Auxerre: Des patients sous chimiothérapie victimes d’une pénurie de traitement….

A vouloir toujours moins cher.. Sans compter les labos qui décident de cesser la production d’un médicament pas rentable. Le profit avant tout..

L’hôpital d’Auxerre ne peut temporairement plus dispenser de traitement de chimiothérapie à des patients souffrant d’un cancer en raison d’une rupture de stock d’un produit…

Inconcevable. L’hôpital d’Auxerre doit faire face depuis plusieurs jours à une pénurie de « carboplatine », rapporte France Bleue Auxerre.

Cette molécule anticancéreuse est utilisée pour le traitement de certains cancers comme celui du poumon ou des ovaires par exemple.

Les cures au carboplatine ont donc été arrêtées comme le rapporte à la radio Jeanine : « Quand la première poche était vide, l’infirmière est venue pour me dire qu’elle ne poserait pas la deuxième, parce qu’ils étaient en rupture de stock. On m’a dit « rentrez chez vous ». J’ai été choquée ! » D’autres molécules ont été proposées aux personnes malades, mais toutes ne peuvent pas les supporter.

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Résultat, certains patients cancéreux sont obligés de parcourir 80 kilomètres pour se rendre dans l’hôpital le plus proche, à Sens, afin de suivre leur chimiothérapie.

Une pénurie qui soulève un problème plus grave

Le problème ne risque pas s’arranger tout de suite, car le carboplatine fabriqué en Asie est en rupture de stock chez les distributeurs français. Plus aucun hôpital n’est donc approvisionné. « C’est la première fois qu’une pénurie si importante et si longue nous arrive sans que personne ne puisse nous approvisionner », a confié le docteur Frédéric Martin, pharmacien au centre hospitalier d’Auxerre, à France Bleue Auxerre.

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S’il n’y a pas de risque pour la santé et que tout devrait rentrer dans l’ordre fin juillet, selon France Bleue Auxerre, le pharmacien a tenu à lancer un signal d’alerte : « La politique menée depuis quinze ans fait que l’on veut absolument les médicaments les moins chers possible, et on accepte des produits faits à l’autre bout du monde. Ce qui fait que s’il y a le moindre problème de fabrication, on arrive à ce genre de problème (…) à termes, on ne sait pas comment ça peut évoluer. Parce que le nombre de ruptures ne cesse d’augmenter, alors on va aller vers d’autres difficultés de plus en plus prenantes, pour faire en sorte que nos patients soient quand même traités. »

Source 20Minutes/Santé

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