Ukraine : Gueorgui Loubenik, 19 ans, soldat rebelle mort au combat

Une guerre qui ne dit pas son nom, avec son cortège de morts et de souffrances. Comment être d’accord avec ces « psychopathes », qui veulent armer d’avantage le « clan » fasciste de Kiev? Comment envisager qu’il y ait un accord entre les parties, compte tenu des exactions des forces « nazies ukrainiennes » soutenues par l’Occident. Est ce que les séparatistes vont tirer un trait,  sur les meurtres des civils par Kiev,  qui les accuse de toutes les horreurs? Oui il y a des Russes en Ukraine , mais pas qu’eux, qui ont choisi d’aller défendre la liberté, qui se sont engagés volontairement au côté de ceux qui ne veulent pas de l’Europe de misère qui leur est promise. En 1936, il y a eu une crise financière d’envergure, la montée des extrêmes avec les leaders Franco, Mussolini et Hitler, il y a eu la guerre d’Espagne avec les « brigades internationales » venues de partout… On connait la suite, avec les effroyables tueries de la seconde guerre mondiale. Y voyez vous une similitude avec ce que nous vivons aujourd’hui? Un hommage à ce jeune combattant de 19 ans Gueorgui Loubenik, qui aurait pu être notre frère, fils, ami ou voisin,  mort pour n’avoir pas accepté le diktat, des élites sans conscience qui mènent le monde. Une pensée pour tous les résistants de ce monde en perdition, pour que ceux qui ne sont plus, ne soient pas morts pour rien..

Gueorgui Loubenik avait 19 ans. Il a été enterré lundi avec trois autres soldats rebelles tués dans les combats acharnés des derniers jours autour de la ville de Debaltseve, dans l’est de l’Ukraine.

Des séparatistes et des proches assistent aux funérailles de plusieurs de leurs soldats morts aux combats, le 16 février 2015 dans un cimetière à Donetsk – Vasily Maximov AFP

Gueorgui Loubenik avait 19 ans. Il a été enterré lundi avec trois autres soldats rebelles tués dans les combats acharnés des derniers jours autour de la ville de Debaltseve, dans l’est de l’Ukraine.

«Ils ont été tués à Logvinove, un village près de Debaltseve. C’était pendant la nuit, à quelques heures du cessez-le-feu du 15 février. Notre groupe a été touché par une salve de roquettes Ouragan des forces ukrainiennes», raconte «Hunter», 46 ans, qui commandait leur unité.

Le noeud ferroviaire stratégique de Debaltseve, à 65 km au nord-est de Donetsk, place-forte des séparatistes prorusses, est depuis une dizaine de jours le point central des combats entre les forces ukrainiennes et les rebelles qui essaient de s’en emparer. Et le cessez-le-feu conclu le 12 février entre Kiev et les rebelles n’y a été observé à aucun moment.

«Si je suis vivant, c’est un miracle. Pendant deux jours, nous avons été soumis à des tirs permanents», poursuit «Hunter», un nom de guerre, qui se présente comme un commandant des forces spéciales du «GRU» (les renseignements militaires) des forces rebelles.

Dans une base militaire de Donetsk, une centaine de combattants sont venus saluer la dépouille de leurs quatre camarades de combat. Certains sont blessés, la tête entourée de bandages, d’autres marchent difficilement en s’appuyant sur des béquilles.

Dans une pièce transformée en chapelle, avec des icônes adossées aux murs, les cercueils ont été placés sur des caisses vides de munitions.

Un rebelle en uniforme sert d’enfant de choeur au prêtre orthodoxe qui lit l’office des morts avec l’assistance d’une religieuse.

Les soldats, l’arme à l’épaule, entrent dans la chapelle, se signent et vont embrasser le front des morts, avant de déposer un oeillet rouge dans le cercueil.

«Trois d’entre eux étaient de Donetsk. Le quatrième est un volontaire russe venu de Sakhaline (extrême-Orient russe)», précise Mikhaïl Chestiakov, 47 ans, qui dit être lui-même venu d’Irkoutsk, en Sibérie, pour combattre aux côtés des rebelles.

Tous s’accordent à dire que les combats ont été très violents et que les forces ukrainiennes –qui seraient quasiment encerclées– résistent farouchement.

– Salve de Kalachnikov au cimetière –

Lors des affrontements où ont péri Gueorgui Loubenik et ses camarades, «nous étions sur la route entre Logvinove et Debaltseve. En trois jours, dans notre unité et le bataillon de Cosaques qui nous soutenait, nous avons eu 30 morts et de nombreux blessés», raconte «Hort», qui était sur place avec eux.

Le service funèbre terminé, un convoi d’une dizaine de voitures se rend dans une banlieue éloignée de Donetsk, Mospino, où une partie d’un cimetière a été réservé à ceux qui sont morts au combat.

Dans le cimetière, en plein champ, il y a déjà des dizaines de tombes, des tumulus de terre fraiche sans monument avec juste une croix orthodoxe en bois fichée en terre. Nombre d’entre elles portent un simple numéro, faute de pouvoir identifier le mort.

Une cinquantaine de combattants rebelles sont venus au cimetière, dont le commandant de l’unité de Gueorgui Loubenik. Dans le froid glacial, les cercueils sont portés en terre. Kalachnikovs en l’air, les rebelles tirent une salve d’honneur.

Source 20Minutes

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Pour savoir et comprendre:

Note du Saker Francophone

Compte tenu de l’importance de ce document, de par son intérêt et son ampleur, j’ai décidé de le fractionner en plusieurs articles:

 

2014: Le front Chine – Russie Nouvel ADN pour l’humanité?

Février 2015 – UN LIVRE BLANC de Vineyard of the Saker

1.1. Le contexte – La Chine et la nouvelle donne en Ukraine
2. Les hélices – Ressources de base, technologies militaires
3. Les hélices – Ressources Financières, autres technologies
4. Politique et alliances
5. L’avenir et les états voisins

Source Le Saker Francophone

 

 

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