Boulevard Voltaire: Les classes moyennes aspirent à un coup d’État

Un coup d’état en France? Possible? C’est ce que nous apprend une info de Libé (vous savez, le canard très très objectif), relayée par la suite par le site Boulevard Voltaire. Pour l’instant, tous ceux qui peuvent encore faire chauffer leur marmite, même du côté des militaires ou de la police, continuent à obéir sagement aux ordres de nos dirigeants, il faudrait donc réellement une aggravation de la situation pour qu’un coup d’état survienne.

Donc, bien sur, les français en ont marre, 3 années de hollandisme (qui rime étrangement avec banditisme…), 3 années à travailler pour l’Europe, pour la mise en place d’un certain traité qui bénéficiera à la finance et aux multinationales privées, 3 ans à obéir aux ordres de pays étrangers et à ne pas réagir quand il y a scandale diplomatique (écoutes de la NSA, menaces, etc…), et pour découvrir que les classes moyennes aspirent à un coup d’état, ils ont mené une étude auprès du très grand nombre de 158 français des classes moyennes. 158 français de la classe moyenne, cela représente 1/417721ème de la population totale du pays, mais bon, puisqu’ils nous disent que c’est représentatif…

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Véronique Langlois et Xavier Charpentier viennent de terminer un travail consistant à mieux appréhender les maux actuels des classes moyennes. À la tête de FreeThinking (un laboratoire d’études quali-collaboratives [quésaco ? comme on dit chez moi]), du groupe Publicis, ils s’apprêtent à publier un travail qu’ils ont baptisé Dissonances. Quand les classes moyennes parlent de la France d’après le 11 janvier, deux ans avant 2017. Cette étude menée pendant la campagne des départementales a été entreprise auprès de 190 Français des classes moyennes.

On pourrait penser que le politiquement correct dans ces observations serait là encore une fois pour être l’arbre qui cache la forêt. Heureusement, il n’en est rien et si les deux auteurs prennent le maximum de précautions pour ne pas froisser la classe médiatico-politique, leurs révélations sont bel et bien le reflet de cette classe populaire de la société française d’aujourd’hui.

L’étude pointe trois « dissonances » majeures.

La première : entre ce que ces Français vivent, c’est-à-dire une aggravation de la situation de précarité avec une France qui continue de glisser dangereusement (et de façon irréversible pour certains) et le discours ambiant autour de la reprise économique qui serait là mais qu’ils ne ressentent pas et à laquelle ils ne croient pas. Devant la gravité de la situation qu’ils ont parfaitement intégrée, ils ne comprennent pas le manque de sérieux des élites caractérisé par un débat politique sans projets et concentré exclusivement sur quelques personnalités dans la seule perspective de 2017. Enfin, ils perçoivent un sentiment de déni de démocratie chez les parlementaires qui ne remplissent pas le mandat pour lequel ils ont été élus, allant même jusqu’à juger qu’ils sont carrément des obstacles aux changements urgents que la situation exige.

Vous me direz, il faut être Libé, le quotidien qui publie cette étude, pour, avec son bandeau sur les yeux, n’avoir pas vu et anticipé le fossé irréversible qui s’est creusé entre les fausses élites et le peuple.

La deuxième dissonance : nos compatriotes restent malgré tout optimistes et croient à « un projet qui rassemble les Français au-delà du religieux et du politique » mais, dans le même temps, ils précisent « qu’aujourd’hui ils n’en voient pas la couleur ».

La troisième : « pour la première fois très clairement, ils expriment le rêve d’un coup d’État citoyen et républicain », prévient Véronique Langlois.

Oui, vous avez bien lu : un coup d’État ! Les mots « citoyen » et « républicain » étant juste un écran appliqué pour ne pas pointer dans le camp du mal.

En conclusion, et comme il était facile de l’imaginer : « Les Français très ébranlés par les événements du mois de janvier considèrent que s’ils ont fait leur part du travail en descendant massivement dans la rue, la classe des dirigeants politiques, dirigeante, elle, n’a rien fait de concret. »

Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites !

J’avais, dans un article précédent, expliqué que nous allions vers une guerre civile, ou tout au moins vers une explosion de la société française. Pour écrire sur cette éventualité, je n’ai pas eu besoin d’une enquête prépayée par Publicis. Il suffisait simplement d’écouter les gens des rues, de nos cités et de nos villages.

Le plus révélateur, dans cette étude, est l’étonnement des médias devant le ras-le-bol des classes populaires.

Source: Bvoltaire.fr

 

 

 

7 commentaires

  • Thierry92 Thierry92

    Je préfère ne pas commenter des inepties venant de ces charlots. (L abération)

  • azteck

    Un coups à la santé des sans dent?

  • azteck

    Un coup rageux,un coup rance politique? un coups de caniffle dans le contrat de la vie?

  • Tyr

    Si même les torchons commencent à percevoir ce que pense une grande partie de la population, et surtout commence à oser en parler officiellement, c’est que nous en sommes à la veille, de la révolution.

  • Mehdi

    Source: Bvoltaire.fr

    Source frelatée.

  • @Tyr : je serais d’accord avec toi … si l’article ne venait pas de Labération… pour moi c’est un cheval de Troie.
    1. On incite à la révolte en disant que les Français sont pour (ce qui est surement vrai chez une partie de la population, on modère ce propos en montrant que l’échantillon est petit) et on comptabilise (par ex le mvmt du 14/07/15, soit dans deux mois).
    2. on repère les activistes/rebelles/révolutionnaires/etc.(merci loi du renseignement car on fait celà légalement)
    3. on les supprime ou on les étouffe(merci loi du renseignement car on fait celà légalement), par exemple fin septembre (merci Fabius)
    4. on rassure la population
    5. on l’asservit encore mieux « pour son bien » et on met TAFFTA

    si ils font paraitre cet article c’est qu’il doit y avoir d’autres sondages (non publics et sur une plus grande échelle) qui indiquent cette rebellion.