La pression politique par sanctions au menu de l’AG de l’Onu

Pourquoi, étonnement, ce sont toujours les mêmes qui s’opposent aux bonnes décisions?

L’Assemblée générale de l’Onu mettra sur le tapis, lors de sa 70e session, le problème de la lutte contre l’application de restrictions 826098-membres-conseil-securite-onu-votentéconomiques unilatérales comme moyen de pression économique.

 La résolution correspondante a été adoptée jeudi par le deuxième comité de l’Assemblée générale de l’Onu qui s’occupe des questions à caractère économique et financier.117 Etats-membres ont voté pour et 51 pays se sont abstenus. Les Etats-Unis et l’Israël se sont prononcés contre.

Le projet de la résolution a été préparé par l’Afrique du sud. Le document précise que l’application de mesures unilatérales de contrainte « a un impact négatif sur l’économie et les efforts dans le domaine du développement, avant tout pour les pays en voie de développement ».

La résolution adoptée appelle la communauté internationale à arrêter des mesures urgentes et efficaces afin de « mettre fin à la pratique de l’application, à l’égard des pays en voie de développement, des mesures économiques unilatérales de contrainte, qui ne sont pas sanctionnées par des organes correspondants onusiens ou sont incompatibles avec les principes du droit international ».Fidèle à sa logique, la Russie s’oppose à l’application des mesures économiques unilatérales de contrainte à l’encontre des pays en voie de développement.

Pareilles mesures « sapent le droit même des pays à leur propre développement, entravent l’accomplissement par ces pays de leurs engagements sur l’assurance du bien-être de la population », a déclaré Diliara Ravilova-Borovik, conseillère senior de la mission permanente russe auprès de l’Onu.

Les pays ayant recours à de telles méthodes, violent le principe de souveraineté et de non-ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays afin de mettre en valeur leurs buts politiques et d’éliminer les concurrents sur le marché, estime Diliara Ravilova-Borovik.

« Les tentatives de poser des contraintes économiques par le biais de sanctions, d’embargos commerciaux et d’autres mesures ne s’appliquent pas seulement à l’encontre des pays en voie de développement. De nos jours, l’introduction de telles sanctions contournant la Charte de l’Onu est devenue presque de la norme », a résumé Diliara Ravilova-Borovik.

Source: Sputniknews.com

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