Congrès de l’UOIF à Lille : des intégristes qui prêchent la haine de la France invités

Les doutes n’étaient déjà plus permis depuis longtemps, nos politiques ferment les yeux sur l’Islam radical lorsque celui-ci arrange leurs affaires. Jusqu’à présent, nous avons pu apprendre que plusieurs personnalités politiques si ce n’est les partis eux-même, financent sans problème la construction de Mosquées si cela pouvait leur rapporter quelques voix durant les élections, quitte à envoyer valdinguer la loi de 1905. Ils ont laissé le Qatar financer l’Islam de France alors que ce pays n’est pas reconnu pour ses positions modérées, ils ferment les yeux sur le financement du terrorisme par les saoudiens car il y a de gros contrats à la clé, ils ont même participé à l’inauguration du Conseil Théologique Musulman de France alors qu’il est ouvertement proche des frères musulmans, Manuel Valls lui-même parlait de « combattre les discours » de ces frères musulmans.

Au final, qu s’est-il passé? Des attentats ont eu lieu, au nom de notre sécurité des lois ultra-sécuritaires aberrantes sont passées dans le pays avec à la clé la mise en place d’Urvoas, et? On continue de fermer les yeux, de passer de gros contrats, d’entretenir les amalgames qui ne profitent pas aux musulmans eux-même, et on laisse même se tenir un sommet de l’UOIF qui s’est permis d’inviter des intégristes qui prêchent la haine de la France. Normal?  hassan-al-banna-freres-musulmans-1503319-jpg_1385972_660x281Source de l’image: Les 50 propositions d’Hassan al-Banna, fondateur des Frères musulmans

Le 7 février se tiendra au grand Palais de Lille le congrès de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). Certains invités prêchent un islam politique et radical, indique la présidente de l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise.

 

L’islam politique et radical entend tenir séance au Grand Palais de Lille dimanche 7 février prochain. Face aux menaces dont la France est l’objet, notre gouvernement doit agir et interdire cette manifestation.

 

L’UOIF – Union des organisations islamiques de France, forte de plus de 250 associations et d’une soixantaine de grandes mosquées – est la très officielle fédération des Frères musulmans en France. Et la tendance qui s’affirme en son sein n’est pas à une réforme en phase avec les valeurs de notre République, mais affiche au contraire le courant le plus belliqueux de cette idéologie.

 

La dangerosité que représente cette «institution» pour la liberté d’expression et la laïcité n’est plus à démontrer. Ses responsables et les associations et personnalités associées sont connus des experts de l’islam politique en France.

Derrière une vitrine proprette, l’UOIF associe systématiquement le racisme et ce qu’elle appelle l’«islamophobie», cherchant à faire reconnaître cette dernière comme un délit, afin d’interdire toute critique de l’islam. Ce ne serait pas si grave si, derrière ce discours anodin en apparence, ne se cachaient des approches bien plus politiques, dont l’objectif est d’atteindre la domination de notre État et sa soumission au néo-califat et à la loi islamique dont rêvent les «Frères» (Isabelle Kersimon dans Le Point du jeudi 21 janvier).

 

L’UOIF peut toujours condamner l’État islamique, son objectif est sensiblement le même: la conquête du pouvoir, à moyen terme, en utilisant notre système, et, s’il le faut, la violence. Cela s’est produit en Égypte, en Tunisie, en Iran… Et n’en déplaise aux sceptiques, leur bannière ne trompe personne: le Coran et les deux sabres!

La manifestation organisée à Lille, dont c’est la neuvième édition, propose des conférences sur le thème des «jeunes musulmans», caressant l’objectif de s’adresser à une génération en quête de sens et d’identité, dans une région ravagée par le chômage, particulièrement jeune et où le Front national bataillait le second tour des élections régionales avec Les Républicains. Rien de tel qu’un discours antisémite, homophobe et pro-djihad pour faire éclater une poudrière déjà au bord de l’implosion.

Les invités sont des personnalités à la réputation sulfureuse, mais plus fins et meilleurs stratèges que ceux que j’avais dénoncés lors du Salon musulman de Pontoise en septembre 2015.

 

Pour la plupart, ils ont appelé au djihadisme en Syrie, dénoncent la coalition arabo-occidentale contre l’État islamique et ont une admiration démesurée pour le Hamas.

Par exemple, Mohamad Ratib Al-Nabulsi, Frère musulman homophobe, pro-charia, pro-Hamas déclare, dans l’un de ses écrits qu’il faut «tuer l’apostat» ou encore qu’«il n’est pas permis (…) de participer à la guerre contre l’Etat islamique. Il est une obligation religieuse: tout musulman doit se démarquer de cette guerre et s’y opposer par tout moyen».

 

Abouzaïd Almoqri el-Idrissi est, lui, connu pour son antisémitisme totalement assumé, sous couvert d’un antoinisme de façade: «La normalisation des relations avec Israël est un génocide civilisationnel». Le saoudien Abdellah Sana’an, quant à lui imam à Médine, est signataire d’un appel au djihad en Syrie. Quant à Tariq Ramadan, qu’il est nul besoin de présenter, il fait lui aussi partie de l’affiche.

 

 

Article en intégralité sur Le Figaro

Comment calmer le raz-le-bol de certains, réduire les votes frontistes, réduire les tensions dans le pays, en laissant ce genre d’événement se dérouler? Ils ont interdit Dieudonné de tenir des propos antisionistes, et ils laissent les frères musulmans tenir des discours antisémites, cherchez la logique.

Nos politiciens jouent un double-jeu extrêmement dangereux, réellement dangereux…

Et pour ceux ayant des questions sur le sujet, un rappel indispensable à ne surtout pas négliger.

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