Un premier site minier va rouvrir en France, en toute discrétion, pour extraire de la fluorine….

Encore des terres agricoles sacrifiées, pour le fluor présent dans nombre de produits de consommation courantes, comme le sel, dentifrices, l’eau, etc.. Est ce que pour ces projets, la consultation publique aura un impact sur la décision (déjà prise?) d’ouvrir ou non cette mine?.

Img/Bastamag

 C’est le projet minier le plus avancé de France. Situé à Antully, commune rurale de Bourgogne, il pourrait voir le jour d’ici trois ans. On y exploiterait la fluorine, un composé qui sert à la fabrication des climatisations et en électronique. L’entreprise française, Garrot-Chaillac, qui travaille au projet réalise en ce moment des études d’impact et promet d’être exemplaire d’un point de vue environnemental et sanitaire. Certains habitants sont dubitatifs, voire carrément incrédules. Les élus, séduits par les promesses d’emploi, demeurent silencieux. Tous ces acteurs devraient se rencontrer le 29 mai prochain, lors d’une réunion publique qui promet d’être animée.

Le bruit des foreuses et celui des camions remplacera-t-il bientôt le chant des oiseaux et les coassement de batraciens à Antully (Saône-et-Loire), petite commune de Bourgogne à proximité d’Autun ? C’est ce que craignent une partie des habitants, qui auront peut-être bientôt des jardins avec vue sur mine. Qu’est-ce que renferme donc d’intéressant le sous-sol de ce coin de campagne encore préservé ? Un minerai peu connu, mais très usité : la fluorine (ou fluorite). Longtemps utilisé pour façonner des bijoux ou décorer les riches intérieurs, la fluorine a commencé son destin industriel à partir de la mi-19ème. Elle a servi dans les hauts-fourneaux, puis dans les aciéries. Aujourd’hui, elle entre dans la production des systèmes de climatisation (notamment automobiles), sert à la fabrication de certains médicaments et, plus solide que le verre, pour la conception d’écrans d’équipements électroniques. On attendait des mines d’or ou de cuivre, le renouveau minier français arrive par la fluorine.

400 000 tonnes de ce précieux matériau sont débarquées chaque année en Union européenne, dont 60 000 en France. Mais la Chine, principal producteur, a décidé de restreindre les exportations, pour conserver ses stocks. Et la France aimerait « sécuriser » ses approvisionnements, d’autant que la demande ne cesse d’augmenter, de même que le coût. Cela tombe bien : le filon français figure au top 10 des ressources dans le monde, et au top 3 des ressources de l’Union européenne. « Exploiter localement une ressource dont nous avons tous besoin, cela se défend », juge Yves Guise, sous-traitant de Garrot-Chaillac, l’entreprise qui pourrait ouvrir la première mine française du 21ème siècle. « On aurait une fluorine de bonne qualité chimique avec un regard sur les conditions d’exploitation. »

Des élus locaux muets

La fluorine est bien connue de l’entreprise Garrot-Chaillac. C’est autour de l’exploitation de ce minerai – et de celle de la barytine, qui lui est souvent lié – que l’entreprise a été créée en 1946. Elle a, depuis, étendu et diversifié son activité minière : or en Guyane, barytine et manganèse au Maroc. « Le gisement de fluorine d’Antully est connu depuis longtemps, reprend Yves Guise. Il avait été repéré par le bureau de recherche géologique et minière (BRGM) lors d’un inventaire minier du territoire français réalisé dans les années 1970-1980. » En 1973, la concession d’Antully, soit 14 km2, est attribuée à la société d’entreprise, mines et carrières de l’Esterel (Secme), filiale du groupe Péchiney-Ugine-Kuhlman. La Secme obtient aussi un permis exclusif de recherche mais renoncera à l’exploitation. Depuis le décret du 9 août 2012, c’est Garrot-Chaillac qui détient la concession. Cela lui donne la priorité sur les travaux d’exploration.

Qu’en pensent les citoyens ? Les élus locaux sont peu diserts… Aucun n’a souhaité répondre aux questions de Basta ! . Le maire d’Antully, Jean-Paul Lebègle, nous a même directement renvoyé vers … le représentant local de l’entreprise ! Ce silence des représentants politiques chagrine un peu les riverains, qui ont l’impression que l’on manigance dans leur dos. Certains d’entre eux ont découvert le projet de mine d’Antully par voie de presse. « Personne ne nous tient au courant de l’évolution du dossier, c’est en général par hasard que l’on découvre les éléments, regrette Michelle. En janvier dernier, nous avons aperçu une foreuse en sortant de chez nous. » L’entreprise préparait des essais de tirs d’explosifs pour tester les effets des vibrations sur les maisons. « Nous n’avons pas été avertis, alors même que notre habitation sera très proche de la mine. Quand nous contactons la mairie, on nous renvoie vers le correspondant local de l’entreprise. Ou mieux, vers la page Wikipédia du code minier ! »

Une ouverture en 2018 ?

Plusieurs associations de protection de l’environnement sont mobilisées, et inquiètes. Il y a peu, un collectif ad hoc a vu le jour : Planoise sans mines. « Nous nous efforçons de répondre à toutes les questions des riverains, plaide de son côté Yves Guise. Nous n’avons rien à cacher et souhaitons être le plus transparents possible. Pour le moment, nous réalisons les études nécessaires à l’obtention d’une autorisation d’exploiter. » Évaluation de la qualité de l’eau, cartographie des espèces animales présentes, essais de tirs de mines… l’entreprise espère déposer toutes ces données à la préfecture pour la fin de l’été. L’instruction de ce type de dossier prend en général une dizaine de mois. L’entreprise a programmé la construction de l’usine et les travaux préparatoires à l’extraction pour 2017. Les premiers kilos de concentré de fluorine seront extraits fin 2018. Le projet est-il plié, comme le pressentent certains riverains ? Auront-ils l’occasion de s’exprimer ? Leur avis sera-t-il pris en compte ?

Les habitants pourront peut-être jouer une carte au moment de l’enquête publique, Même si elle n’est que consultative, l’enquête publique peut permettre d’établir un rapport de forces, surtout si la participation est massive. Tous les citoyens concernés par le projet auront le droit de s’exprimer. Soit par écrit, soit directement auprès du commissaire enquêteur qui donnera ensuite un « avis » au Préfet. Si cet avis est négatif, il peut être difficile pour les autorités de justifier un projet. Mais pas impossible non plus. Les emplois locaux annoncés – une soixantaine sur le site et autant en dehors – pèsent évidemment dans la balance. « Ces terres agricoles seraient plus utiles aux jeunes agriculteurs et leur famille qui souhaiteraient s’installer, avancent de leur côté des voisins du site. C’est un gâchis d’accorder ces terres à une concession minière qui au bout de 15 ans, nous laissera une zone polluée. »

Quelles conséquences pour l’environnement et la santé ?

Lovée au sein du grès qui compose une grande partie du sous-sol, la fluorine devra être extraite grâce à une méthode qui s’appuie sur la chimie : la flottation. Les blocs extraits de la mine sont broyés, la poussière obtenue est dispersée dans l’eau. L’introduction d’amidon et d’autres additifs permet de capter les seuls grains de fluorine, qui sont ensuite écumés, avant d’être évacués hors de l’usine. Vendue comme « sûre » la méthode de flottation suscite la méfiance des riverains. La question des additifs et des risques de contamination de l’eau, surtout, les inquiète. Effectuée en circuit fermé, la flottation ne pose a priori pas de problème environnemental au moment où elle est pratiquée. « Le problème, ce peut être après, souligne une ingénieure minière. Que fait-on de tout ce qui n’a aucune utilité économique, les stériles ? C’est le souci numéro un de tous les sites miniers du monde. » Pour l’instant, il est prévu d’égoutter le stérile de l’usine avant de le remettre dans la fosse de la carrière pour la reboucher. Des tests de lixiviation sont en cours pour mesurer l’impact exact de ces stériles.

En plus de la carrière à ciel ouvert, le site minier d’Antully abriterait une usine où la fluorine serait isolée des autres matières composant le sous-sol. Plusieurs pistes de circulation relieraient les deux sites. Outre la destruction de 42 hectares de forêt, les habitants craignent les nuisances sonores, la circulation des camions et les poussières. Ils sont aussi très inquiets des éventuelles atteintes à la ressource en eau. La carrière étant située en amont immédiat d’une des prise d’eau portable du territoire. L’extraction par flottation exige de grandes quantités d’eau : environ 400 000 tonnes par an sur le projet d’Antully, auxquelles viendront s’ajouter les quantités – non chiffrées – d’eau nécessaire à l’arrosage continu des pistes en période sèche pour réduire la poussière générée par les camions. « Il n’y a pas de nappes phréatique sur place, décrit Antoine Morales. Nous pomperons donc forcément dans l’eau du réseau. Mais nous prévoyons de récupérer l’eau de pluie et d’être autonomes une partie de l’année. »

Un gisement rassurant d’un point de vue sanitaire

D’un point de vue sanitaire, la fluorine en elle-même peut-elle poser problème ? Susceptible d’empêcher l’apparition de caries, le fluor peut aussi, en cas d’excès, gêner le développement normal des dents et endommager l’émail [1]. Le BRGM qui s’était penché dès 1977 sur les conséquences environnementales d’une ouverture de mine à Antully estimait que « une telle exploitation ne devrait pas augmenter, dans des limites insupportables, les teneurs en fluor des eaux du barrage ». Le tout est de se mettre d’accord sur ce qui est « insupportable ». Mais la surveillance de la quantité de fluor dans les eaux locales fait partie des conditions requises pour pouvoir exploiter la fluorine. Dans le Tarn, où la fluorine a été exploitée jusque dans les années 2000, les eaux d’une rivière se sont retrouvées acidifiées. « Le composé qui a entrainé cette pollution est absent du gisement d’Antully », certifie Yves Guise.

Plus embêtant : les minéraux associés, ceux qui n’intéressent pas l’entreprise extractrice, et qui seront quand même sortis de terre. « Nous avons un gisement très propre, assure Yves Guise. C’est à dire que nous avons des présences extrêmement faibles de minéraux qui peuvent poser problèmes tels que le plomb ou l’arsenic. » « Le gisement est plutôt rassurant sur ce point, juge une spécialiste des sites miniers. Mais ce n’est pas parce que c’est rassurant que cela ne pose pas de problèmes. » Principale inconnue : la concentration de ces métaux dans les résidus miniers, une fois que la fluorine aura été extraite. « Les déchets contiennent le gisement de départ, moins la fluorine. Ils sont donc enrichis en substances connexes, dont on ne peut présumer la concentration. » A cela s’ajoutent les risques inhérents à tout projet industriel : accident de la route, fuites, incendies.

Quels recours en cas de dommages ?

L’entreprise, qui à la différence des élus communique volontiers, souhaite que le projet « soit une référence »« La France est un pays très règlementé, précise son directeur, Antoine Morales. Les exigences sont importantes en matière d’environnement. » Un petit détour par le code minier, qui régit ce type d’installation, montre que la loi n’est pas si sévère que ça. Aucun dommage environnemental n’y est prévu. Le mot « sanitaire » n’apparait même pas [2]. « Il y a un vide juridique, explique une spécialiste. Peut on prolonger les considérations du code minier sur un autre type de dommages que ceux qu’il mentionne, à savoir l’affaissement de terrain et l’accumulation de gaz dangereux ? De plus, en cas de dommage, c’est très difficile de prouver qu’il est lié à la mine ! » Soumise à la réglementation des installations classées pour l’environnement (ICPE), l’usine aura plus d’exigences à satisfaire. En plus de l’étude d’impact globale sur l’environnement, les installations classées doivent examiner les conséquences du projet sur la santé des populations. Elles doivent aussi s’intéresser à la sécurité des salariés qui vont y travailler.

« Il y a beaucoup de préjugés contre les mines. Mais ce sont toujours des endroits d’où l’on s’en va, contrairement à une zone commerciale, défend Yves Guise. Nous parlons d’une entreprise qui répond à une demande ! Et il est prévu de tout remettre en état, avec boisement ou ré-introduction d’espèces de zones humides. » Un site rendu à la nature en somme. « L’apparence, c’est important. Mais en même temps, ce n’est rien, rebondit une experte en déchets miniers. Ce qui compte c’est l’état du sous-sol. Et on a tendance à faire moins attention à un endroit très joli. On a du mal à imaginer qu’il puisse être dangereux. » Une première réunion publique aura lieu le 29 mai.

Nolwenn Weiler pour Bastamag

A lire sur Basta ! : Salsigne, un siècle d’exploitation minière, 10000 ans de pollution ?

Photo : cristal de fluorite / CC Wikimedia common

Notes

[1Il a été établi que la consommation d’eau, dont la teneur en fluor est supérieure à 2,7 mg/1, gène le développement normal des dents. Une eau contenant 5 mg/1 de fluor cause un type sévère « d’émail marbré », l’émail étant creusé et corrodé. Les altérations de la structure et la diminution de la solidité sont telles, que l’on doit envisager leur remplacement par de fausses dents dès le jeune âge. In document du BRGM, 1977.

[2Le chapitre qui s’intéresse à la « prévention des risques » mentionne les affaissements de terrain et l’accumulation de gaz dangereux mais n’aborde pas du tout les risques environnementaux et sanitaires.

Aller plus loin:

Scandale environnemental à la porte des Cévennes (RFI)

Ces anciennes mines qui empoisonnent la France (nouvel-Obs) Effrayant!

Le pdf est téléchargeable, en lien ci-dessus

10 commentaires

  • Autre danger du fluor déjà signalé: la calcification de la glande pinéale.

    Il me parait évident que du fluor va se retrouver dans les eaux rejetées par cette usine. Rien n’est jamais étanche. En plus de l’accumulation des autres minéraux à des densités trop fortes puisque de ce fait concentrées, pour l’environnement.

    • Graine de piaf

      Avec ou sans fluor, la glande pinéale se calcifie au fil des années.
      Les dangers du fluor !! A notre époque trop peu de personnes en connaissent les dangers, même dans le milieu médical et surtout dentaire !!

  • Le veilleur

    Exemple de ce qu’il reste après le passage des camions, dans le lien ci-dessous vous pouvez voir les photos de la mine de fluor de saint Jean de Jeannes dans le Tarn, l’extraction ayant commencée il y a plus de trente ans n’est pas terminé.

    Ils ont rasé des pans entier de forêt aux multiples variétés d’arbres et de plantes et ont explosé la montagne sur plusieurs kilomètres en replantant ça et là quelques conifères. L’exploitation du fluor est un gâchis sans nom.

    http://www.mindat.org/loc-28874.html

  • Sana-Kan

    S’il n’y avait plus de mines en France métropolitaine il y a encore beaucoup de carrières et les contraintes et nuisances de ces types d’exploitation sont à peu près les mêmes. En fait la différence entre mine et carrière est juste lié au matériau exploité, entre ceux de’importance stratégique (mine), et les autres (carrière, genre calcaire, gravier, quartz, etc…).
    Les contraintes juridiques pour l’ouverture de ce type de projet sont gigantesques, et le dossier présenté par l’exploitant contient évidemment un projet de réhabilitation du site.
    Evidemment je ne vais pas nier les nuisances aux riverains de ce type d’exploitation (notamment liées aux explosions et au passage de camions), mais s’inquiéter des contraintes environnementales est particulièrement hypocrite.
    En France nous avons des règles environnementales extrêmement strictes, ce qui laisse espérer que dans notre beau pays on na fasse pas trop de la merde (en tout cas beaucoup moins qu’ailleurs ou que chez nous dans les années 50). Et il se trouve que l’on a de toute façon besoin de différentes ressources minières qui se trouvent sur notre territoire, mais que nos chers écolos préfèrent que nous importions. Alors oui, pour nos besoins en fluor, importons depuis la Chine… Ca tombe bien, eux peuvent saccager leur environnement, nos écolos n’en ont strictement rien à branler. C’est comme pour le gaz de schiste, nous pourrions essayer de faire quelque chose d’à peu près propre chez nous, mais non, nous préférons importer en Algérie ou en Russie, et eux peuvent tout saccager comme des sagouins ce n’est pas notre problème.

    C’est pour ça que je préférerais que nous exploitions chez nous les ressources dont nous avons besoin, ce qui nous imposerait de gérer notre propre merde au lieu de la laisser aux autres.

  • walter kurtz walter kurtz

    Salut
    http://www.reynaldboschiero.com/proprietes-et-vertus-des-pierres/05-052-fluorite-proprietes-et-vertus/
    ce minerai peut-être appelé aussi fluorine …
    http://www.pierres-lithotherapie.com/fluorine-proprietes/
    Pour ce qu’il y a en haut écrit , c’est meilleur le quartz , l’or ou le colombite-tantalite ( coltan ) …surtout pour les nouvelles technologies qui ont du mal à se vendre dernièrement , on ne sait pas pourquoi d’ailleurs …peut-être que les jouraputes informent mal les habitants de ce beau pays.

  • Emissaire marin des déchets des industries chimiques du fluor à Gabès

    http://www.youtube.com/watch?v=sOHLW6dKW3I

    06 – Le fluor est un déchet toxique et rien d’autre point à la ligne…

    http://www.youtube.com/watch?v=1F3iBFzWBOw

    Le fluor est un Poison! par Ministre Louis Farrakhan

    http://www.youtube.com/watch?v=BZdnJ19fh7o

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

  • Natacha Natacha

    De nombreuses études scientifiques sérieuses établissent les liens entre fluorure et troubles sur les systèmes digestif, immunitaire, endocrinien, nerveux, de reproduction,problèmes de foie de reins, cerveau …
    Donner des dents blanches et pas de cervelle est déjà franchement un mauvais calcul, mais en mettre directement dans les poumons et dans l’électronique quotidienne du plus grand nombre non averti est tout à fait criminel, en plus des considérables dommages causés à Mère Nature !!!!!!!

  • Thierry92 Thierry92

    La silice et le calcium sont attaqués par le fluor.

    Dans vos dents vous avez du calcium, dans vos os également.
    C’est très bon pour le lobby dentaire et ostéopathique. (financièrement)
    Je me servais de bifluorure d’ammonium et d’acide nitrique pour attaquer du verre pour certains traitements.
    Je doute que cela soit très bon pour la santé.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fluorure_d%27ammonium

  • Graine de piaf

    la fluorine, ou fluorite, est une excellente pierre en lithothérapie. je m’en sers souvent.Riche en calcium et fluor, associée à la calcite c’est un excellent reminéralisant.(je ne parle pas de l’avaler bien sûr !) Elle stimule l’intuition, la créativité,les perceptions extra-sensorielles.elle équilibrerait aussi les hémisphères cérébraux d’après certains chercheurs.