Thaïlande : après la loi martiale, le coup d’Etat

thailandeL’armée a pris le pouvoir en Thaïlande. Un nouveau coup d’Etat pour le royaume.

Mardi la loi martiale, aujourd’hui le coup d’Etat pur et simple. Le chef des armées a annoncé à la télévision le prise de contrôle du pays.

Il y a deux jours, l’armée thaïlandaise se refusait à employer le terme de coup d’Etat. Aujourd’hui, cette logique n’est plus du tout respectée. En effet, le général Prayut Chan-O-Cha a purement et simplement annoncé le coup d’Etat à la télévision.

Depuis 16h30 heure locale (10h30 en France), l’armée a donc pris le pouvoir, « pour que le pays revienne à la normale ». A l’origine, une réunion entre leaders des manifestants anti et pro-gouvernementaux avait été convoquée pour trouver une issue à 7 mois de manifestations dans les rues. Visiblement sans solution, la réunion s’est terminée par l’encerclement, par des centaines de militaires, du bâtiment dans lequel elle se tenait. Les leaders ont été emmenés sous bonne escorte.

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Suite à ce coup d’état, les rassemblements de plus de 5 personnes sont interdites.

 

Quiconque violant cette interdiction risquera un an de prison, 10.000 bahts d’amende (220 euros), ou les deux », a annoncé un porte-parole de l’armée à la télévision nationale. Source: Lvdlr

Et bien sur, Hollande condamne « fermement » ce coup d’état, en considérant qu’il ait la possibilité de faire quelque chose « fermement »… Mais sa réaction n’est pas réellement étonnante, vu que c’est ce qui risque de lui arriver un jour. À force de réduire les postes et le budget de l’armée, alors que la colère gronde de plus en plus parmi les militaires, allez savoir ce qu’il peut se passer…

Le président français François Hollande a condamné jeudi la prise de pouvoir par l’armée en Thaïlande et a appelé à « un retour immédiat à l’ordre constitutionnel » et à l’organisation d’élections, selon un communiqué de la présidence française.

Le chef de l’Etat a également demandé que « les droits et libertés fondamentaux du peuple thaï soient respectés ».

L’armée thaïlandaise a pris le pouvoir jeudi et suspendu la plupart des libertés individuelles ainsi que la Constitution après sept mois de crise politique et de manifestations qui s’étaient soldés par une impasse, informe l’AFP.

Le Premier ministre renversé, Niwattumrong Boonsongpaisan, et son gouvernement se sont vus « ordonner » de « se présenter » d’ici la fin de la journée au nouveau régime, qui a pris le nom de Conseil national pour le maintien de la paix et de l’ordre.

Toute réunion de plus de 5 personnes est interdite et les manifestants des deux bords, campant dans Bangkok, sont priés de rentrer chez eux;

La Thaïlande avait connu jusqu’ici 18 coups d’Etat ou tentatives en quelque 80 ans. Le dernier en 2006, contre l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, a entraîné une série de crises politiques faisant descendre tour à tour dans la rue les ennemis et les partisans du milliardaire, qui reste malgré son exil la figure de division du pays.

Source: Lvdlr

 

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