Accident nucléaire en Europe: que mangerons-nous ?….

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La révision des limites de contamination des aliments en cas d’accident nucléaire, est à l’ordre du jour de l’agenda européen en juillet 2015.

Les règlements qui établissent les Niveaux Maxima admissibles (NMA) de contamination des aliments ont établies en 1997-1990 dans le cadre du traité EURATOM. La vocation de ce traité est le développement de l’industrie nucléaire. Les NMA édictées se préoccupent donc plus de sauvegarder l’industrie nucléaire que de la santé des populations. Les enfants y sont particulièrement négligés.

La commission européenne a élaboré un projet de révision qui reprend les normes Euratom, sans autre modification que de prolonger de 6 mois à 1 an la définition du nourrisson.
Ce projet doit être présenté en Juillet 2015 devant le parlement européen qui aura le pouvoir de l’amender. Une occasion à saisir.

Je résume ci-dessous l’analyse que fait la CRIIRAD du projet de la commission européenne dans son bulletin d’information n°65 de Février 2015.

Les limites sont exprimées en Becquerels par Kilo : Bq/kg.
Une activité de 1 Bq correspond à une désintégration par seconde, avec à chaque fois l’émission d’un rayonnement ionisant.

Quand un produit contient 100 Bq/kg de Césium 137, cela signifie qu’à chaque seconde, dans un Kilogramme de cet aliment, 100 atomes de Césium se désintègrent et produisent un rayonnement gamma.
Si l’aliment est ingéré, les désintégrations se produisent à l’intérieur des organes où le Césium s’est fixé. Il va irradier tous les organes autour de lui tant que sa radioactivité ne sera pas éteinte ou qu’il soit éliminé.
Le Césium se concentre surtout dans les muscles dont le coeur; pour le Strontium c’est plutôt l’os d’où il va irradier la moëlle osseuse; pour l’iode c’est la thyroïde; pour le tritium c’est partout.

les 4 classes de produits radioactifs du projet

La réglementation divise les produits radioactifs en 4 classes:
Il s’agit ici de l’ingestion par l’alimentation ou la boisson.

1- Le groupe du STRONTIUM
Le Strontium 90 agresse particulièrement l’os et la moëlle osseuse. Il provoque le risque de cancer des os et de leucémie.
C’est un émetteur de rayons Bêta. Demi-vie:29 ans.
2- Le groupe des isotopes radioactifs de l’Iode.
L’organe sensible est ici la glande Thyroïde.
Le rayonnement émis: Bêta et Gamma. Demi vie de I131=8 jours.
3- le groupe du PLUTONIUM (plus Américium, Curium…)
la toxicité des rayons Alpha émis est 20 fois supérieure à celle des rayons gamma ou Bêta.
Sont spécialement concernés: les surfaces osseuses, la moëlle osseuse, le foie,les gonades.
(Par ailleurs, les poussières de Plutonium inhalées sont particulièrement dangereuses pour le poumon – cancer). Demi-vie du Pu 239: 24.000 ans.
4- Le groupe des Césium 134 et 137.
Ces radionucléides sont émis en grandes quantités en cas d’accident nucléaires.
Ils sont émetteurs Gamma.Demi vie: Cs137=30 ans – Cs 134=2 ans.
Les Césiums se fixent particulièrement sur les muscles dont le coeur.

Sont exclus du dispositif:
Le Tritium (demi vie: 12 ans) qui rend l’eau radioactive. Emetteur Bêta. Diffuse dans tout le corps; l’industrie ne sait pas l’empêcher de fuir à travers toutes les parois.
Et le Carbone 14 (demi-vie 5.730 ans).
Ils peuvent être émis en grande quantités en cas d’accident

Les aliments pouront être commercialisés quelle que soit leur teneur en Tritium ou en Carbone 14 qui ne seront pas comptabilisés.

Niveaux maxima Admissibles de contamination radioactive des aliments
après un accident nucléaire (projet)

Niveaux Maxima admissibles de contamination radioactive
en (Bq/kg)
Aliments
pour
nourrissons
Produits
laitiers
Liquides
destinés à la
consommation
Autres denrées
alimentaires
Aliments
de moindre
importance
isotopes du Strontium
notamment SR 90
75 125 125 750 7 500
Isotopes d’Iode
notamment I 131
150 500 500 2 000 20 000
Isotopes du Plutonium
et transplutoniens
Notamment Pu 239 et Am 241
1 20 20 80 800
Autres nucléides dont
Césium 134 et CS 137
400 1 000 1 000 1250 12 500
Activités totales possibles 626 1 645 1 645 4 080 40 800

Tableau repris du bulletin d’information de la CRIIRAD

Une aberration:
On n’additionne pas les contaminations des différents groupes !

Si l’activité radioactive de chaque groupe pris séparément est inférieure à la norme, l’aliment sera autorisé à la vente
On ne tiendra pas compte de la somme de la radioactivité des 4 groupes !

Du lait peut ainsi, sans être interdit à la vente contenir jusqu’à 1645 Bq/kg:

  • 125 Bq/kg de Strontium 90
  • + 500 Bq/kg d’Iode 131
  • + 20 Bq/kg de Plutonium 239
  • + 1000 Bq/kg de Césium 137
  • Soit 1645 Bq/kg
Les 5 catégories d’aliments

Les Niveaux Maxima Admissibles varient selon la catégorie d’aliments considérée:

1- Les aliments pour nourrissons:
Le législateur a considéré qu’il est acceptable d’autoriser un certain degré de contamination dans les aliments pour nourrisons !
.

La dénomination «aliments pour nourrissons» masque en pratique une réalité très restrictive. Contrairement à ce qui est suggéré, ne sont concernés que les produits étiquetés «préparation pour nourrissons» et qui couvrent tous les besoins alimentaires du nourrisson. En pratique n’est concerné que le lait infantile.
Le projet de révision de la commission européenne propose d’étendre l’application des maxima admissibles aux nourrisons aux enfants jusqu’à 1 an: c’est le seul point positif du texte.
Les laits pour nourrissons sont généralement des poudres; il faut y ajouter 90% d’eau qui elle a des normes bien plus élevées !!! (voir le tableau).
Les petits pots pour Bébés sont classés dans la colonne «autres aliments» dont les limites sont bien plus élevées (voir le tableau) . Même chose pour les fruits, légumes, fromages frais, céréales.
Aucune disposition n’est prévue pour les femmes qui allaitent.
Les vérifications effectuées par la CRIIRAD montrent que les nourrissons sont en fait très mal protégés. Et on sait qu’ils sont bien plus sensibles aux radiations que les adultes.

2- les produits laitiers
Aliment qui joue un rôle important dans l’alimentation des enfants en croissance. La limite de contamination est plus élevée que pour les nourrissons. Elle sera utilisée à partir de 1 an.
L’intitulé est trompeur: cette catégorie n’inclut que le lait à l’exclusion des autres «produits laitiers»: beurre, crèmes, fromages frais, faisselles et tous les autres fromages de vache, de chèvre et de brebis

3- Les liquides destinés à l’alimentation:
les limites sont identiques à celles du lait.
Celle catégorie inclut l’eau potable. La norme couvre l’eau en bouteilles mais aussi l’eau du robinet

le site Actions planète propre indique (pour la France bien sûr):
qu’un adulte utilise 160 l d’eau par jour,
dont 1% pour la boisson= 1,6 l et 6% pour la cuisine = 9,6 l
La base Ciblex donne les consommations (selon enquête INSEE), pour un adulte c’est 2 l /j
Compte tenu des quantités d’eau réellement consommées par jour, jusqu’à 1 645 Bq/l de contamination totale cela mène à des niveaux de contamination inacceptables.

4- Autres denrées alimentaires
La totalité des aliments:
viandes, poissons, céréales, fruits, légumes; l’ensemble des produits laitiers excepté le lait (crèmes, fromages, beurre etc.) et toutes les préparations culinaires: des soupes aux pizzas en passant par les petits pots pour bébés…
On remarque la valeur de 2 000 Bq/kg pour l’iode radioactif; cela correspond à des doses à la thyroïde tellement élevées qu’elles justifieraient l’administration de comprimés d’Iode stable; la consommation d’aliments si contaminés ne devrait pas être autorisée.

5- Denrées alimentaires de moindre importance
épices, condiments, caviar, truffes cacao…vitamines;
Comme ces aliments sont consommés en faible quantités les «experts» leur ont attribué des niveaux de contamination maxima 10 fois supérieurs aux autres aliments !!!
Exemple: Pour l’Iode 131, Niveau maxima Admissible:
– dans les pommes de terre: 2 000 Bq/kg – classée autres denrées alimentaires
– dans les patates douces: 20 000 Bq/kg !!! car «de moindre importance».


Cet article est le résumé du dossier réalisé par Corinne Castanier dans le bulletin d’information «Trait d’union» n° 65, Février 2015 de la CRIIRAD.

Le projet de résolution de la Commission européenne ci dessus passera devant les députés européens en Juillet 2015.
La CRIIRAD a va transmettre son analyse critique et ses arguments au groupe de travail de la commission ENVI et à son rapporteur Mme Esther Herranz-Garcia.


La CRIIRAD nous propose une pétition demandant à ce que les populations soient mieux protégées:

La pétition

Le site de la CRIIRAD: www.criirad.org
Contact avec la CRIIRAD: contact@criirad.org


ENVI : Commission parlementaire européenne de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire.
http://www.confrontations.org/fr/nos-publications/suivi-des-commissions-du-pe/envi/821-envi

La CRIIRAD – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité – est née en mai 1986, au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, à l’initiative d’un groupe de citoyens révoltés par les mensonges officiels et qui souhaitaient connaître la vérité sur la contamination réelle du territoire français. La CRIIRAD est une association. Elle possède son propre laboratoire d’analyses.
Indépendante de l’Etat, des exploitants du nucléaire et de tout parti politique, la CRIIRAD existe grâce au soutien moral et financier de quelques milliers d’adhérents.
Elle mène ses propres investigations, informe le public et les médias. Si nécessaire, elle interpelle les responsables et les pouvoirs publics, engage des actions en justice et contribue ainsi à faire évoluer la règlementation en vigueur.

Auteur Georges MAGNIER (médecin généraliste à la retraite)

Source Vivre-après-Fukushima

Normes aliments-eau

Licence Creative Commons Licence Créative Commons- Reproduction interdite à des fins commerciales

Chaque année, on compte environ 1 000 incidents ou anomalies dans les centrales nucléaires françaises. Quels ont été les accidents les plus graves dans le pays ? Et dans le monde ?

 Consultez la liste des accidents nucléaires en France et dans le monde

29 ans après Tchernobyl… les radiations touchent encore 7 millions de personnes

le site de l’ASN propose un tableau de recherche sur les accidents

http://www.asn.fr/Controler/Actualites-du-controle/Avis-d-incident-des-installations-nucleaires/%28offset%29/15

Les derniers incidents significatifs:

06 février 2015

Défaut de fabrication d’organes de pilotage des vannes d’isolement des tuyauteries de vapeur

Centrale nucléaire de Paluel – Réacteurs de 1300 MWe – EDF

Le 24 septembre 2014, des essais périodiques effectués par EDF ont mis en évidence que plusieurs organes de pilotage des vannes d’isolement des tuyauteries de vapeur du circuit secondaire présentaient un fonctionnement ne respectant pas les règles générales d’exploitation (RGE).

02 février 2015

Cruas 3 : montée en puissance du réacteur

Centrale nucléaire de Cruas-Meysse – Réacteurs de 900 MWe – EDF

Le 25 janvier 2015, l’exploitant de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif pour la sûreté relatif à la montée en puissance du réacteur n°3 alors que la distribution du xénon n’était pas stabilisée.

19 janvier 2015

Absence de réalisation de trois essais périodiques d’équipements

Installation d’ionisation de Pouzauges – Installation d’ionisation – IONISOS

La société IONISOS a déclaré le 9 décembre 2014 à l’Autorité de sûreté nucléaire un événement significatif relatif à l’absence de réalisation d’essais périodiques prévus par les règles générales d’exploitation de l’irradiateur situé sur la commune de Pouzauges (85).

19 janvier 2015

Anomalie générique : non tenue au séisme de certains robinets

Anomalie générique

Le 7 septembre 2009, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un événement relatif à des écarts de serrage de la visserie de vannes qualifiées sur les centrales nucléaires de 1450 MWe. A la suite de vérifications menées sur les autres réacteurs, EDF avait mis à jour le 28 juin 2010 sa déclaration initiale en l’étendant aux réacteurs de 900 et 1300 MWe.

16 janvier 2015

Indisponibilité de la turbopompe du circuit d’alimentation de secours en eau des GV

Centrale nucléaire de Gravelines – Réacteurs de 900 MWe – EDF

Le 14 janvier 2015, l’exploitant du centre nucléaire de production d’électricité (CNPE) de Gravelines a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif pour la sûreté relatif à la non détection de l’indisponibilité de la turbopompe du circuit d’alimentation de secours en eau (ASG)des générateurs de vapeur (GV) du réacteur n° 6.

13 janvier 2015

Défaut de serrage concernant plusieurs vis sur des vannes

Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire – Réacteurs de 1300 MWe – EDF

Le 9 janvier 2015, l’exploitant de la centrale de Belleville a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un évènement significatif pour la sûreté relatif à un défaut de serrage avéré sur plusieurs vis de vannes des circuits de graissage des pompes du système de contrôle volumétrique et chimique (RCV) et du système d’injection de sécurité (RIS-MP) des réacteurs n°1 et 2.

13 janvier 2015

Dépassement du délai de repli du réacteur requis par les spécifications techniques d’exploitation

Le 6 janvier 2014, l’exploitant de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif pour la sûreté relatif au dépassement du délai de repli du réacteur n°4 requis par les spécifications techniques d’exploitation. A la suite d’une mauvaise manœuvre réalisée dans le cadre d’un essai périodique mené sur le circuit d’injection de sécurité du réacteur, les équipes d’EDF n’ont en effet pas identifié que ce système avait potentiellement été rendu indisponible et que les spécifications techniques d’exploitation imposaient que le réacteur devait être mis à l’arrêt dans un délai très court.

13 janvier 2015

Indisponibilité d’une vanne participant à l’isolement de l’enceinte

Centrale nucléaire du Tricastin – Réacteurs de 900 MWe – EDF

Le 5 janvier 2015, l’exploitant de la centrale nucléaire du Tricastin a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif pour la sûreté relatif à l’indisponibilité d’une vanne participant à l’isolement de l’enceinte de confinement du réacteur n°4.

07 janvier 2015

Désalignement d’une grappe de commande

Centrale nucléaire de Gravelines – Réacteurs de 900 MWe – EDF

Le 7 novembre 2014, l’exploitant du centre nucléaire de production d’électricité (CNPE) de Gravelines a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif pour la sûreté relatif au désalignement d’une grappe de commande par rapport à son groupe.

22 commentaires

  • walter kurtz walter kurtz

    salut ! ben tiens en parlant de chernobil …
    Un feu c’est déclaré aux alentours de la centrale nucléaire ,les isotopes contaminé s’envolent on ne sait ou d’ailleurs , heureusement ils s’arrêtent aux frontières de l’ukraine .
    //youtu.be/EtQ38LqEBgg

  • ROY

    Attention toutefois de ne pas confondre irradiation des aliments et contamination des aliments :

    … »L’irradiation détruit une grande partie des vitamines et des nutriments présents dans les aliments ; il ne faut pas confondre aliments « contaminés » et aliments « irradiés ». Quand on parle de « contamination radioactive » ou de « pollution radioactive », cela signifie que des particules radioactives (et plus précisément des atomes radioactifs) sont présents dans l’aliment »…

    http://agentssanssecret.blogspot.fr/2012/01/les-dangers-de-lirradiation-des.html

    Il serait certainement plus important en ce moment de s’intéresser aux véritables problèmes comme ceux de la contamination des produits commercialisés comme le thé venant du Japon (etc…) ou le bois (etc…) provenant des pays de l’Est…

  • GROS

    Fantasme
    Catastrophisme
    Pessimism porn
    Parano

    • Planete bleu Planete bleu

      Bonjour gros, comme tu n’est ni parano, ni catastrophiste, ni pessimiste, je te conseille un bon bain de plutonium dans la loire près de la centrale de St Laurent des eaux, sa va te requinquer et puis si tu est un pécheur je suis sûr que tu trouvera un bon petit coin pour pécher

      Contamination due aux accidents nucléaires de 1979 à 2011

      http://independentwho.org/fr/contam-accidents-1979/

      Extrait:

      13 mars 1980. Un autre accident à St Laurent des Eaux conduit à la fusion de deux éléments combustibles sur un réacteur graphite-gaz. Gravement endommagé, le réacteur est indisponible pendant deux ans et demi environ. Par la suite, une campagne de prélèvements de sédiments en Loire conduite par l’Institut de biogéochimie marine de l’École normale supérieure de Montrouge (Hauts-de-Seine) a établi la présence de traces de plutonium depuis Saint-Laurent jusqu’à l’estuaire, dont l’origine est à imputer soit à l’accident de 1980, soit à celui de 1969. Cet accident nucléaire, porté au niveau 4 de l’échelle INES, est le plus grave jamais répertorié sur un réacteur en France.

      Contamination due aux accidents nucléaires de 1952 à 1978

      http://independentwho.org/fr/contam-accidents-1952/

      Extrait:

      17 octobre 1969. Centrale nucléaire de St Laurent sur la Loire, 50 kg d’uranium entrent en fusion lors d’une opération de chargement d’un réacteur graphite-gaz. La contamination aurait été limitée au site, mais aucune information n’a été révélée à la population.

      http://blogs.mediapart.fr/blog/cest-nabum/240812/petit-brieviaire-des-accidents-nucleaires-de-saint-laurent-des-eaux-lusage-des-voisins

    • dereco

      Gros, dans ses certitudes, bien malade, ne comprendra que lorsqu’il sera malade trop tard, comme beaucoup d’autres, trompés par les lobbys et mensonges de parano, sans savoir s’il meurt de la malbouffe, des saletés chimiques ou nucléaires, bien plus dangereuses que les terroristes, en nombre de morts dissimulés !!!

  • Thierrydechambre

    Avec 1645 Bq/kg, on va pouvoir en plus vous vendre (cher) des petits machins détectant la radioactivité pour vous rassurer en vous prenant un petit bifton. Et oui, par definition, c’est une emission sous 4PI stéradian alors étant donnée la fenêtre et le rendement de détection de ces machins, 1645 Bq ça va pas grésiller beaucoup. Mais à la base dans le cadre d’un ALARA bien compris une augmentation des normes suite à un accident nuc, c’est inadmissible. Tu le sens bien là mon principe ALARA

  • dereco

    Merci pour ces informations très détaillées, précises !!!

    Vu que nous ne sommes pas infaillibles à perpétuité, ni plus intelligents que les Japonais, tôt ou tard, une catastrophe nucléaire se produira en France, vidant toute une région de ses habitants, devenue radioactive et inhabitable pour des siècles !!
    Nous avons frôlé plusieurs fois !!
    C’est aussi inévitable qu’un accident de la circulation est inévitable tôt ou tard, en roulant en voiture même en conduisant prudemment !!

    EDF roule pour nous, sans aucune assurance, vu le prix de plusieurs 1000 milliards d’€ d’une telle catastrophe vidant toute une région, même la Suisse ou le Luxembourg !!

    Les lobbys de toutes sortes sont de plus en plus super-puissants en Europe, pour nous imposer leur lois, sous des bons prétextes trompeurs et manipulateurs, en se moquant des conséquences à long terme, où le responsable est impossible à déterminer, tuant beaucoup plus que les terroristes, de plus rapportant plein d’argent pour soigner les malades (cancer 80 milliards d’€ en business peu efficace disent certains ) !!!

    On oublie le pire les foetus, dans le ventre de leur mère, bien plus sensibles que les bébés, à tous les produits dangereux, radioactifs et chimiques, surtout les 2 à 3 premiers mois, malformations, cancers 30 ans plus tard, et même à la troisième génération !!!

    Les lobbys nient et sous estiment cette réalité avec des méthodes de manipulations pseudo-scientifiques très efficaces.

    On peut supprimer tout le nucléaire et CO2 pour le chauffage en généralisant partout ce qui marche à
    http://www.dlsc.ca
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_solaire_de_Drake_Landing
    chauffage solaire perpétuel gratuit à l’usage, conservant la chaleur de l’été pour se chauffer en hiver, ignoré par les lobbys pseudo spécialistes en France !!

    On peut faire pareil en électricité de géothermie profonde épuisable, en rechargeant par la chaleur solaire à concentration à des centaines de degrés en été !

  • Thierrydechambre

    Ce que l’on est en train de vous dire mes braves gens c’est que
    1 le risque zéro ça n’existe pas
    2 En cas de seisme dans l’industrie nucléaire on augmentera les normes pour continuer à pouvoir vous vendre de la bouffe …
    Si on va dans cette voie, et tout porte à croire qu’on y va gaiement, je pense qu’on a intérêt à arrêter le nucléaire. Le charbon, ça reste un moindre mal. Mais voila, en France, on a 58 réacteurs, ils sont là, ils sont bien utiles et ça va nous couter une blinde de s’en passer. Alors que faire ? Le risque zéro n’existe pas, mais on peut quand même tout faire pour éviter l’accident, encore faut-il qu’il y ait une volonté forte. Tiens, et si on rendait pénalement et personellement responsable les gens ayant capacité d’agir. Par exemple pour tout accident nucléaire d’un certain niveau INES, hop le directeur de l’INB en question, le maire de la commune, le préfet et le ministre de l’industrie (soyons fous) en prison ! Je sais, ça parait excessif voire démago, mais je vous assure que ça aiderait à changer certaines priorités chez les personnes concernées ( c’est l’effet Damocles). Tiens une autre. En cas d’accident nucléaire majeur, non seulement, on n’augmentera pas les normes de contaminations alimentaires maximales mais l’état obligera toute la grande distribution à s’équiper des installations nécessaires afin que le public puisse vérifier le respect de ces normes. Histoire de faire comprendre à tous les acteurs économiques qu’un accident nucléaire en France serait hors de prix pour tout le monde et pas que pour le contribuable.

    • dereco

      « Le charbon, ça reste un moindre mal » »
      Le charbon, le pétrole, les gaz, à CO2, comme le nucléaire sont inutiles, dangereux et impossibles à utiliser longtemps, car il y en a sous terre de quoi bruler tout l’oxygène que nous respirons, à chaque O2, la vie a laissé sous terre un C non oxydé bon comme carburant, ceci 5 fois par million d’année sur 600 millions d’années, au total 3000 fois !!!!!.

      Je répète ce que beaucoup ignorent :
      On peut supprimer tout le nucléaire et CO2 pour le chauffage en généralisant partout ce qui marche à
      http://www.dlsc.ca
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_solaire_de_Drake_Landing
      chauffage solaire perpétuel gratuit à l’usage, conservant la chaleur solaire de l’été pour se chauffer en hiver, ignoré par les lobbys pseudo spécialistes en France !!

      Le soleil d’été sur mon toit suffirait à me chauffer l’hiver, sans isoler mieux ma maison !!!

      On peut faire pareil en électricité solaire couplée à de la géothermie profonde épuisable, en rechargeant par la chaleur solaire à concentration à des centaines de degrés en été !

      • Thierrydechambre

        Oui, je suis d’accord, mais ça ne fournira pas l’électricité pour faire tourner les usines, ça bouffe pas mal une usine de production d’aluminium par exemple. En d’autres termes ça ne peut satisfaire les besoins en électricité de l’état français … et je le répète les réacteurs sont là, présents et en état de marche

      • dereco

        « ça ne fournira pas l’électricité pour faire tourner les usines,.. ça ne peut satisfaire les besoins en électricité  »
        est une pure manipulation du lobby nucléaire, car l’énergie solaire à concentration stockée en géothermique a un potentiel énorme gaspillé..
        Au dessus d’un vieux volcan proche de 1000°C en profondeur, il y a plus d’énergie que dans les centrales nucléaires, qui elles ont surtout beaucoup plus le potentiel de péter, comme prouvé a Tcherno-Fukushima !!! (en Auvergne la dernière éruption a plus de 10000 ans encore bien chaude ), alors que 4 centrales nucléaires ont pété en 25 ans, et vu qu’on continue à les multiplier en Inde, en Chine, etc.. régions très sismiques, d’autres vont péter, aussi sûr que 1+1 font 2 !!.

        De plus, on n’a pas le choix, le nucléaire va continuer à péter, inévitablement (on ne peut pas être infaillibles à perpétuité ) vidant des régions entières et les combustibles ne peuvent pas continuer à bruler tout l’oxygène, et faire plein de CO2, qui lui chauffe la planète à fond la caisse !!

        Donc cessez, de nier la réalité que c’est possible, sans inconnue technologique majeure, alors que le solaire à concentration marche (four à 2000C° ), que son intermittence est résolue en le couplant à la géothermie bien chaude pour stocker, qui elle existe aussi.
        Le nucléaire est infiniment plus complexe, comme prouvé par l’EPR à prix explosé sans certitude qu’il ne pétera pas avec sa cuve ratée, et des malfaçons cachées.

        Ce solaire marche et n’a pas ce niveau d’inconnu technologique en prix.

        L’armada de puits de gaz de schiste et pétrole épuisés peut être convertie en géothermie solaire gratuitement !!!

        Il suffit de le vouloir au lieu de s’arcbouter sur le nucléaire et les combustibles !!!

        Déjà j’aimerai récupérer le soleil d’été sur mon toit qui suffirait à me chauffer l’hiver, gratuitement, à perpétuité, sans isoler mieux ma maison, si on fournissait les moyens de le réaliser !!!
        Si nous tous on fait cela, facile, et gratuit à l’usage, on peut supprimer 30 à 40 centrales nucléaires pour les chauffages électriques et les pompes à chaleur, une absurdité pas gratuite du tout à l’usage !!

    • Planete bleu Planete bleu

      Bonjour Thierrydechambre, il serai bien capable de traficoter les appareilles pour mesurer la radioactivité pour pouvoir vendre des produits radioactifs, comme ils le fond au Japon

      • Thierrydechambre

        Ho ho, on voit le mal partout ! C’est pas bien ça.

      • Planete bleu Planete bleu

        Il y a de quoi, quand tu voies tous ces fieffiés menteurs

        Voilà un jeune homme courageux face à des professionnels du mensonge et de la dissimulation

        Un Valbonnais relève un taux de radioactivité très important près du camp militaire de Canjuers

        http://www.varmatin.com/la-seyne-sur-mer/un-valbonnais-releve-un-taux-de-radioactivite-tres-important-pres-du-camp-militaire.2099412.html

      • dereco

        Cela me rappelle des souvenirs !!
        Il y a 41 ans, en 1974, on me vendait un beau terrain propre, décontaminé, certifié propre par le fameux Pélerin ( avec son nuage radioactif devenu inoffensif à la frontière Française en 1986 ) alors qu’avec un compteur Geiger, il regorgeait de belles particules de radium, bip, bip, autant qu’autour de Fukushima (1000 fois la radioactivité naturelle, comme autour du camp) et 40 ans après, en 2014 enfin, on décontaminait ce coin rayonnant dans une maison !!
        Moi, on ne m’avait pas démenti, même que la réalité était pire que mes mesures !!
        Ces particules de radium sont partis faire bip bip dans des remblais de diverses routes !!

        La France est radioactive partout, à vos Geiger !!
        C’est sans danger. L’évolution va rendre les humains insensibles aux radiations par sélection naturelle !!

    • Natacha Natacha

      Pour paraphraser Margaret Mead, je ne doute jamais qu’un petit nombre réfléchis et engagés puisse changer le monde.En fait, c’est toujours comme cela que ça s’est passé.

  • Grand marabout Grand marabout

    http://lesmoutonsenrages.fr/forum/viewtopic.php?f=10&t=8686

    cette rubrique regroupe les avis d’incident relatifs aux installations nucléaires de base (INB) et au transport de substances radioactives classés sur l’échelle INES et ayant fait l’objet d’une information sur le site Internet de l’ASN.

    La nécessité d’informer le public de la gravité des événements nucléaires, notamment après l’accident de Tchernobyl (1986), conduit à développer des échelles de classement. La première échelle a été mise en place en 1987 par le Conseil supérieur de la sûreté et de l’information nucléaires (CSSIN).

    L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a joué un rôle essentiel dans la création, en 1991, de l’échelle internationale INES de classement des événements nucléaires (International Nuclear and Radiological Event Scale), publiée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
    En 2002, l’ASN a proposé une nouvelle version de cette échelle, pour prendre en compte les événements de radioprotection (irradiation, contamination), notamment ceux touchant les travailleurs, quel que soit le lieu de l’incident.

    Par la suite, en juillet 2008, l’AIEA a publié une échelle INES révisée qui permet de mieux prendre en compte les événements survenant dans le domaine des transports ou entraînant l’exposition de personnes à des sources radioactives. Le manuel d’utilisation de cette échelle a quant à lui été publié en langue française en 2011

    L’utilisation de l’échelle INES permet à l’ASN de « sélectionner »,parmi l’ensemble des événements et incidents qui surviennent, ceux qui ont une importance suffisante pour faire l’objet d’une communication de sa part :

    • les événements classés au niveau 0 ne font l’objet d’un avis d’incident
    que s’ils présentent un intérêt particulier ;

    • les événements classés au niveau 1 font systématiquement
    l’objet d’un avis d’incident publié sur
    http://www.asn.fr ;

    • les événements classés au niveau 2 et au-delà font, en complément,
    l’objet d’un communiqué de presse et d’une déclaration à
    l’AlEA.
    Les événements de transport international concernant un
    pays étranger font également l’objet d’une déclaration à l’AlEA à partir du niveau 1, et à partir du niveau 0 s’ils entraînent une perte de source radioactive…
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    L’industrie nucléaire ukrainienne ne pourra être sauvée d’une dégradation complète – celle-ci ne faisant que s’accentuer – que si elle parvient à mobiliser l’attention des hauts dirigeants du pays et si des mesures décisives sont prises en conséquence par la Russie pour alerter la communauté internationale sur la crise imminente qui guette l’industrie nucléaire en Ukraine.

    Les menaces pour les générations futures de toute l’Europe sont bien réelles et clairement illustrées par le sort de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
    Celle-ci a cessé son activité, mais le budget ukrainien continue de lui allouer (et ceci sans qu’on y voie de fin) d’importantes sommes pour son entretien. Et cela ne concerne pas seulement les problèmes de l’unité de secours.

    Le problème de la gestion des déchets radioactifs et de leur transfert vers un dépôt d’Etat n’est toujours pas résolu; de même que celui de l’entreposage de combustible nucléaire irradié.
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    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/cc71ea44-ddf6-11e4-aa18-ff4de01147fa/Nucl%C3%A9aire_ukrainien_%C3%A0_quand_le_prochain_Tchernobyl

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    BREST-300 est un réacteur à neutrons rapides de 4e génération d’une grande puissance. Il est refroidi au plomb à la différence des autres réacteurs à neutrons rapides à caloporteur sodium. BREST-300 ne permet pas de créer une arme atomique et ne produit pas de déchets nucléaires. Il offre en outre un niveau de sécurité sans précédent. Même la destruction du réacteur par un attentat n’entraînera pas de fuites radioactives nécessitant l’évacuation de la population et la création de zones interdites.

    Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/sci_tech/20150407/1015549443.html#ixzz3YiaKuHtA