Giscard coûte plus cher aux Français que Sarkozy…

Giscard ? c’est celui qui a écrit la Constitution Européenne, rejetée par les français en 2005, c’est à partir de la loi Pompidou/Giscard/Rothschild de 1973 que la France à perdu le droit de « battre monnaie » ou plus simplement d’émettre sa propre  monnaie. La dernière année où  la France avait un excédent de 8.5 milliards, c’était en 1974,  depuis, la dette de notre pays n’a cessé de croître de manière exponentielle. Nous constatons la situation critique dans laquelle nous sommes, mais ce que l’on sait moins, c’est ce que coûtent les anciens locataires de l’Elysée, Giscard en tête. Il faudrait sans tarder revoir ces privilèges, qui n’ont plus de raison d’être, quand les charges nationales changent de mains, à moins qu’il y ait une bonne raison, pour que les français continuent d’entretenir ces ex-responsables..

«Plus de six millions d’euros par an, c’est le coût global à la charge de l’État des anciens présidents»

Selon une étude du député socialiste René Dosière, Valéry Giscard d’Estaing coûte 2,5 millions d’euros par an à l’État, devant Nicolas Sarkozy (2,2 millions) et Jacques Chirac (1,5 million).

Valéry Giscard d’Estaing est l’ancien président qui coûte le plus cher au budget de l’État, avec 2,5 millions d’euros par an, devant Nicolas Sarkozy (2,2 millions) et Jacques Chirac (1,5 million), selon une nouvelle évaluation du député PS René Dosière établie à partir de données des ministères.

«Plus de six millions d’euros par an, c’est le coût global à la charge de l’État des anciens présidents», écrit sur son blog René Dosière, spécialiste de longue date du budget de l’Elysée. Ce budget ne comprend pas le traitement mensuel des anciens présidents (environ 6000 euros par an), ni la rémunération mensuelle de membre du Conseil constitutionnel (12.000 euros) que Valéry Giscard d’Estaing est le seul à toucher.

Le député de l’Aisne rappelle que le statut d’ancien président est réglé «sur la seule base d’une lettre personnelle» en 1985 de Laurent Fabius, alors premier ministre, à Giscard. Les anciens présidents bénéficient d’un appartement de fonction meublé au service duquel sont affectés deux personnes. Ils ont droit à deux policiers pour leur protection rapprochée, une voiture de fonction avec deux chauffeurs et sept collaborateurs permanents.

Selon une réponse de Matignon du 13 janvier à une question écrite de René Dosière, les dépenses de fonctionnement (principalement les baux des appartements) représentaient en 2014 une dépense de 343.307 euros pour Valéry Giscard d’Estaing, 309.342 euros pour Nicolas Sarkozy et 242.816 euros pour Jacques Chirac.

Les dépenses de personnel sont supportées par les ministères mettant à disposition ces collaborateurs. Ainsi le 6 janvier, le ministre de la Défense précisait à René Dosière «que 2 sous-officiers de l’armée de terre et 3 sous-officiers de la marine sont mis à la disposition de Valéry Giscard d’Estaing pour un coût global annuel de respectivement 109.130 euros et 177.566 euros».

De son côté, le ministère des Finances écrit qu’il «met à la disposition de Nicolas Sarkozy un agent, auprès de Jacques Chirac deux agents et auprès de Valéry Giscard d’Estaing trois agents pour un coût global en 2013 de 511.605 euros».

Coût de la sécurisation des domiciles

Les «indemnités de sujétion particulière» (qui compensent les heures supplémentaires) sont versées par Matignon et s’élevaient en 2014 à 124.600 euros pour le personnel de Jacques Chirac, 155.198 euros pour Valéry Giscard d’Estaing et 299.574 euros pour Nicolas Sarkozy. En outre, René Dosière attend encore une réponse du ministère de l’Intérieur sur le coût de la sécurisation des domiciles des anciens chefs de l’État.

Dans l’attente de cette réponse, René Dosière fait notamment son évaluation sur la base d’un rapport du Sénat qui indiquait que 15 gendarmes étaient mobilisés en 2010 à temps plein pour garder la résidence privée de Valéry Giscard d’Estaing à Authon (Loir-et-Cher) et 6 pour celle de Jacques Chirac à Bity (Corrèze), soit un coût respectif annuel de 1,1 et 0,4 million d’euros selon le député (70.000 euros par gendarme). Le coût de la sécurité de Nicolas Sarkozy s’élèverait lui à environ 700.000 euros.

Pour diminuer ce «niveau élevé de dépenses», René Dosière propose plusieurs pistes, notamment qu’un décret prévoit les dépenses supportées par l’État. Celles-ci «devraient être limitées à une durée de 5 ans» et «exclusives de toute rémunération privée – à l’exception des activités intellectuelles (ouvrages par exemple) – et d’une activité politique de premier plan».

Source publié par Crashdebug

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