Initiative citoyenne : C’est qui le patron ?!…

Voilà une bonne initiative qui responsabilise tous les intervenants. On ne le dira jamais assez, c’est aux citoyens de décider..

Nicolas Chabanne

« C’est qui le patron ?!® » La marque qui rend consom’acteur

Consommer autrement et de manière responsable, c’est possible. La marque du consommateur le prouve en proposant une brique de lait équitable qui s’est déjà vendue à 18 millions d’unités en 10 mois. Son cahier des charges et son prix – assurant une juste rémunération aux producteurs – ont été fixés par des consommateurs.

Après la marque Le Petit Producteur® et le collectif Les Gueules Cassées®, la nouvelle initiative de Nicolas Chabanne fait beaucoup parler d’elle. Le principe : demander au consommateur son avis sur la qualité souhaitée d’un produit et combien il est prêt à payer pour. Une idée qui paraît pleine de bon sens… et qui n’avait pourtant jamais été concrétisée ! C’est aujourd’hui chose faite, en tandem avec Laurent Pasquier, cofondateur du fameux moteur de recherche alimentaire mesGoûts.fr. La brique de lait estampillée à juste titre « C’est qui le patron ?!® » est devenue en quelques mois un véritable phénomène de société… qui fera sans doute des petits à l’étranger. Cette démarche de transparence, qui redonne de la valeur ajoutée au travail des producteurs, place le consommateur face à ses responsabilités.

Une rémunération juste pour le producteur

L’initiative a été lancée en août 2016 par une consultation publique via Internet. Origine du lait, rémunération du producteur, alimentation des animaux, type d’emballage… Plusieurs critères sont proposés à l’internaute pour élaborer le cahier des charges du produit qu’il désire voir commercialisé au juste prix. Au final, 7 850 « consom’acteurs » répondent au formulaire en choisissant majoritairement les critères les plus qualitatifs. Et, notamment, celui d’une rétribution décente pour l’éleveur, qui puisse aussi lui permettre de prendre quelques jours de vacances en se faisant remplacer. « Mais attention », précise Nicolas Chabanne, « ce n’est pas de la charité : pour en moyenne 4 € de plus par an, le consommateur sait qui produit son lait et comment il travaille ; c’est un engagement bilatéral ». Un véritable engouement médiatique et populaire qui s’est fait quasiment sans publicité, grâce au relais des réseaux sociaux et à une action collective.

Un modèle économique gagnant-gagnant

Dans ce climat morose pour la filière française de production du lait, l’initiative a fait du bien à la coopérative de Bresse-Val-de-Saône (Ain), qui regroupe une cinquantaine d’exploitations, dont certaines étaient en grande difficulté. La marque du consommateur leur garantie en effet 39 centimes par litre de lait via la laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel (LSDH), soit environ 25% en plus du prix consenti par les grands collecteurs de lait français. Et pour le producteur, ces quelques centimes font toute la différence. « Cela montre qu’il est possible de faire différemment », explique Martial Darbon, président de la coopérative. « Aujourd’hui, on peut tabler sur une production mensuelle stable correctement rémunérée. » De son côté, La marque du consommateur prélève 5% sur les ventes, somme qui alimente le développement d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) à laquelle chacun peut devenir actionnaire pour 1€.

De nombreux développement en cours

Si l’enseigne Carrefour a été la première à la proposer en rayon, la brique de lait « C’est qui le patron ?!® » est aujourd’hui disponible dans 8 500 points de vente de la grande distribution (Auchan, Intermarché, Colruyt, Casino, Migros, Cora et Leclerc). Forte du succès de sa première référence, La marque du consommateur vient d’étendre sa gamme avec un jus de pomme et une pizza (en rayon depuis fin avril) et du beurre bio (en rayon le 18 septembre prochain). D’autres produits sont d’ores et déjà en préparation : compote de pommes, crème fraîche, œufs, fruits, jambon, steak haché, yaourts, pâtes, fromage blanc, farine, salade, sardines, soupe de légumes, cookies…

Les questionnaires d’élaboration du steak haché, des pâtes et de la salade sont actuellement en ligne.

Publié par Aphadolie (vidéos à visionner)

Source :

https://lamarqueduconsommateur.com/

http://agriculture.gouv.fr/cest-qui-le-patron-r-la-marque-qui-rend-consomacteur

https://spotjardinmonsite.com/2018/02/06/bravo-pour-cette-tres-belle-initiative/comment-page-1/#comment-8874

https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/c-est-qui-le-patron-nicolas-chabanne-le-vrp-des-terroirs_1945266.html

Note :

Si vous êtes passionné de la terre, des plantations, que ce soit dans un potager, petit ou grand, un verger, culture en pots sur votre terrasse, culture de plantes vertes et tous autres plantes d’extérieur ou d’intérieur, je vous recommande ce site qui se veut riche en information et accessible à tous de par ses explications : https://spotjardinmonsite.com/

Voir:

 

 

 

16 commentaires

  • predateur

    dans le même ordre d idée
    https://www.change.org/p/ministre-de-l-agriculture-soutenez-laitik-la-laiterie-ind%C3%A9pendante-bretonne
    un systhème de niche , comme également » faire france  »
    qui consiste surtout à diviser les producteurs , et comme il faut diviser pour régner , c est une opportunité pour la filière agro alimentaire
    ça ne change rien à la qualité du lait

  • Nicolas Chabane est fils d’agriculteur.

    Il avait lancé la marque « gueules cassées ». Pour la vente de fruit et légume moches d’abord..
    http://www.lefigaro.fr/conso/2015/06/09/05007-20150609ARTFIG00006-les-produits-alimentaires-gueules-cassees-font-un-carton-en-france.php

    • En tout cas bravo, belle réussite.
      Le changement passera forcément par effet de mode (et donc de suivisme), par effet d’adhésion à un mode de consommation. ( loin de la décroissance, hélas)

      Penser changer les choses en s’affranchissant des règles du jeu du Capital est une erreur. Beaucoup trop de citoyens sont dans la paresse intellectuelle inhérente à notre époque de satisfaction immédiates des désirs, et quand on voit les files d’attentes aux stations services on constate qu’il n’y a même pas un début de  » je pense donc je suis ».

      Alors que s’y adapter, pour y répendre ses convictions avec les mêmes leviers façonnés par le Système, cela rassure la masse.
      Qui finira par se convaincre que c’est grâce à elle que…

      https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

  • Je reste dubitative. Le budget est de plus en plus serré, le consommateur va vers les produits les moins chers en priorité. Alors c’est à voir…

    Dommage pour la filière « lait », mais il vaudrait mieux ne plus en boire, et ce depuis longtemps. Il n’est pas adapté aux adultes. Mais on dira que… ceci est une autre histoire…

  • Graine de piaf Graine de piaf

    plus adapté, on le disait déjà il y a 75 ans, c’est ce qu’un médecin avait dit à une maman que je connaissais « c’est bon pour les veaux, pas pour les humains » ! et maintenant c’est encore pire avec tous les produits chimiques qui se retrouvent dans le lait donc dans tous les laitages, car c’est là qu’ils se concentrent en premier et dans le foie.

  • suzanna

    Des conneries, sans les supermarchers il n’y aurait jamais eu de problème de rémunération, le problème est donc les supermarchers, point barre.

    • Oui.
      Nous on le sait mais la masse…
      On ne peut que se servir du système, lutter contre est dérisoire.
      Tu penses que les gens sont hostiles au supermarchés?
      Bien sur que non, sinon la loi serait appliquée et des milliards d’euros d’amendes seraient récupérés.

      Par exemple, pour lutter contre la numérisation de la société, il est évident que d’avertir les gens sur bigbrother sera voué à l’échec…

      Maintenant , imaginons un Syndicat/Association de régulation du numérique dans l’économie. Imagines que des militants aillent dans les banques avertir les agents qui disparaitront pour bonne part, grâce ou à cause de la 5G, de la blockchains, des IA cognitiques etc…
      Alors, si la masse voit que des banquiers commencent à manifester…. Les agents administratifs, comptables, vendeurs etc pourraient suivre.
      Et forcémment, si quelques banquiers, qui sont des gens sérieux , des Honnêtes gens ( de Bien) , alors une partie de la masse pourrait suivre le mouvement et en faire un débat public.

      Et rien de complotiste! Des tas de rapports très comme il faut sont dispos sur le net.

      En plus , le mouton est très sensible quand il s’agit de son pouvoir d’achat…

      https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

      • D’ailleurs je pense que la révolution industrielle qui arrive, 5G et blockchains , est l’explication logique de la migration de masse imposée.

        Parce que du coup, au lieu de stigmatiser une technologie désirée par les possédants, la masse se focalise sur la main d’oeuvre pas chère (les machines le seront encore moins) et les relocalisations soit disant patriotes. (Sharp a fermé des milliers de postes en Chine pour les remplacer par des machines sur le sol US.)

        Edit: J’insiste sur le fait que la 5G est en soi une révolution industrielle, économique et sociale sans précédant.
        C’est une forme d’aboutissement du Supercapitalisme (à lire!!!!!!) .
        Si j’i’nsiste autant, c’est notemment parce que cet évènement technologique MAJEUR est ignoré des médias.

  • blackh

    C’est bien de rappeler cette initiative mais c’est un vieil article recyclé et les informations ne sont pas à jour : le beurre est en vente depuis longtemps, Monoprix vend cette marque depuis un moment…

    Prix fixé par les consommateurs : on ne m’a pas demandé mon avis…