L’austérité en Grèce : tous les chiffres

L’Europe est censé être un symbole de la solidarité entre les peuples et les nations, la représentation de la paix, et surtout, la meilleure chance pour la prospérité des pays, c’est en gros ce qui nous a été vendu par nos politiques! Après la lecture de la phrase précédente, vous être autorisés à vomir, puis à reprendre la lecture. Car voici une réalité incontestable au sujet de la Grèce, la preuve par les nombres! Finalement, c’est quoi la Grèce maintenant? Les restes d’une expérience économique à appliquer à d’autres pays ou un squelette dans le placard de l’Union Européenne?

AustéritéEnGrèce

L’évolution négative de tous les indicateurs économiques et sociaux renvoient à un pays qui vient de sortir d’une guerre destructrice ou d’un grand krach économique.

Cet article est en accès libre. En savoir plus sur les conditions d’utilisation.

La sombre réalité des mémorandums et de l’austérité que vivent les Grecs dans tout le pays est décrite avec précision par les chiffres économiques et sociaux.

Accrochez-vous :

* Les chiffres proviennent d’Eurostat, ELSTAT, la Banque de Grèce, l’Institut du Travail de la Confédération générale des travailleurs de Grèce, et l’Institut de recherche universitaire de mentale (EPIPSY)

 

5 commentaires

  • jardinfleuri

    Bonsoir,
    Je ne nie pas le profond désarroi dans lequel les grecs se trouvent actuellement.
    Je souhaite juste apporter un regard critique à ce genre de tableau dont la plupart des pourcentages donnés ne représentent absolument rien, et participe à l’enfumage général des sondages.
    Les pourcentages n’apportent aucune information, si vous n’avez pas le nombre d’échantillonnage.
    Je prendrai comme exemple la première case: hausse des suicides + 44% de 2007 à 2011.
    D’une part + 44%, de combien?
    s’il y a eu 100 suicides en 2007, et 144 suicides en 2011, le pourcentage d’augmentation est de 40%.
    Mais s’il y a eu 1000 suicides en 2007 et 1400 en 2011, le pourcentage est de 40%, mais l’échelle n’est pas la même, vous en conviendrez.
    Donc, là, vous comprenez que si vous n’avez pas le nombre exacte de suicides en 2007, ni le chiffre de la population totale, vous ne savez absolument pas si les suicides sont fréquents dans la population ou pas.
    La vraie information est de donné le nombre de suicide par rapport au nombre d’habitants.
    Finalement, ça fait combien de personnes par rapport à la population grecque? 1%, 5%, 10%?
    ben, on sait pas. donc, difficile de mesurer la détresse de cette population.
    Ensuite, parler de + 44% sur 5 ans, ce n’est pas non plus informatif. Est-ce que c’est progressif, ou bien tout à coup, en 2011, tout le monde à décidé de se suicider d’un coup?
    Tout ça pour vous dire, que c’est comme ça qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres, et c’est comme ça qu’on vous enfume tous les jours avec des sondages.
    Comme je vous l’ai écrit, je ne remet pas en cause les souffrances du peuple grec, mais je voudrai juste vous expliquer que ces informations n’en sont pas.
    Si je vous dis que votre salaire va augmenter de 10%, si vous gagnez 1000 euros, ça vous fera 1100 euros, ce qui, à priori, mettra du beurre dans les épinards, mais ne changera pas fondamentalement votre niveau de vie.
    Si vous en gagnez 10 000, ça vous feras 11000 euros, et là, à priori, également, ça ne changera pas non plus votre niveau de vie, mais vous pourrez mettre de côté encore plus d’argent, ou flamber encore plus (tout le monde de thésaurise pas!)
    Autant dire que l’impact sur le pouvoir d’achat, n’est pas vraiment le même. Le smicard sera tiendra quelques jours de plus à la fin du mois, le richard, pourra s’offrir son bateau, sa déco, ou son voyage d’hiver dans les iles.
    Vous voyez bien, que derrière ça, la réalité sociale n’est pas la même.
    Et si je vous dis que ce sera sur cinq ans, je ne vous dis pas si ce sera progressif sur cinq ans, ou si je vous les donne au bout de cinq ans.

    Tout ça pour essayer de vous montrer, que ces données sont absolument inexploitables en statistiques, mais malheureusement, tous les jours, on peut lire ce genre de rapport à la con, qui peuvent être utiliser dans tous les sens, et qui n’arrangent donc, que les politiciens ou les banquiers. C’est le grand outil de la manipulation.

    • Norbert

      Jardin fleuri,

      Je trouve votre raisonnement plus que tirer par les cheveux.
      Vous ne demontrez absolument rien.
      Du baratin rien que du baratin,inexploitable en statistique,on s’en fout,la situation est la.

      Pour y voir claire il faut faire simple.
      Pour moi,le tableau est limpide,entr’autres les % parlent d’eux memes sur une periode tres courtes,on voit comment la situation c’est degradee a une vitesse record.
      Vous aurez beau chipoter la situation de la Grece est catastrophique.

  • So So

    (…)Tout ça pour essayer de vous montrer, que ces données sont absolument inexploitables en statistiques(…)

    à ceci près que Eurostat est tout de même l’institut européen de statistiques de référence (qui n’a pas grand chose à gagner à avancer de tels chiffres allant à contresens de celui attendu par la CE, le FMI et les institutions bancaires) ; c’est un peu comme si tu disais que les chiffres avancés par l’INSEE sont systématiquement à jeter aux orties du fait qu’ils sont manipulés, mais même manipulés (souvent minorés dès lors qu’ils s’agit de chômage, de pauvreté ou de niveau de vie) ils révèlent tout de même que tout n’est pas pour le mieux dans notre meilleur des mondes possibles (ils montrent bien une hausse continue du chômage, malgré les pactes divers et variés, anciens et nouveaux, signés entre nos gouvernants et le patronat, supposés inverser cette courbe ascendante – et soit dit en passant, délibérément voulue depuis la seconde moitié des années 1970, avec le début de la désindustrialisation et de la privatisation des entreprises).
    Il faudrait éviter de faire l’amalgame entre sondages d’opinion et études statistiques.

    Indépendamment des données brutes(disponibles auprès des divers organismes cités) et des données raffinées publiées (qui s’accompagnent, conformément à la déontologie des instituts de statistiques, des biais et limites à prendre en considération), ce tableau comparatif révèle une tendance nette et forte à l’aggravation de la situation économique et sociale en Grèce, et pas seulement pour les plus précaires. Aggravation qui n’étonnera que les naïfs ou les dirigeants politiques habitués à ne prendre en compte que le court terme, prenant des décisions sans envisager les conséquences ultérieures de celles-ci.

    Que votre intervention consiste à mettre en garde sur les biais inhérents aux études statistiques, d’accord, mais de là à dire que cela ne relève pas de l’information, il y a un pas que je me refuse à franchir.

    Le parallèle avec les chiffres du Portugal, de l’Espagne et de l’Italie qui seront disponibles dans quelques mois devrait être particulièrement intéressant.

  • kalon kalon

    Vous ne réussirez jamais à mesurer le bonheur ou le malheur des gens avec des statistiques !
    Les statistiques, cela sert à occuper les bureaucrates.

  • fliouguer

    Grèce : un passé oublié : des réparations de l’Allemagne. Une dette bien réelle ou un fantasme ?

    Des déchirures de la Seconde Guerre mondiale et de la sanglante guerre civile qui a suivi. de tous les pays européens occupés par les nazis, c’est, en dehors de la Pologne et de la Russie, incontestablement la Grèce qui a le plus souffert… Mais, alors que la Résistance grecque a été aussi l’une des plus efficaces et les plus redoutables dans sa lutte contre l’occupant, la Libération s’est traduite par une féroce répression contre ceux-là mêmes qui venaient de délivrer leur pays du joug nazi… Avec le concours des forces alliées, essentiellement britanniques ! Et qu’en est-il des réparations que l’Allemagne se serait abstenue de payer après la guerre ? Une dette bien réelle ou un fantasme ? Monsieur X commence par analyser cette délicate question…

    http://www.franceinter.fr/emission-rendez-vous-avec-x-grece-un-passe-oublie-1