellement.

Cette première condamnation de deux journalistes pour leurs appels constants à lancer puis à mener une guerre extrêmement sanglante contre la population du Donbass, ainsi que pour leurs actions visant à entraver le travail d’autres journalistes, devrait faire réfléchir leurs confrères qui se croient à l’abri pendant qu’ils débitent leur propagande anti-russe permanente, appellent à exterminer la population du Donbass ou à relancer la guerre. Pour ses crimes, Artemenko a été condamné à sept ans de prison et Matsouka à trois ans d’emprisonnement.

Des peines à utiliser comme exemple pour les autres journalistes (et pas que les journalistes ukrainiens) qu’il faudra un jour juger au tribunal de Nuremberg II concernant le conflit du Donbass. Car ils ne sont pas les seuls à porter une part de la responsabilité du prolongement de ce conflit, et donc de la mort de civils innocents.

Christelle Néant pour DoniPress

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