« Vers une guerre commerciale entre l’Europe et les USA ou vers le retour du traité de libre-échange transatlantique ? » L’édito de Charles SANNAT…

On le pensait bien que le TTIP restait en embuscade, va-t-il ressusciter? Gaz de schistes, poulet chloré, OGM, bœuf aux hormones, le summum du « savoir faire » étatsunien, bien connu pour sa « gastronomie » fast-food et sa boisson pétillante tant vantée. Vous pensez malbouffe, obésité ?…

À lire les titres alarmistes de la « grande presse », la presse sérieuse (et sérieusement subventionnée mais c’est un autre sujet), nous sommes au bord du chaos. Que dis-je, de l’effondrement, que dis-je, de la conflagration mondiale absolue entre deux titans économiques du monde, à savoir l’Europe et les États-Unis d’Amérique.

Voici le titre d’un article du Figaro qui relaie cette dernière sortie « Trumpesque », tout en sachant que les articles traitant de cette information sont pour le moins très nombreux.

Trump juge l’Union européenne « très injuste » envers les États-Unis

« Le président américain estime que les échanges commerciaux transatlantiques souffrent d’un grave déséquilibre.

Dans un entretien à la chaîne de télévision britannique ITV diffusé dimanche soir, Donald Trump s’en est pris à l’Union européenne, estimant que Bruxelles traitait les États-Unis de manière très injuste dans leurs relations commerciales, et l’a menacée à demi-mot de représailles.

Ainsi Donald Trump a déclaré : J’ai beaucoup de problèmes avec l’Union européenne et cela pourrait se transformer en quelque chose de très gros de ce point de vue, du point de vue du commerce, déclare le président américain. Nous ne pouvons faire entrer nos produits. C’est très, très dur. Et pourtant, elle envoie ses produits chez nous : pas de taxes, très peu de taxes. C’est très injuste, ajoute-t-il. Elle n’est pas la seule, d’ailleurs. Je pourrais nommer beaucoup de pays et d’endroits qui le font. Mais l’Union européenne est très, très injuste envers les États-Unis. Et à mon avis, cela va vraiment se retourner contre elle.

Élu sur un programme aux accents protectionnistes (America First), se targuant de vouloir protéger les travailleurs et entreprises américains, Donald Trump a régulièrement accusé des pays étrangers de pratiques commerciales déloyales, dont la Chine, principal partenaire commercial des États-Unis. L’administration américaine a ainsi instauré la semaine dernière des droits de sauvegarde sur des panneaux solaires importés de Chine, mais aussi sur les grandes machines à laver fabriquées en Chine, en Corée du Sud, au Mexique, en Thaïlande et au Vietnam. En Europe, le président américain a croisé le fer avec l’Allemagne, dont il juge l’excédent commercial avec les États-Unis excessif. Il a notamment menacé d’instaurer des taxes douanières en représailles pour réduire le déséquilibre.

Interrogé sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, Donald Trump a dit qu’il se serait montré plus ferme” que la Première ministre britannique dans les négociations avec Bruxelles. Non, je ne le négocierais pas comme c’est négocié, a répondu M. Trump à la question de savoir si Theresa May était bien positionnée dans les négociations sur le Brexit. J’aurais dit que l’Union européenne n’est pas aussi bien que ce qu’elle est censée être, a-t-il ajouté. J’aurais adopté une position plus ferme sur le retrait de l’Union européenne. En janvier 2017, le milliardaire républicain avait estimé que le Royaume-Uni avait eu bien raison de quitter une UE selon lui dominée par l’Allemagne, prédisant que le Brexit serait un succès et que le bloc européen continuerait à se fragmenter. »

Voilà pour l’analyse du Figaro.

Vers un retour du traité transatlantique évidemment !!

Vous avez aimé le TTIP et sa bataille sur les accords de libre-échange totaux ?

Eh bien vous allez aimer son remake qui vient en réalité de commencer sous vos yeux et sous ceux des journalistes qui n’ont pas du tout compris ce qui se jouait, car ils sont pris par leur idéologie anti-Trump primaire.

Encore une fois, on peut ne pas aimer Trump, on peut même le détester ou le haïr, il ne faut pas pour autant le faire de façon stupide.

Trump est un homme d’affaires.

Et les hommes d’affaires négocient férocement, sinon ils seraient des hommes mais pas d’affaires…

Si Trump est milliardaire, c’est qu’il sait monter et créer des « scripts » suivant sa volonté pour amener l’autre partie là où il le souhaite en faisant croire aux autres qu’ils ont trouvé la solution.

Alors que va-t-il se passer ?

C’est vraisemblablement assez facile à prévoir.

Le ton va monter entre l’Europe et les États-Unis autour de certains sujets ayant trait à des produits plus ou moins interdits chez les uns ou chez les autres et refusés par l’un ou par l’autre…

Dès lors, deux possibilités vont s’offrir à nos mamamouchis de part et d’autre de l’immense océan qui nous sépare.

Nous pouvons nous faire la guerre commerciale avec toutes les conséquences fâcheuses que cela impliquera forcément, ou alors on finit par se mettre d’accord dans le cadre d’un “deal win-win” (gagnant- gagnant) comme disent les hommes d’affaires de la trempe d’un Trump, sous l’amicale pression des multinationales et du « big business » qui ne va pas accepter de se voir réduire considérablement ses profits, alors que nous pourrions tous, si intelligemment, ressortir comme par hasard ce beau projet de libre-échange entre nos deux grandes zones économiques.

Ainsi, les Européens en général et les Français en particulier, devenus tous complètement neuneus dès qu’ils aperçoivent un pot de Nutella en promo, pourraient en plus se jeter, affamés qu’ils sont, sur du bon bœuf aux hormones made in USA…

Mon humble avis est que, comme la guerre des monnaies, qui n’a pas lieu, la guerre commerciale entre les États-Unis et l’Europe n’aura pas lieu.

L’accord de libre-échange, lui, sera signé, et tous les mondialistes europathes ne pourront pas s’y opposer sans s’enferrer dans leurs propres contradictions, et ils s’apprêtent à offrir, sans le savoir, à Trump une belle victoire de communication, puisqu’ils… signeront en grand pompe un traité avec le « monstre » protectionniste de Washington. Une fois de plus, l’Europe sera l’outil part lequel les Français se feront couillonner.

J’en rigole déjà dans ma barbe qui blanchit à vue d’œil.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT pour Insolentiae

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