Tchernobyl en 25 faits

Tchernobyl, encore et toujours, une catastrophe qui maintenant dure depuis 30 ans et qui ne se terminera que dans quelques siècles, et également une catastrophe considérée comme étant la plus grave de l’histoire du nucléaire.

Suite à celle-ci, nous aurions pu nous dire que cela nous servirait de leçon, que les humains ne referaient pas les mêmes erreurs, c’était sans compter sur la bêtise de certains dont le principal but est le profit avant tout, quels qu’en soient les risques. C’est vrai que si l’on regarde bien, officiellement, c’est réellement la plus grosse catastrophe de l’histoire, même Fukushima ne rivaliserait pas avec car dans le cas de Fukushima, la contamination serait restée essentiellement locale, elle ne serait pas du tout planétaire, que nenni!!! De plus, parler des réacteurs chargés au plutonium de Fukushima qui seraient entré en fusion, cela serait même un hoax sans aucune crédibilité (merci Libération pour l’étique journalistique). Alors soyons rassurés, à part Tchernobyl, il n’y a réellement rien à craindre soit-disant…

Maintenant, en étant plus sérieux, voici 25 faits au sujet de Tchernobyl rapportés par Sputniknews, histoire de ne pas oublier…

Nucléaire Tchernobyl Fukushima atomique

Il y a 30 ans, le 26 avril 1986, survenait la plus grande catastrophe technologique de l’histoire de l’humanité à la centrale nucléaire de Tchernobyl (ville d’Ukraine située sur une rive du Pripiat). J’ai listé 25 faits que vous ignorez peut-être à ce sujet.

1. La catastrophe de Tchernobyl a été classée au niveau 7 — le plus élevé — sur l’échelle internationale des événements nucléaires (INES) ce qui en faisait, à l’époque, l’accident technique le plus important de l’histoire.

2. L’accident de Tchernobyl a émis 100 fois plus de radiations que le bombardement nucléaire de Hiroshima et Nagasaki en 1945.

3. Les employés de la centrale ont été les premiers à lutter contre les répercussions de l’accident. Ils ont mis hors service des équipements, dégagé des encombrements, éteint des feux et effectué d’autres travaux directement dans les salles des réacteurs et de machinerie, ainsi que dans d’autres locaux de la section endommagée de la centrale.

4. La catastrophe a fait 31 victimes à la centrale. Un employé est mort lors de l’explosion et un autre juste après l’accident à cause de nombreuses blessures. Les autres sont décédés au cours des semaines suivantes en raison de brûlures et de maladies liées aux radiations.

5. Plus de 600 000 personnes ont mis en péril leur santé pour lutter contre les conséquences de l’accident et stabiliser la situation.

6. Les émissions radioactives ont surtout touché la Biélorussie, le nord de l’Ukraine et l’ouest de la Russie.

7. La contamination radioactive s’est étendue en Ukraine sur près de 50 000 kilomètres carrés, dans 12 régions.

8. Plus de 4 000 localités de 14 régions russes ont été contaminées, soit une population de 1,5 millions de personnes.

9. Le nuage radioactif a atteint la Suède, la Finlande, la Pologne, l’Allemagne, ainsi que la Suisse et le nord de l’Italie, provoquant des pluies contaminées.

10. Le lendemain de l’accident, une commission gouvernementale a décidé d’évacuer la population des localités situées à proximité de la centrale. Les autorités ont fait déménager 116 000 habitants de 188 communes en 1986.

11. D’après les experts, l’accident a résulté de violations graves des normes d’exploitation de la centrale, commises par les employés du réacteur 4.

12. Suite à l’explosion, les autorités ont établi une zone d’exclusion de 30 kilomètres à laquelle l’accès est toujours interdit.

13. Afin d’isoler le réacteur détruit, les spécialistes ont créé vers la fin de l’année 1986 une construction spéciale nommée la Couverture — ou, officieusement, le « sarcophage ». Ces travaux, qui ont requis 400 000 mètres cubes de béton et 7 000 tonnes de métal, ont été achevés en 206 jours, dans les plus brefs délais.

14. La radiation a coloré la forêt voisine en roux très vif. On l’appelle désormais la « Forêt rousse »: 10 kilomètres carrés d’arbres situées à proximité de la centrale, qui ont absorbé la partie la plus importante de la poussière radioactive émise lors de l’explosion du réacteur en 1986. Cette dose très élevée de radiation a tué les arbres — tout d’abord des pins — en les colorant en roux. Lors des travaux de désactivation du territoire, cette forêt a été détruite par des bulldozers et enterrée dans des fossés — visibles actuellement sur Google Maps.
15. La centrale ne produit pas d’électricité et a été complètement arrêtée en 2000. Elle suit actuellement u n programme de mise hors exploitation, qui implique de nombreux travaux sur plusieurs décennies.

16. La zone d’exclusion de Tchernobyl renferme des sites d’enfouissement de déchets radioactifs, où étaient notamment entreposés les véhicules utilisés dans la lutte contre les conséquences de l’accident à la centrale — des niveaux très élevés de radiation avaient en effet contaminé les hélicoptères, engins de construction, véhicules de transport, poids-lourds et autres remorqueurs, les rendant inexploitables. Ces véhicules ont donc été transférés vers des sites d’enfouissement, véritables « cimetières techniques ». La zone d’exclusion renferme deux sites de ce genre: celui de Bouriakovka et celui et Rassokha. Selon des estimations, la valeur totale des véhicules enfouis à Rassokha représente 46 millions de dollars — selon les prix de 1986.
17. Pripiat et Tchernobyl sont deux villes tout à fait différentes. Pripiat se trouve à 2 kilomètres de la centrale et 49 000 personnes y vivaient avant l’accident. Cette ville était directement liée à la Centrale nucléaire Lénine de Tchernobyl, qui constituait le noyau de son activité économique. La ville de Tchernobyl (14 000 habitants avant la catastrophe) est située quant à elle à 12 kilomètres de la centrale. Elle n’a jamais eu aucun rapport particulier avec cette dernière.

18. Tchernobyl figure dans le classement des dix villes les plus contaminées du monde, publié en 2006 par le Blacksmith Institute, une ONG scientifique américaine.

19. Les premières études menées sur l’écosystème de la zone d’exclusion ont montré l’effet important des radiations et une réduction considérable de la population animale dans le secteur. L’analyse des données recueillies depuis 30 ans montre toutefois que l’écosystème se reconstitue. La zone contaminée constitue actuellement une réserve naturelle unique abritant une population florissante de loups, de cerfs, de castors, d’aigles et d’autres animaux.

20. La population actuelle de Tchernobyl est de 3 000 personnes, qui travaillent dans la zone interdite. Ils y accèdent à l’aide de leur carte d’employé.

21. Il existe aussi un autre type de laissez-passer pour ceux qui sont revenus de leur propre gré chez eux, dans leur maison située près de la centrale, quelques années après l’explosion. Les autorités ukrainiennes ont distribué environ 130 laissez-passer de ce type.

22. Chaque année, des milliers de personnes s’introduisent dans la zone d’exclusion en contournant les gardiens et les barrages — maraudeurs et braconniers pour gagner de l’argent, aventuriers pour les sensations fortes.

 

23. Les premières excursions dans la zone d’exclusion ont été organisées dès les années 1990. Aujourd’hui, il s’agit d’une destination touristique assez populaire. D’après le chef de l’Agence d’État pour la gestion de la zone d’exclusion, cette dernière a accueilli plus de 15 000 visiteurs l’année dernière — soit un grand bus touristique par jour. Les organisateurs de ces visites affirment que le volume de radiation en un jour à Tchernobyl est équivalent à une heure de vol en avion, soit 160 fois moins que la dose reçue lors d’une séance de radiographie pulmonaire.

24. La Couverture-2 est une construction d’isolation en arcs autour du réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl, qui devrait recouvrir le « sarcophage » actuel, déjà obsolète. Les travaux ont débuté en 2000 et doivent aboutir à la construction d’un arc de 105 mètres de hauteur, 150 mètres de longueur et 206 mètres d’épaisseur pour recouvrir l’isolation actuelle, ainsi que d’autres sites de la centrale. Cette couche supplémentaire protégera l’environnement des émissions radioactives lors de l’extraction du combustible et des composants radioactifs du réacteur détruit. Selon le projet, ce nouveau sarcophage devrait tenir au moins 100 ans.

25. Le parlement ukrainien a adopté un programme pour mettre la centrale de Tchernobyl hors service. Il prévoit notamment la destruction complète de la centrale d’ici 2065.

Source+nombreuses photos: Sputniknews.com

Maintenant, le devoir de mémoire est important, regarder encore et encore des paysages vides ou des photos du réacteur éventré n’apporte pas grand chose au final, nous le savons, nous en sommes conscients, mais ce qui n’est pas montré pour ce triste anniversaire, c’est que les victimes sont avant tout humaine, et que des enfants ont été directement touchés, mais ces images-là, certains considèrent qu’il vaut mieux les oublier…

Et ici, nous ne les oublions pas!

ATTENTION, LES IMAGES QUI SUIVENT PEUVENT CHOQUER

Reste un fait à reconnaître, ces images font polémiques et sont remises en causes, car suivant certains chercheurs, rien ne prouve qu’il y a bien un lien entre les mutations et la catastrophe de Tchernobyl, un sujet à fouiller donc…

Petit rappel au passage des pires catastrophes nucléaires de l’histoire:

30-ans-de-tchernobyl.les-pires-accidents-nucleaires-de-lhistoire_3Source de l’image: Ouest-france.fr

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