Entre envies de raser le Donbass au napalm et safaris humains sur la ligne de front, l’Ukraine plonge dans les abysses de l’ignominie….

Ça paraît incroyable ce qu’il se passe en Ukraine et, tout est fait pour que ça ne soit pas connu. On sait comment nous en sommes arrivé là, par la manipulation, souvenons nous des « grands philosophes » à la tribune lors du Maïdan, pour soutenir l’insoutenable. Comment cela va-t-il finir ? Les vidéos ne sont pas sous-titrées.  Volti

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Article de Christelle Néant pour DoniPress

Les déclarations chocs délirantes des plus ultras parmi les ultra-nationalistes ukrainiens (c’est-à-dire ce qu’il faut appeler en réalité des néo-nazis) sur le Donbass et ce qu’il faut faire de leurs habitants sont devenues monnaie courante depuis le Maïdan et le début du conflit dans l’Est du pays.

Mais quand un blogueur ukrainien sort ni plus ni moins qu’il faudrait raser le Donbass à coup de napalm parce que les gens qui l’habitent ne lui « conviennent pas » alors que dans le même temps, la République Populaire de Donetsk (RPD) dénonce publiquement l’organisation de safaris humains sur la ligne de front, là on pense avoir touché le fond de l’ignominie.

Ainsi, le 17 juin, le chef du service de presse de l’armée de la RPD, Daniil Bezsonov, annonce lors de sa conférence de presse quotidienne, que l’armée ukrainienne organise des safaris humains dans le Donbass pour des gens riches en mal de sensations fortes. L’information fait l’effet d’un coup de massue et laisse incrédule sur le coup tant cela semble incroyable que des gens puissent s’adonner à de telles horreurs.

Mais c’est oublier que l’être humain, s’il est capable du meilleur, est aussi capable du pire, surtout en période de guerre. D’après les informations recueillies par les services de renseignement de la RPD, de tels safaris sont organisés par la 30e brigade, située près de Maryinka, et la 93e brigade située face à Dokoutchayevsk.

Contre monnaie sonnante et trébuchante, les étrangers peuvent ainsi aller sur la ligne de front, tirer sur les civils du Donbass ! Début juin, quatre cinglés (oui je n’ai pas d’autre mot pour qualifier de telles « personnes ») de l’Ouest de l’Europe ont ainsi débarqué à Maryinka et payé pour tirer sur des civils de la RPD.

Ces arrangements financiers bénéficient non seulement aux unités qui organisent ces « safaris », mais aussi au commandant de leur brigade et à des représentants du quartier-général de la fameuse Opération des Forces Interarmées ! Faut bien graisser la patte de quelques-uns pour garder le silence sur ces horreurs…

Il semble d’ailleurs que c’est justement le changement de format de l’opération dans le Donbass (et le changement d’autorité passant du SBU à l’armée ukrainienne) qui a permis le développement de cette « industrie touristique » des plus immondes.

Comme l’a rappelé Karine Béchet-Golovko, dès le début du conflit, des informations publiques indiquaient que les personnes qui avaient les moyens pouvaient s’offrir des sensations fortes sur le front côté ukrainien. Mais au départ il s’agissait de circuits permettant de tirer sur les positions de l’armée de la RPD. Là on est passé le cran au-dessus sur l’échelle de l’ignoble. Cette fois il s’agit de tirer sur des civils sans défense !

Ces safaris se feraient entre autre avec des fusils de snipers et des armes de fabrication allemande qui ne sont pas utilisées par l’armée ukrainienne. L’information a été confirmée par le sniper serbe Dejan Beric, surnommé « Deki », deux jours plus tard :

Dans cette vidéo Deki (qui sert dans l’armée de la RPD) confirme l’incroyable, pour l’avoir vu lui-même en 2014.

« J’ai été confronté à ce phénomène pour la première fois en 2014, dans la zone de Skotovataya et Panteleïmonovka. Là-bas, d’après les combattants de la brigade Vostok et les civils, des snipers ukrainiens tiraient avec ce qu’ils pensaient être des fusils à longue portée. J’ai alors regardé les positions, et j’ai réalisé que je ne pourrais rien faire. Je devais aller à l’arrière [des positions] de l’ennemi et attendre les snipers à leur retour. J’ai vu deux personnes avec un camouflage inhabituel. Puis, d’après les papiers, il s’est avéré qu’il s’agissait de deux Finlandais, assez riches, qui n’avaient pas besoin de venir se battre pour de l’argent. Ils avaient payé pour venir « chasser » ici, » a-t-il déclaré.

D’après Deki, au total, durant les 20 derniers jours, c’est huit groupes de deux personnes (un sniper et un observateur) venues d’Allemagne qui sont arrivés dans le Donbass s’adonner à cette « chasse ». Dejan Beric confirme les informations de Danill Bezsonov sur le fait qu’ils disposent de très bonnes armes de calibre Mauser 7.92 mm, qui ne sont pas utilisées par l’armée ukrainienne.

Il a aussi souligné qu’en février c’est un groupe de « chasseurs » américains et allemands qui avait débarqué face à Gorlovka, et y avaient trouvé la mort. Pour avoir éliminé ainsi le « gagne pain » des soldats ukrainiens, ces derniers avaient bombardé les positions de l’armée de la RPD pendant 2 h 30. Voilà ce qu’est l’armée ukrainienne, et comment elle « libère le Donbass » : en permettant à des riches cinglés d’éliminer la population qu’ils viennent prétendument libérer… Je vous laisse juger de ce que valent de tels libérateurs.

Entre temps, le 18 juin, le site Politnavigator publiait la vidéo d’une conférence qui avait eu lieu à Dnipropetrovsk, et lors de laquelle un blogueur ukrainien assez connu, surnommé « oignon amer », a sorti publiquement que pour lui il fallait raser le Donbass à coup de napalm !

Dans n’importe quel pays normal, quiconque sortirait une telle horreur aurait vite fait des ennuis judiciaires pour incitation au génocide, mais pas en Ukraine (c’est vraiment magique ce pays).

Voici la traduction de la déclaration de ce « cher » « oignon amer » :

« Quand nous disons que nous voulons récupérer le Donbass, nous voulons récupérer le territoire ou les gens ? Répondez vous-même. Avez-vous vu ces gens ? Des gens de la centrale électrique de Zaporojié sont allé là-bas, et ont installé des câbles électriques dans un village de la ligne de front. Combien de personnes leur ont dit « merci » ? Pas un seul ! Combien les ont aimé pour ça ? Pas un seul !
La marginalisation du Donbass n’a pas commencé dans les années 90, mais dans les années 30, sur fond de dépopulation de l’Ukraine. Et c’était comme une image de la conquête de l’Amérique à l’envers. Imaginez si cela n’avait pas été les Anglais qui avaient débarqué en Amérique, mais les Indiens en Angleterre, et qui avaient commencé à bâtir non des forts et des chemins de fer, mais par exemple, qui avaient installé des wigwams vers Plymouth. À quoi cela aurait-il mené ?
Nous devons comprendre : avons-nous besoin de ces gens ou avons-nous besoin du territoire ? Si c’était moi,
je verserais du napalm sur tout ça, et dans cinq ans on y ferait pousser du colza. »

Le pire étant que personne ne l’arrête dans son délire, et certains parmi le public applaudissent à cet appel à génocider plusieurs millions de personnes parce qu’ils refusent de remercier des Ukrainiens d’être venus remettre en état ce qui a été détruit par la faute de l’occupation du territoire par l’armée ukrainienne ! On marche totalement sur la tête.

Et pendant que l’Ukraine continue sa descente dans les abysses de l’ignominie, l’Allemagne et la France se font remarquer par leur silence sur ces horreurs étalées publiquement. Rien, pas une condamnation pour ces faits. Le silence le plus absolu et le plus complice…

Voilà qui sont les garants des accords de Minsk : des pays qui se vantent de défendre les droits de l’homme et qui ne sont même pas capables de réagir quand leurs citoyens viennent tuer des civils du Donbass ou quand des blogueurs ukrainiens appellent à raser le Donbass à coup de napalm.

L’Europe c’est la paix il paraît. Les habitants du Donbass attendent toujours, quatre ans après le début de cette guerre, que les faits viennent confirmer cette phrase choc de la propagande européiste…

Auteur Christelle Néant pour DoniPress

Voir :

 

http://dnipress.com/fr/posts/la-russie-veut-simplifier-la-procedure-dobtention-de-la-nationalite-russe-entre-autre-pour-les-refugies-du-donbass/

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