Grece : un référendum sous la pression de l’asphyxie économique

Aujourd’hui, journée historique, mais l’histoire, habituellement écrite pas les vainqueurs, par qui est-elle écrite en cet instant-même? Car si tous les scénarios sont possibles, si aucune possibilité n’est à écarter, les faits nous montrent bien que tous les coups sont permis, même les plus bas, quand à la validité des votes, les possibilités de triche ne sont pas à écarter non plus…

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Le “oui” progresse dans les sondages avant le référendum de dimanche. Une évolution logique au regard de l’accélération de la dégradation économique cette semaine.

Le référendum du dimanche 5 juillet en Grèce sur les propositions des créanciers du 25 juin et leur proposition de soutenabilité de la dette va se tenir dans des conditions désastreuses sur le plan économique. Mais ce vote aura lieu dans une situation bien particulière. Le refus de l’Eurogroupe le 27 juin de prolonger le programme d’un mois, comme le demandait Athènes et la décision de la BCE dimanche 28 juin de ne pas relever le plafond des liquidités d’urgence disponibles pour le secteur financier grec, ont conduit à une asphyxie complète de l’économie. Lundi, le gouvernement grec a décidé de fermer les banques, de limiter les retraits à 60 euros quotidiens par carte et d’imposer un contrôle des capitaux. La Grèce est depuis dans un état d’asphyxie économique.

Un référendum hors standard ?

De nombreux observateurs se sont émus des conditions dans lesquelles ce référendum a été organisé. On a estimé que les huit jours de campagne ont été insuffisants et que les documents sur lesquels les Grecs devaient se prononcer n’étaient pas disponibles. Le Conseil de l’Europe a considéré que ce référendum ne remplissait pas les « standards européens » du vote. Le Conseil d’Etat grec doit se prononcer sur sa constitutionnalité ce vendredi. Mais derrière ces éléments juridiques, on oublie que les créanciers ont fait campagne en Grèce en faveur du « oui » à leurs propositions avec des moyens autrement plus puissants.

Un désastre économique

Le premier moyen est donc l’accès à l’aide à la liquidité d’urgence, le programme ELA de la BCE. Cette dernière n’entend pas provoquer un Grexit. Elle a donc maintenu l’accès à l’ELA sans le couper. Une attitude confirmée mercredi 1er juillet au soir. Mais ce gel est un moyen de pression formidable sur la population. L’asphyxie de l’économie grecque est chaque jour plus évidente. Les entreprises grecques ont été exclues du système électronique de transferts intra-zone euro Target 2. Ceci conduit à une impossibilité quasi-totale d’importer. Des pénuries de nourriture, d’essence et de médicaments ont été signalées, notamment dans les îles. Dans les banques, on commence à manquer de billets pour alimenter les automates. Retirer les 60 euros autorisés devient difficile. Selon le Daily Telegraph, il ne resterait que 500 millions d’euros de liquidités disponibles dans les banques grecques. L’économie grecque s’effondre. Selon Paul Mason, envoyé spécial de Channel 4 en Grèce, le chiffre d’affaires dans le commerce de détail non alimentaire a reculé de 30 % à 50 % en cinq jours.

Pour beaucoup d’électeurs, la question n’est donc pas de voter pour ou contre les propositions, mais pour ou contre le retour à la normale en apaisant la fureur des créanciers et de la BCE. Le « oui » ne peut donc que profiter de cette asphyxie économique organisée.

Des entreprises favorables au « oui »

Dans cette situation, beaucoup d’entreprises font plus ou moins ouvertement campagne pour le « oui » afin d’obtenir ce retour à la normale. Selon la chaîne publique ERT, certains chefs d’entreprises inciteraient ouvertement leurs employés à voter « oui », d’autres feraient dépendre le paiement des salaires ou le maintien des emplois d’un vote positif. Rien d’étonnant à cela : sans rétablissement rapide de la liquidité dans l’économie et de la capacité d’importer, ces entreprises pourraient rapidement disparaître. D’autant que la situation économique du pays était déjà dégradée. Dès lors, l’argument du « non » pour rejeter l’austérité devient naturellement fragile. Mieux vaut sans doute pour beaucoup une nouvelle cure d’austérité à un arrêt total de l’économie.

Des médias privés très engagés pour le « oui »

Le deuxième moyen de pression est plus classique. Les médias grecs privés se sont quasiment tous lancés dans une campagne pour le « oui. » Des statistiques récentes montraient que le temps accordé sur les chaînes privés aux manifestations du « non » le 29 juin était anecdotique : 8 minutes contre 47 minutes pour celle du « oui » le 30 juin. Ces médias sont prêts à toutes les manipulations.

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Le tabloïd Press Star a ainsi utilisé en une jeudi 2 juillet la photo d’un vieil homme portant quelques pains pour illustrer le malheur des retraités grecs. Une photo qui s’est révélé être celle d’un survivant du… tremblement de terre turc de 1999.

L’enjeu défini par les institutions

Un jeu sur la peur que les créanciers n’hésitent pas à utiliser, eux aussi. La BCE a ainsi ouvertement fait du référendum un vote pour ou contre l’euro. Outre son action sur l’ELA, les déclarations mardi 30 juin au matin de Benoît Cœuré, membre français du directoire de la BCE, a mis fin par une simple reconnaissance de la possibilité du Grexit à l’irréversibilité officielle de l’euro. Dès lors, les électeurs grecs, favorables, selon les derniers sondages, à 81 % au maintien dans la zone euro sont prévenus. Le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a abondé dans ce sens, tandis que le président du parlement européen Martin Schulz a promis un nouveau départ pour la Grèce « une fois l’ère Syriza terminée. » Autrement dit, les électeurs sont prévenus : un « non » signifierait le maintien de l’asphyxie économique, la sortie de l’euro et la mise au ban de l’Europe. Le refus des créanciers de poursuivre les négociations comme Alexis Tsipras l’avait proposé a encore augmenté la pression sur les électeurs en leur laissant entendre qu’il ne pourrait pas y avoir de nouvelles négociations en cas de « non. »

Le « non » en position de faiblesse

En face, le camp du « non » a bien peu d’arguments à faire valoir : Alexis Tsipras lundi 29 juin et Yanis Varoufakis jeudi 2 juillet ont mis leur mandat dans la balance. On tente aussi de glorifier le « non » en rappelant le fameux « non » du général Metaxas à l’ambassadeur d’Italie le 28 octobre 1940 qui est devenu une fête nationale en Grèce. Un moyen d’en appeler à la dignité du peuple grec face aux pressions. Mais c’est en réalité bien peu au regard de la situation et l’argument d’une position plus forte pour négocier en cas de « non » perd de la crédibilité face aux conditions matérielles. Même dans le camp gouvernemental, l’unité est mise à mal. Quatre députés des Grecs indépendants ont ainsi choisi de voter « oui » et, selon la presse grecque, la droite de Syriza commence à douter. Le choix des Grecs semble être désormais celui-ci : conserver l’actuel gouvernement élu pour rejeter le système traditionnel de partis clientélistes et se diriger vers le chaos économique ou rétablir la normalité économique en sacrifiant Alexis Tsipras. Nul ne peut blâmer des Grecs déjà lassés par cinq ans de souffrances de faire le second choix. Mais il convient de ne pas oublier que ce choix se fait avec un pistolet sur la tempe dont on entend déjà le cliquetis.

Le oui a le vent en poupe

Et de fait, la stratégie des créanciers fonctionne. Le « oui » a clairement le vent en poupe et progresse. Un sondage réalisé par Alco et publié ce vendredi donne le « oui » gagnat d’une courte tête avec 44,8 % des intentions de vote contre 43,4 % pour le « non » et 11,8 % d’indécis. Un autre, réalisé par l’Université de Macédoine, donne encore le « non » en tête à 43 % contre 42,5 % pour le « oui » et 14,5 % d’indécis. L’écart est donc minime, mais la dégradation économique est si forte que le besoin de retour à la normale va sans doute peser très lourd dimanche. Reste une matière à réflexion pour l’Europe. Comment est-il possible d’appliquer de tels moyens de pression sur un vote dans un pays de l’Union européenne ? Comment justifier que tous les moyens soient bons pour arracher un vote “acceptable” alors que la solution, une renégociation de la dette, est à portée de main ? L’Europe risque de rester durablement marquée par ce précédent.

Source : Romaric Godin, pour La Tribune, le 3 juillet 2015.

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Grèce : les scénarios de l’après-référendum

Les partisans du “oui” et du “non” ont manifesté vendredi soir à Athènes. Mais que risque-t-il de se passer lundi une fois le résultat connu ? Tentative de réponses.

Une place Syntagma, au centre d’Athènes, noire de monde. Une foule qui s’étend dans les avenues et les rues environnantes et qui a été estimée à 25.000 personnes par l’AFP, mais à plus de 50.000 par Reuters. Vendredi 3 juillet au soir, la manifestation pour le « non » au référendum organisé ce dimanche en Grèce sur les propositions des créanciers du 25 juin dernier a fait le plein. Alexis Tsipras, le premier ministre hellénique, a prononcé un discours (que l’on peut lire ici traduit en français) pour donner confiance au partisans du « non. » « Nous célébrons aujourd’hui la victoire de la démocratie. Nous sommes déjà victorieux, quelle que soit l’issue du scrutin de dimanche, car la Grèce a envoyé un message de dignité, un message de fierté », a-t-il déclaré. Il a également présenté l’enjeu du scrutin de dimanche : «  nous ne laisserons pas l’Europe entre les mains de ceux qui souhaitent soustraire l’Europe à sa tradition démocratique, à ses conquêtes démocratiques, à ses principes fondateurs, aux principes de démocratie, de solidarité et de respect mutuel. »

A moins d’un kilomètre de là, dans le stade des Panathénées, les partisans du « oui » s’étaient aussi réunis. Ils étaient, selon l’AFP 22.000. La vedette de ce rassemblement a été le présentateur de télévision franco-grec Nikos Aliagas, arrivé de Paris, qui a déclaré que « le oui donnera un meilleur avenir à nos enfants. » Les partisans du « oui », qui se présentent volontiers comme des partisans de l’Europe et de l’euro, étaient certes moins nombreux vendredi soir mais ils ont actuellement le vent en poupe dans les sondages, aidé par la dégradation rapide de la situation économique et le ralliement quasiment complet des médias privés grecs. Dans les derniers sondages, le oui et le non sont donnés au coude-à-coude.

Les scénarios : la réunion cruciale de la BCE lundi

Quels sont les scénarios possibles après ce référendum ? Dès lundi 6 juillet, le Conseil des Gouverneurs de la BCE se réunira pour examiner l’accès du système bancaire grec au programme d’aide à la liquidité d’urgence (ELA). C’est une réunion très importante. Les banques grecques ont reconnu n’avoir de la liquidité que jusqu’à lundi midi. Si le « oui » l’emporte, la BCE devrait considérer qu’un accord est possible entre la Grèce et ses créanciers puisque le peuple grec a validé le plan des créanciers. Elle devrait alors relever le plafond de l’ELA disponible pour les banques grecques et permettre ainsi rapidement la réouverture des banques fermées depuis lundi. En cas de « non », la BCE pourrait considérer qu’aucun accord n’est en vue. Elle pourrait alors estimer que les garanties déposées par les banques grecques pour son accès à l’ELA ont une valeur moindre. Sans relever le plafond, elle pourrait réduire la valeur de ces garanties et donc en demander davantage. Dans ce cas, les banques grecques ne seraient plus en mesure de fournir des liquidités à l’économie grecque. Elles resteraient fermées et l’accès à l’argent liquide et aux comptes bancaires deviendraient pratiquement impossible.

Article en intégralité sur Les-crises.fr

 

58 commentaires

  • ellemedit

    Influence,média,politiciens,je ne suis pas Grec,mais mon choix serait non !

    Si le Oui passe,que les Grecs ne viennent plus se plaindre,et assume leurs vote ! Les Banksters s’en mettront plein les poches

      • SURICATE

        +10.00000000 @ ellemedit. Suis bien de votre AVIS ! SI OUI que les Grecs ne viennent pas pleurer dans un proche avenir avec des tonnes de SOS, que les CRECS assument leur CONNERIE et SE DEMERDENT !

    • Le veilleur

      Beaucoup de Grecs ont peur de l’inconnu, peur de s’ouvrir à la nouveauté, peur de devenir indépendant et autonome de l’Europe mais c’est leur manque de courage qu’ils vont bientôt regretter et regretter d’avoir rater la seule opportunité qu’ils avaient de sortir de la misère.

      Combien d’échec ont eu lieux dans l’histoire à cause d’un manque de courage, à cause de la peur de l’inconnu mais tu as raison, qu’ils ne viennent plus se plaindre car si le « oui » l’emporte, nul doute qu’ils continueront à subir les conséquences de leurs peurs car un pays qui à peur est en une proie facile pour les prédateurs.

      • Jujusmart

        D’après ce que les médias nous disent, les grecs veulent rester dans la zone euro mais sans ses inconvénients.
        Mais je n’ai trouvé nulle part d’informations précisant pourquoi les grecs veulent tant rester dans la zone euro puisqu’ils n’en connaissent que des désagréments.
        Cela me semble fou que de vouloir rester dans un système qui vous tue.
        Si ce referendum avait lieu en France aujourd’hui, même sans tous les problèmes comme les grecs, combien ne sauteraient pas sur l’occasion pour exiger la sortie de l’euro.
        Je ne peux pas croire que les grecs soient plus cons que les autres, il faut encore voir comment ils sont informés.
        Déjà la télévision d’état grecque était supprimée, je ne sais pas si vous vous en souvenez … Quelle est leur sources d’informations ? Aucune idée pour ma part !
        Sont-ils multilingues pour se renseigner au delà de leurs « frontières » ?

      • Tyr

        Si l’élection avait lieu en France, la réponse serait en majorité oui.
        Pourquoi?
        Parce que les gens pensent que le passage à l’euro a été couteux et ruineux et ils ont peur que revenir à une vraie monnaie impliquerait encore une fois le même processus.

        Oui c’est crétin comme façon de penser, mais c’est bien ancré dans la tête des gens, et surtout instillé insidieusement par les grand médias

    • laspirateur

      Tout comme l’élection de leur soi-disant sauveur Tsipras, Les grecs n’auront pas le choix que celui imposé par le haut comme d’habitude! Rien ne change, tout est sous contrôle et je pense qu’il y a volonté de maintenir cette état de fragilisation pour arriver à l’état de Chaos profond. N’oublions pas la logique de guerre des USA qu’il veulent instaurer dans l’Europe! Tout cela ne reste que de la manipulation pour encore maintenir les grecs dans une sorte d’espoir et de réflexion en se disant qu’ils ont encore une chance de changer les choses. Que la situation empire encore oui, qu’elle s’améliore n’est pas dans la logique du NOM!

  • Jujusmart

    Je me rappelle du réferendum en Crimée. Plus de 90% de la population voulait rejoindre la Russie, et cela a été réalisé.
    L’Europe, l’ONU, les US, aucun d’entre-eux n’a accepté de reconnaître l’avis du peuple sous prétexte que ce réferendum n’était pas réalisé selon les règles internationales.
    Et aujourd’hui, sur un article de RT, l’Europe serait prête à reconnaître l’avis du peuple si, et seulement si, la Crimée applique les règles de l’OSDE et recommence un nouveau referendum.
    Donc, en Grèce, ce referendum a été « accepté » par l’Europe, sans rechigner même s’ils jouent de leur influence. C’est quand même étrange la vitesse à laquelle il a pu être réalisé ! 9 jours se sont écoulés depuis l’annonce de Tsipras. Pour moi, c’est trop beau pour être vrai, il y a anguille sous roche, mais je n’ai pas assez de connaissances que pour savoir ce qui se trame !

    • samlours94

      Tu as parfaitement raison. Comme le clame un certain parti, Syriza n’est qu’un leurre pour faire accepter aux peuples récalcitrants du reste de l’UE les pires des reculs en tous genres.
      Il y a une véritable guerre déclarée entre les peuples et ceux qui dominent, les élites soutenues par le système financier international.
      Le peuple Grec devrait en toute logique surmonter sa peur et voter NON ! Mais le peuple Grec est comme tout peuple sous occupation impitoyable, il va se mettre à genoux, d’autant qu’il est gouverné par des collabos qui n’ont même pas la franchise de reconnaitre leur propre jeu.
      En 40 en France, 90% des gens était collabos ou laissaient faire…la similitude est troublante.
      Je l’ai dis ici même le jour de l’annonce du référendum, le OUI va l’emporter et Syriza aura fait son sale job !
      Les seuls partis à suivre sont ceux qui, CLAIREMENT ET SANS AMBIGUITÉ prônent la sortie de l’€, de l’UE et de l’OTAN. Les autres partis sont des esclavagistes purs et durs !!!

      • Jujusmart

        Je pense comme toi, la Grèce, Syriza aurait dû annoncer le retrait de la zone euro comme solution à leurs problèmes plutôt que de pinailler sur, finalement, des « détails » d’acceptation ou non d’être pillé. Car pillés, ils le sont déjà.
        Mais au niveau « diplomatique », il est peut-être plus facile d’entrouvrir la porte de la sortie de l’Europe par étapes. Et celle-ci pourrait en être une aussi?
        Mais en tous les cas, ma confiance en les institutions est vraiment rompue, c’est la seule certitude que j’aie.

      • Dubitatif

        @samlours94
        « …Les seuls partis à suivre sont ceux qui, CLAIREMENT ET SANS AMBIGUITÉ prônent la sortie de l’€, de l’UE et de l’OTAN. Les autres partis sont des esclavagistes purs et durs !!! »
        entièrement d’accord avec toi !
        le blem… ils sont rares…et on leur laisse peu de place dans les médias http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_rose.gif

      • engel

        Samlours94
        Tu ne sais absolument rien du résultat.
        Certes, tu n’as qu’une chance sur deux de te tromper. Alors avec dieu chance avec toi, tu auras peut-être raison…
        Mais cela ne valideras que partiellement ton analyse; vue qu’il existe une multitudes de paramètres connus et surtout dissimulés que tu délaisses.

      • ConscienceU12 ConscienceU12

        Engel, comme si le NON allait faire une différence là; …jacques attali vient de dire sur BFM que même si le NON l’emportait ça ne changerait rien, que Tsipras (et SYRIZA) giclerait de toute manière car ils couperont totalement les vivres à la Grèce, pour le faire crever, et ensuite mettre un larbin à sa place ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif

      • ConscienceU12 ConscienceU12

        …par contre cet imbécile a aussi dit que si ça continue à être le merdier comme ça en Europe, ce sera mal barré pour aller vers la gouvernance mondiale (dont il rêve tant) http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif

      • robertespierre

        1 Parti(e) c’est une couille
        il en manque toujours une pour faire un hommehttp://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_mail.gif

      • Tyr

        « En 40 en France, 90% des gens était collabos ou laissaient faire…la similitude est troublante. »

        Tu as des chiffres, des sources pour cette affirmation gratuite?
        « Collabos » cela veut dire quelque chose de bien précis, et en 1940 il faut savoir que la défaite venait d’avoir lieu en milieu d’année et que le pays était traumatisé par une défaite et une occupation inédite du pays.

        Merci de ne pas dire n’importe quoi.

    • sera

      Il est certain que Tsipras pensait à ce référendum depuis bien longtemps…peut-être même depuis son élection.
      Le référendum, techniquement, doit être prêt depuis longtemps.
      Je pense que c’est à l’inverse qu’il faut voir les choses : Tsipras a attendu que tout soit prêt pour annoncer le référendum et il a attendu le dernier moment (1 semaine) pour tenter d’éviter au maximum les magouilles, les fraudes, les propagandes …à l’écossaise !
      Malgré tout…il a échoué car les médias aux mains des lobbies, des multinationales….arrivent quand même à faire croire que le « OUI » est en tête ou au moins, au coude à coude avec le « NON »
      Le but final n’étant pas de faire croire que le « OUI » est en tête mais de ne pas trouver bizarre qu’il l’emporte le cas échéant !
      Comme en Ecosse….
      A croire que la partie adverse se préparait également depuis longtemps !

      • Jujusmart

        Oui, vu ainsi, ce serait parfait, et je croise les doigts pour que ce soit vrai !

      • sera

        J’espère le NON …évidemment …mais je ne sous-estime pas la volonté et la « puissance » néfaste de la partie adverse.
        IL faut bien être réaliste : TSIPRAS a le monde capitaliste et libéral en entier en face de lui.
        Ce monde se fout pas mal de la Grèce et de sa dette mais il ne peut admettre un gouvernement de gauche « en son sein » …et qui, de surcroît, lui tient tête !
        Il ne faudrait surtout pas non plus, que le monde se rende compte dans 6 mois ou 1 an que la Grèce n’est pas morte alors qu’un « coco » la gouverne !

        Je pense qu’essayer de prendre de vitesse la propagande, les contre-vérités …est sa seule chance de victoire au référendum mais malgré tout, j’ai été très surpris par la réactivité et la virulence de la partie adverse.
        En moins de 48 heures, elle a pu mobiliser la quasi totalité des médias à tarvers le monde (y compris et surtout en Grèce)….elle a su mobiliser des tas de « people » pour se ranger à sa cause (merci Nikos ALIAGAS …pour ne citer que lui et ne parler que de la France !)…elle a su mobiliser des tas de « spécialistes » (certains dont on se serait le moins attendu d’un tel discours de leur part …merci Michel ONFRAY …pour ne citer que lui et pour ne parler que de la France!!)…

        Après tout ça, j’essaye de me mettre dans la peau du Grec qui pense à ses enfants, à l’avenir de sa famille et qui, pour le moins, est pris d’un doute !

        J’espère le NON de tout cœur et qu’il soit le début de quelque chose de bien plus large en Grèce et ailleurs …mais je suis assez loin d’y croire ….surtout après ce que l’on a connu il n’y a pas si longtemps (Ecosse….)

      • ConscienceU12 ConscienceU12

        Comme l’ai dit à Engel plus haut ; …comme si le NON allait faire une différence ; …jacques attali vient de dire sur BFM que même si le NON l’emportait ça ne changerait rien, que Tsipras (et SYRIZA), giclerait de toute manière car ils couperont totalement les vivres à la Grèce, pour le faire crever, et ensuite mettre un larbin à sa place ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif

    • engel

      Mais qui vous dit que ce cirque n’est pas voulu et entretenu volontairement par les marionnettistes suprêmes?

      Et dés lors:
      -La Grèce serait sacrifiée pour l’exemple sur l’autel de la soumission.
      ou
      -La Grèce serait sacrifiée pour déclencher la destruction de l’Euro programmée.

  • Jujusmart

    En fait, quelle est la question qui sera posée au Grec ?

  • Bonjour les moutons. Allez, on met la raclée à ces raclures !
    Caillasse du jour : Grèce : NON au cannibalisme !

  • Prosper

    DSK l’a avoué honnêtement: la population a une mémoire politique de 6 mois, pas plus.
    En France, quel pourcentage de la population se souvient de la trahison de Sarkozy quant au choix fait par le peuple lors du référendum de 2005 ? Certainement une pourcentage très faible.
    Dans quelques mois, nous aurons oublié le sujet grec. De même que les puissants auront trouvé un autre sujet pour nous divertir. Nous sommes abreuvés de pseudo-informations qui noient complètement les infos importantes. Aujourd’hui nous « tweetons » ce qui veut dire pépier. Au moins, c’est clair, nous avons une réflexion de moineau selon ceux qui ont crée ce service.
    Si la majorité se porte sur le oui, que les grecs (dans leur globalité) ne viennent plus se plaindre de ce qu’ils subiront.

  • Planete bleu Planete bleu

    Moi je me méfierais des sondages, certains ont été trafiquer. Ceux qui vont voter oui sont ceux qui ont le plus à perdre (les riches, les fonctionnaires). Les retraités eux savent que s’ils votent oui leur retraite sera encore diminué.
    Si le oui l’emporte les grecques devront rampés devant les dirigeants européens

    • sera

      Je suis entièrement d’accord ….le problème est que l’opposition a su utiliser la fermeture des banques pour faire croire aux retraités (en tout cas, à certains) que ce serait ainsi « en permanence » par la suite si ils votaient « NON » … et qu’alors il ne s’agira plus d’une pension diminuée mais d’une pension de retraite pour laquelle il faudra se battre pour la retirer et totalement dévaluée car en Drachmes !

  • engel

    Mais qui vous dit que ce cirque n’est pas voulu et entretenu volontairement par les marionnettistes suprêmes?

    Et dés lors:
    -La Grèce serait sacrifiée pour l’exemple sur l’autel de la soumission.
    ou
    -La Grèce serait sacrifiée pour déclencher la destruction de l’Euro programmée.

  • Buoz

    « En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi. »

    Franklin D. Roosevelt Président des États-Unis de 1932 à 1945.

    « Il est déjà bien suffisant que les gens sachent qu’il y a eu une élection. Les gens qui votent ne décident rien. Ce sont ceux qui comptent les votes qui décident de tout. »
    Joseph Staline.

    « Si voter pouvait changer les choses, cela ferait longtemps que cela aurait été interdit. »
    Coluche.

    « La politique est un mécanisme qui sert à empêcher les gens de prendre part à ce qui les concerne directement. »
    Paul Valéry (1871-1945), poète et auteur français.

    “Quand vous arrivez à la tête d’un pays, des présidents virtuels prennent les décisions à votre place”.
    Bill Clinton, président des Etats-Unis, dans un discours de 1998.

    « On ne peut pas dire la Vérité à la Télé, il y a trop de gens qui regardent. »
    Coluche.

    « Nous disons aux gens ce qu’ils ont besoin de savoir, pas ce qu’ils veulent savoir. »
    Frank Sesno, vice-président du réseau CNN News.

    « Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! »
    À propos d’une citation de John Swinton, (et non Swayton) ancien rédacteur en chef du New York Times, lors d’un banquet, le 25 septembre 1880. (Cité dans : Labor’s Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, NY, 1955/1979.)

    http://bruleparlesillumines.e-monsite.com/pages/nouvel-ordre-mondial-nom-citations.html

  • Jujusmart

    Wolfgang Schäuble: «Peu importe le résultat, nous n’abandonnerons pas les Grecs»

    Traduction : nous les harcèlerons, les ruinerons jusqu’au bout !

    Quelle plaie cette europe !
    En plus nos dirigeants nationaux sont en même temps les fossoyeurs de leur propre pays ! Mais ce sont des malades graves !
    http://www.lesoir.be/927937/article/actualite/union-europeenne/2015-07-05/wolfgang-schaeuble-peu-importe-resultat-nous-n-abandonnerons-pas-grecs

  • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

    La seule fenêtre de tir pour les Grecs, comme le disait hier un vieil homme de main : c’est maintenant !
    Même si l’été est propice à se mettre la tête dans le sable, voter « oui » au référendum en espérant une quelconque amélioration du sort, c’est se mettre le doigt dans l’œil car le système continuera de distiller la misère et les larmes du peuple jusqu’à ce que l’insupportable ne devienne plus supportable … Voter « non », peut-être un brèche dans le marasme …
    A bon entendeur, salut !

    M.G.

  • baron william baron william

    il est evident que les grecs vont voter non pour contrer le racket de l eurogroupe

    apres nous verrons bien a quel point leur gouvernement est capable de mener un politique adequate pour les defendre

    dans le cas du oui ou d une trahison du gouvernement apres un vote non le peuple se rebellera contre lui comme en islande

    les gens ont plus rien a perdre donc tout a gagner a se defendre

    suis de tout coeur avec eux

  • Mata Hari Mata Hari

    Résumé des évènements en Grèce par Pierre Jovanovic

    http://www.jovanovic.com/blog.htm

    • Tyr

      Ou comment avoir des infos qui n’indiquent rien et n’expliquent rien.
      C’est là qu’on voit que ce mec est une fraude.

      • Mata Hari Mata Hari

        Qui a dit que c’était de l’info ? http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

      • baron william baron william

        jova donne la meilleure info economique francophone et il s ameliore niveau politique de jour en jour

        a ecouter les coms de tyr et d autres tu peux finiir par croire que la bretagne a ete anexee en 1791 a cause des attentats de l a r b dans les annees 1970

  • sera

    Sondages sortie des urnes à la mi-journée : le NON l’emporte avec 4 à 7 points d’avance suivant les endroits et les instituts de sondage.

  • pierrefronse

    Les informations délivrées par les grands médias lors de ces négociations de la Grèce ont été confuses, peu précises ou difficiles à interpréter, au final on ne sait pas vraiment ce qu’il y a dans le plan de financement proposé aux Grecs. Pour ajouter à la confusion, Tsipras envoie une lettre à la Troïka il y a quelques jours pour donner son accord concernant ce plan, puis il organise un referendum où il appelle à voter contre … Pour ceux que cela intéresse, la conférence en ligne sur le site de l’UPR par un ex-économiste de la BCE (Vincent Brousseau), quoiqu’on en pense, à au moins le mérite d’être assez pédagogique (minilien.fr/a0q28q)

  • ConscienceU12 ConscienceU12

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_mail.gif A mon avis le NON, va l’emporter d’un rien, mais comme il y aura moins de 40% de votant, le référendum sera invalidé ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cool.gif

  • ConscienceU12 ConscienceU12

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif D’après les sondages TV, le NON l’emportait avec entre 49,5% – 53,5% par rapport au OUI entre 46.5% – 50,5% !

  • Jujusmart

    1er résultats officiels en anglais :
    Le non a de l’avance …
    Merkel va rencontrer Hollande dès ce lundi …
    http://sputniknews.com/europe/20150705/1024240992.html

  • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

    A lire vos commentaire ce soir et l’étalage de chiffres pompés à droite et à gauche, j’ai l’impression d’être sur BFM en lisant les moutons enragés !!!!

    M.G.

    • verisheep

      ALERTE INFO – EN DIRECT – FLASH SPÉCIAL

      Voilà, maintenant tu y es pour de vrai!

      http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

    • Trollzilla Trollzilla

      < img width=«100» src = "http://french.xinhuanet.com/photo/2014-06/02/133377805_14016785788311n.jpg"/>
      http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_mail.gif

      • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

        Le soleil est couché, je vais arroser le jardin ,faire une petite balade avec le chien et oublier les moutons qui surchauffent …

        ΚΑΛΗΝΥΧΤΑ VERICHIP, TROLLZILLA !
        M.G.

        PS: pour le match France/Gaule il va falloir jouer à reculons sinon gare aux surprises

  • Trollzilla Trollzilla

    Le début de la coupe du monde pour le mouton…
    Prochain match le 14 juillet France/Gaule.
    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

  • Jujusmart

    Et un Ouzo cul sec, un … en l’honneur des grecs !http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gifhttp://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif