Macron veut « un traité refondateur » de l’UE d’ici deux ans et une accélération des réformes en France

Macron, ex-financier qui reste dangereux et aux ordres, annonce ici le programme: un nouveau traité, et une accélération des réformes en France, et lorsque des réformes sont annoncées, elles ne sont pas là pour avantager les populations, mais pour serrer encore un peu plus la vis. En clair, le TAFTA avance, et la grècisation du pays va se confirmer, tout simplement.

Mais pour pouvoir agir, Macron va devoir garder un semblant de pouvoir, et pas uniquement en étant à la tête d’un petit mouvement politique, du coup, un indice de plus qui confirme mes doutes: il sera réellement candidat aux présidentielles (voir ma conclusion ici)!

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Le ministre français de l’Economie a demandé «  un traité refondateur de l’Union européenne » dans les deux ans, quitte à ce que cela ne concerne que « quelques-uns » des États membres.

« Dans ce moment de refondation, concrètement que devons-nous faire ? On doit prendre un vrai traité refondateur, c’est ça que j’appelle de mes vœux, c’est ça que nous devons préparer dans les 18 mois qui viennent », a plaidé le ministre au cours d’un échange avec des étudiants du Collège d’Europe à Bruges (Belgique).

Lire : Macron et Osborne à l’unisson sur la réforme de l’UE

Il a souhaité que « ce traité, cette démarche, fasse l’objet de débats démocratiques dans les grands pays européens ».

Elections en France et en Allemagne

« On a la chance en 2017 d’avoir des élections générales et en France et en Allemagne au même moment, avec un calendrier ensuite qui nous dégage trois années d’action, c’est dans cet espace qu’il faut construire la refondation », a souligné M. Macron, parlant de « rajeunir » une Europe qui « a profondément vieilli (…) parce que nous ne rêvons plus à elle ».

« On ne peut avancer vers une plus grande intégration de ce cœur de l’Europe sans que, sur les sujets sociaux et fiscaux, on ait en quelque sorte la même stratégie, mais en accéléré (par rapport à) celle qu’on a eue sur les sujets monétaires, c’est-à-dire qu’on ramène dans une zone de convergence nos économies », a-t-il estimé.

Une Europe «  à quelques-uns »
« Le manque de confiance est probablement l’un des poisons de l’Union européenne actuellement », a estimé le chouchou des sondages français.

Pour rassurer le partenaire allemand, qui pointe depuis plusieurs années la lenteur des réformes en France, M. Macron a plaidé pour une « accélération » de ces dernières et de la consolidation budgétaire dans son pays.

Article en intégralité sur Euractiv

 

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