Armée : Les chefs d’état-majors menacent de démissionner à cause de la baisse du budget

Les chefs d’états-majors sont en colère, les gradés sont en colère, les militaires de base sont en colère… Question: quelles chances y-a-t il que cela finisse un jour en coup d’état en France et que l’armée prenne le pouvoir? Impossible? Réellement? Car l’annonce des coupes budgétaires à venir est une goute d’eau qui justement fait déborder le vase de cette armée détruite e représente plus grand chose…

La LPM prévoit 33.675 suppressions de postes sur la période 2014-2019, après 44.000 départs lors de la précédente LPM. Le général Vincent Desportes rappelait récemment que la défense encaisse 60% des suppressions de postes de la fonction publique en 2014, alors qu’elle représente seulement 10% des effectifs. Au total, les effectifs de la défense auront fondu de 25% entre 2008 et 2020! (voir ici)

À quand l’Armée Française au garde à vous sur un terrain de tennis

Dans une démarche rarissime, les quatre chefs d’états-majors (Armées, Terre, Air, Marine) font savoir qu’en cas de baisse des crédits militaires, ils pourraient déposer leurs képis et leurs casquettes.

Un témoin les a vus « calmes, raisonnés et sereins », mais « déterminés ». Les quatre chefs d’états-majors (Armées, Terre, Air, Marine) n’entendent pas avaler une nouvelle réduction du budget de la défense, réclamée par Bercy dans le cadre du plan d’économies de 50 milliards d’euros.

« Ce sera sans nous », ont assuré au moins deux des quatre hauts gradés, sachant que le troisième est sur le départ. Et le quatrième, « très grognon », pourrait lui aussi poser sa casquette… Les quatre hommes – les généraux Pierre de Villiers (chef d’état-major des armées), Denis Mercier (air), Bertrand Ract-Madoux (terre) et l’amiral Bernard Rogel – se sont vus le mardi 13 mai à 17 heures, lors d’une réunion du Comité des chefs d’état-major (Cocem) qui s’est tenu à l’îlot Saint-Germain à Paris.

Selon un proche du dossier, une vingtaine d’autres officiers généraux – dont de nombreux quatre étoiles – ont fait part de la même détermination. Du jamais vu, même s’il y a un fossé entre une menace de démission et une démission effective.

Le président de la République, chef des Armées, en a été informé dès le lendemain, mercredi 14 mai. Depuis lors, le secrétaire général de l’Elysée Jean-Pierre Jouyet, peu familier de ces dossiers, s’est saisi du problème et consulte beaucoup. L’Elysée semble avoir compris que l’affaire était sérieuse – « ce n’est pas pour rire » confie une source – et qu’une parole présidentielle, la seule qui compte vraiment en la matière, était attendue par la communauté de défense.

Qu’on ne s’y trompe pas : même s’ils désapprouvent farouchement une nouvelle réduction des moyens et des ambitions militaires de la France, les chefs d’états-majors ne contestent pas au pouvoir politique élu le droit de prendre une telle décision. Tous ces officiers sont républicains et l’ont prouvé à maintes reprises. Ils jouissent de la confiance du gouvernement : Pierre de Villiers vient même d’être nommé chef d’état-major des armées, le 15 février.

Le problème n’est pas là : ils estiment, à raison, qu’une nouvelle baisse des crédits remettrait en cause les arbitrages de l’an dernier, formalisés dans un Livre blanc, et la Loi de programmation militaire votée par le Parlement en décembre 2013, il y a moins de six mois.

Après avoir participé à l’élaboration de ces deux textes, les chefs d’états-majors considèrent s’être engagés personnellement auprès de leurs troupes et de leurs subordonnés pour les convaincre, non sans mal, d’accepter les nouvelles réductions de format et de budget. Depuis des mois, ils font la tournée des garnisons, pour porter la bonne parole dans un climat morose, assurant aux militaires que cette fois-ci, les promesses seraient tenues. « On a donné notre parole » expliquent-ils. Ils ne veulent pas se trahir, d’autant qu’ils savent que leur légitimité serait immanquablement mise en cause par la troupe.

Lire la suite sur : lopinion.fr via leschroniquesderorschach.blogspot.fr

 

6 commentaires

  • polemile

    Ben alors, on sera propre avec notre arsenal nucléaire!

  • ConscienceU12 ConscienceU12

    Euh, où est la cohérence là, de vouloir démissionner pour s’opposer à une baisse de budget, alors que leurs démissions y participeraient grandement, et du coup arrangerait bien le gouvernement quoi !

    …de plus les menaces ça marche pas ; le gouvernement a toujours bien montré qu’il s’en battait les couilles avec une porte fenêtre; …alors à quoi bon !
    …Non, il est grand temps de passer à l’action, le coup d’état est la seule solution qu’ils vous reste pour éviter que ces gens là nous conduisent au démantèlement de ce pays et à la ruine complète.

  • polemile

    La France est un pays riche, elle a toujours été convoitée au moyen de guerres à travers les siècles.
    Les fondateurs de l’Europe ont pensé qu’il valait mieux fraterniser avec nos ennemis pour partager les richesses plutôt que d’être la proie des convoitises. Mais l’histoire de l’Europe nous montre que les appétits de convoitise ne sont pas rassasiés. Notre pays est pillés de toute part par des artifices guerriers masqués. Le naturel de l’homme ne s’efface pas.

    Donc le choix de fermer les frontières et de vivre avec nos richesse fait sortir les loups des bois. Ils montrent alors les dents et finiront par brandir leurs menaces avant de passer à l’acte guerrier.
    D’un autre coté, fermer nos frontière, c’est aussi se passer du commerce extérieur et réorienter nos activités sur nos besoins propres. En France, nous ne manquerons jamais de nourriture, nous aurons de quoi nous chauffer en hiver et nous avons notre culture, notre savoir et notre intelligence pour créer, construire, produire par nous mêmes les produits dont nous nous sommes rendus dépendants.
    Lorsqu’on analyse les raisons de l’immigration, on s’aperçois que des peuples entiers se trouvent dans une situation similaire à lfa notre. On les a innondé de produits qui ne sont pas leur besoin, au point de leur faire perdre leur culture , leur savoir. Ils sont devenus dépehndants de produits qu’ils ne peuvent plus ppayer et ils tombent dans la pauvreté la plus extrême.
    Alors, il nous arrive la même chose, le peuple s’apauvrit parce que l’on s’est rendu dépendant d’un système qui ne répond pas à notre culture, à nos besoins réels.

    Donc, je pense que ce n’est pafs si grave que ça de sortir de l’euro, de ce système qui nous tue. Parce que la guerre civile, ou la guerre d convoitise, le conflit armé point son nez de partout. Donc s’il doit avoir lieu, autant que ceh soit pour défendre nos richesses, notre culture, notre souveraineté.

    Je pense que ceux qui brandissent les menaces ou agitent la peur concernant les élections européennes n’ont peur que de leur propre perte.

    Bien sur qu’on risquerai de manquer de mac donald ou de produits de qualité médiocre voir dangereuse du made in China, mais tant qu’on est assuré de manger à notre faim, ou est le problème?

    • froeze

      La France est un pays riche ??

      vous êtes sous substances illicites ?

      • polemile

        Non malheureusement, je ne fume et ne bois pas.

        Mais la France est un pays riche parce qu’il y a de qui nourrire sa population. C’est un fondamental qui se montrera de plus en plus déterminant dans les années à venir. Il ne faut pas comparer la richesse à l’argent. L’argent est vulnérable.

  • Les « gros » pays explosent leurs budgets militaires, en matériel et opérations. Nous, on retire nos billes.

    Pas de quoi s’alarmer, ça passera tout seul. On ne voit rien venir. Dormons tranquille. D’autres pensent et agissent à notre place. Ayez confiance.