L’entrepôt de munitions de Balakleya, dans la région de Kharkov, de nouveau en flammes – 1 500 personnes évacuées…

À peine plus d’un an après le précédent incident dans cet énorme entrepôt de munitions situé dans la région de Kharkov, les autorités ukrainiennes viennent d’admettre qu’un nouvel incendie ravage ce qu’il reste des entrepôts situés à Balakleya.

Pour rappel, le 23 mars 2017, un énorme incendie ravage ce qui est alors l’un des plus gros entrepôt de munitions d’Europe (conçu pour stocker 150 000 tonnes de munitions), faisant exploser une bonne partie des munitions qui s’y trouvaient, et détruisant 70 % des bâtiments de stockage.

La dangerosité des explosions était telle que 36 000 personnes avaient été évacuées, et une zone d’interdiction de vol de 40 kilomètres autour de la zone sinistrée avait dû être déclarée. D’après les autorités ukrainiennes, environ 1 milliard de dollars de munitions avaient alors été perdues, lors de cet incendie qui visait manifestement à cacher les preuves d’un vaste réseau de vol et de trafic de munitions.

Comme on peut le voir sur ces images satellites, les dégâts infligés à ces entrepôts sont importants :

Cette fois, il semble que l’incendie ne soit pas d’origine criminelle, mais serait dû à un feu d’herbe sèche qui se serait propagé jusqu’aux entrepôts.

« À la suite d’un feu d’herbe sèche qui s’est déclaré dans l’ancien territoire du 65e arsenal à Balakleya, dans la région de Kharkov, où ont lieu les travaux de nettoyage et de déminage des restes d’obus qui n’ont pas explosé à la suite de la catastrophe de l’année dernière, un incendie s’est déclaré », a déclaré le service de presse du ministère ukrainien de la Défense.

D’après le ministère, le personnel qui menait les travaux de déminage a quitté les lieux, et par mesure de sécurité, 1 500 habitants proches des entrepôts ont été évacués.

Le maire de Balakleya a déclaré que des explosions de munitions ont été entendues sur le territoire du dépôt militaire.

Il faut espérer que ces mesures suffiront à éviter qu’il n’y ait de nouveau des victimes. L’an passé l’incident avait fait cinq blessés et deux morts parmi les civils (une femme dont le corps a été retrouvé dans les décombres de sa maison, et un enfant mort après que son père ait manipulé un obus qui n’avait pas explosé).

Christelle Néant pour DoniPress

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