Dette : la Grèce a besoin d’une nouvelle aide européenne d’au moins 36 milliards d’euros

Au niveau de la Grèce, cela ne risque pas de s’améliorer, quel que soit le discours, quelles que soient les décisions, ou les aides, le pays ne peux que s’enfoncer suivant les analyses sérieuses.

Rien ne va plus pour la Grèce… Plus elle paie, plus elle en doit plus… Et c’est justement bien tout le fond du ob_851019_15-06-21-fmi-greceproblème car la dette perpétuelle impayable, c’est l’asservissement perpétuel de tout un peuple et sa mise en esclavage au profit des créanciers.

Ainsi, on apprend que « la Grèce aura besoin d’une nouvelle aide de 36 milliards d’euros des Européens dans les trois prochaines années même si elle accepte dimanche le plan des créanciers soumis à référendum, estime le FMI dans un rapport publié jeudi.

Les besoins de financement globaux du pays ont été aggravés par d’importants changements politiques à Athènes et sont estimés au total à au moins 50 milliards d’euros d’ici à fin 2018, sur fond de croissance revue drastiquement à la baisse en 2015 à 0 % contre 2,5 % attendus en avril, assure le Fonds monétaire international (FMI) ».

Nous faisons face à une opération d’enfumage et de propagande de très grande échelle. Il faut donc prendre tout cela avec beaucoup de circonspection. Les prévisions de croissance du FMI étaient une absurdité et jamais la Grèce n’aurait renoué avec la croissance ni cette année ni l’année prochaine. D’ailleurs, les Européens et le FMI ont coupé toutes les aides à la Grèce depuis le mois d’août dernier et Tsipras n’a été élu qu’en janvier 2015… mais il est rendu responsable de la « déroute » grecque qui ne viendrait de se produire que maintenant…

Alors que cela fait 7 ans que la Grèce s’enfonce.

Charles SANNAT

Source AFP via Romandie ici. 

Source: Charles Sannat sur Le contrarien

Aujourd’hui, nous avons également pu apprendre que de toute manière, la Grèce ne souhaitait pas sortir de l’euro, en aucun cas, et que toute manière, ils ne pourraient pas revenir au drachme, les presses ont été détruites en 2000. Etrange non?

La Grèce n’est pas en mesure d’imprimer des drachmes, car « les presses ont été détruites », a souligné jeudi le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis, pour qui la question ne se pose de toute façon pas car « nous voulons désespérément rester dans l’euro ».

« Nous n’avons pas la capacité » d’imprimer des drachmes, a indiqué M. Varoufakis à la radio publique australienne ABC.En 2000, a-t-il expliqué, un an avant que la Grèce ne rejoigne la zone euro, « une des mesures que nous avons prises a été de nous débarrasser de toutes nos presses ».

Union irréversible
« L’union monétaire est irréversible », a de nouveau insisté le ministre.

La tension, montée ces derniers mois entre Athènes, qui affiche déjà un retard de paiement au FMI, et ses créanciers, qui a abouti au cours du week-end dernier à l’annonce d’un référendum, fait craindre que la Grèce ne soit plus techniquement en mesure de rester dans l’euro, et doive retourner à son ancienne monnaie.

Ses dirigeants actuels, et notamment M. Varoufakis, insistent cependant sur leur volonté absolue de ne pas quitter l’union monétaire, et le ministre des Finances souligne à chaque fois que cela n’est pas juridiquement possible, de toute façon.

Encore jeudi, sur Bloomberg TV, il a répété: « Nous voulons désespérément rester dans l’euro, même si nous critiquons son cadre institutionnel ».

Source: 7sur7.be

Toutes les presses détruites? ils n’auraient qu’à utiliser celles destinées à l’impression des euros, pas possible? : « En avril 2001, la BCE a décidé qu’après l’introduction de l’euro, la production des billets serait décentralisée et mise en commun (pooling). Dès lors, depuis 2002, chaque banque centrale nationale de chaque État membre de la zone euro fournit une partie de la production annuelle totale de certains billets. La banque centrale concernée prend en charge les coûts de production au titre de la part qui lui a été indiquée » (source Wikipedia). Et la Grèce a elle aussi une banque centrale non?À ne pas oublier également, le fait que la Grèce pourrait rejoindre les Brics, ce n’est pas encore fait, mais la possibilité est quand-même là…

L’adhésion éventuelle au groupe BRICS pourrait être une bonne porte de sortie de la crise actuelle pour Athènes, estime Stephen Lendman, observateur du Centre de recherche sur la mondialisation Global Research.

En mai, le vice-ministre russe des Finances Sergueï Stortchak a proposé à la Grèce de devenir le sixième membre des BRICS (groupe de cinq pays réunissant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud). A l’époque, le premier ministre grec Alexis Tsipras a manifesté son intérêt pour cette proposition, rapporte Stephen Lendman.

Des négociations entre les Etats membres des BRICS sur l’adhésion éventuelle de la Grèce se poursuivront dans le cadre du sommet qui se déroulera à Oufa les 9 et 10 juillet.

Selon le journaliste, en cas d’adhésion, la Grèce pourrait compter sur l’aide de la banque de développement qui sera prochainement créée dans l’objectif de devenir une des institutions phares dans le domaine de finances, et contrer ainsi la domination de l’Occident sur les marchés financiers.En outre, M.Lendman est convaincu que la Troïka des créanciers de la Grèce (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international, ndlr) n’a pas l’intention de sortir le pays de la crise.

Ainsi, le vice-ministre de la Défense grec Kostas Sirixos craint que la Grèce puisse se transformer en « colonie économique » de l’Europe si le gouvernement accepte les conditions des créanciers, qu’il a qualifié « d’inacceptables pour notre histoire, notre fierté nationale et notre souveraineté ».

Alexis Tsipras a appelé les citoyens à rejeter l’ultimatum des créanciers lors du référendum qui se tiendra le 5 juillet. Il a aussi laissé entendre que des élections anticipées seront possibles si le peuple grec choisit de soutenir le plan des créanciers. »Si le peuple veut la pauvreté (…), nous respecterons son choix, mais nous arrêterons de le servir », a-t-il déclaré.

L’observateur de Global Research estime que la stratégie de la Troïka vise à aggraver la crise, à provoquer la faillite de la Grèce, à faire baisser l’euro afin d’avoir plus de bénéfices à l’exportation, à remplacer Syriza par un nouveau gouvernement plus accommodant, et/ou à utiliser la faillite de la Grèce comme prétexte pour exclure l’Etat de la zone euro.

Lundi, des manifestants ont protesté contre les conditions émises par les créanciers devant le parlement à Athènes.

« La marge de manœuvre des Grecs est faible (…). S’ils soutiennent le plan des créanciers, ils seront condamnés à l’esclavage. Après la sortie de la zone euro, le pays devra traverser une période très tourmentée avant que le redressement économique soit possible. Néanmoins, les chaînes de la zone euro ne mèneront strictement à rien », assure M. Lendman.

Source: Sputniknews.com

 

 

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