Bonne nouvelle! L’Autorité européenne de sécurité des aliments ose nous expliquer que le glyphosate n’est pas cancérigène!

Ho ben on peut être rassurés, le glyphosate ne serait finalement pas dangereux, ne modifierait pas l’ADN et ne serait pas cancérigène! Magnifiiiiiique! Je vais pouvoir en parler aux agriculteurs qui ont utilisé du Roundup pendant des années et qui maintenant profitent de leurs cultures….par la racine. Je pourrais même en parler au Docteur Moore, expert à la patte probablement huileuse tant elle a dû être graissée, qui a prétendu il y a quelques années que n’importe qui pouvait boire un grand verre de Roundup sans risques, chose qu’il a lui-même refusé de faire soit-dit en passant…

Allez, soyons encore plus fous, on va tenter d’en parler à Stéphane Le Fol, puisque selon lui il n’existe aucune alternative, ce qui serait également l’opinion de près de 70% des français qui en utilisent. Mais étonnamment, c’est faux, et non seulement il existe bel et bien des alternatives (voir lien sur Stéphane Le Fol), mais en plus, depuis que le Salvador a viré Monsanto de son territoire, le pays connait des récoltes record!

Alors l’EFSA, savoir si elle est fiable…. Elle vient de prouver que non, et que les intérêts qu’elle défend ne sont pas ceux des consommateurs!

Il est « improbable » que le glyphosate, que l’on retrouve notamment dans la composition du désherbant Roundup, soit cancérogène affirme l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) dans un rapport rendu public jeudi. Cette analyse sera utilisée par la Commission européenne pour reconduire ou non l’autorisation de la substance dans l’UE l’an prochain.

L’EFSA estime dans son rapport qu’il est « improbable que le glyphosate soit génotoxique (qu’il endommage l’ADN) ou qu’il constitue une menace cancérogène pour l’homme ». Les experts de l’autorité européenne proposent que ce produit, utilisé dans les pesticides surtout, ne soit pas catégorisé comme cancérogène « dans la réglementation de l’UE sur la classification, l’étiquetage et l’emballage des substances chimiques ».

Réflexion décisive
Cette analyse nourrira la réflexion de la Commission européenne qui doit trancher en juin prochain si elle renouvelle ou non l’autorisation d’utilisation du glyphosate, octroyée depuis 2002. Un porte-parole de l’exécutif a précisé que l’institution allait « examiner attentivement » les conclusions de l’EFSA, avant de prendre une décision « en consultation avec les Etats membres ».
Critiques
L’avis de l’EFSA est vivement critiqué, par Greenpeace et Pesticide Action Network (PAN) entre autres, notamment parce qu’il va à contre-courant de celui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Une de ses agences a statué en mars que le glyphosate était « probablement » cancérogène. Greenpeace a remis en question l’indépendance scientifique de l’EFSA notamment pour avoir basé son rapport sur des études non-publiées.

« Dangérosité irréfutable »
« L’évidence de la dangerosité est irréfutable, mais l’EFSA défie l’agence mondiale qui fait autorité en termes de cancer afin de plaire à des entreprises, comme Monsanto (ndlr: fabricant du Roundup) », a critiqué Franziska Achterberg pour l’ONG. Elle recommande vivement à la Commission européenne de tenir compte des conclusions de l’OMS: « Après avoir manqué de protéger la santé des Européens des émissions des voitures, la Commission ne doit pas répéter les mêmes erreurs ».

Source: 7sur7.be

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