A la peine en Europe, PSA doit encore réduire ses coûts

PSA mal en point? Mais ils n’ont qu’à envoyer balader un de leurs actionnaires: General Motors!!! Si l’entreprise est mal en point et a dû licencier 8000 personnes, c’est pour respecter l’embargo imposé par les Etats-Unis et l’ONU sur l’Iran, cela représente quand même 100 000 véhicules de moins/an au niveau des ventes. Donc PSA mal en point, et cela va de toute manière empirer puisque la politique actuelle est avant tout d’écouter les gros actionnaires plutôt que de protéger l’entreprise elle-même!

Sur les lignes d'assemblage de l'usine PSA d'Aulnay.

PSA Peugeot Citroën se prépare désormais au pire. Alors que le constructeur automobile doit engager officiellement, lundi 29 avril, un très lourd plan de restructuration, prévoyant le départ de 11 000 personnes et la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), sa direction a indiqué, mercredi 24 avril lors de la présentation des résultats du premier trimestre, qu’elle n’en resterait sûrement pas là.

La fermeture du site d’Aulnay pourrait être avancée de 2014 à cette année. La grève qui bloque le site depuis quatorze semaines « pourrait nous obliger » à fermer le site dès cette année, a déclaré le directeur financier du constructeur, Jean-Baptiste de Chatillon. « Ceci ne poserait pas de problème », a-t-il expliqué, car PSA est en train de faire basculer la production de la Citroën C3, faite à Aulnay, sur le site voisin de Poissy, dans les Yvelines. Les syndicats ont dénoncé mercredi le « chantage » de la direction.

Quoi qu’il en soit, le groupe prépare « de nouvelles mesures opérationnelles » afin de parer la détérioration désormais attendue du marché européen, où il vend encore 57 % de ses véhicules, en 2014. Dans ce contexte, PSA compte engager des discussions sur un accord de compétitivité dans ses usines françaises. Il envisage aussi de décaler des investissements.

Objectif : le retour à l’équilibre financier en 2014, conformément à son plan de redressement. Un engagement que devait réitérer Philippe Varin, le président du directoire de PSA, lors de l’assemblée générale des actionnaires, mercredi. A la Bourse de Paris, le cours de l’action PSA augmentait de 10 % à l’ouverture.

Au premier trimestre, le groupe a dégagé un chiffre d’affaires de 13,03 milliards d’euros, soit une glissade de 6,5 % par rapport à la même période en 2012. Si Faurecia, la filiale équipementière de PSA, poursuit sa croissance (4,4 milliards d’euros, + 1,7 %), la partie automobile poursuit son plongeon (8,7 milliards, – 10,3 %), tandis que la Banque PSA est également touchée. L’activité du bras financier a chuté de 9 % au premier trimestre (451 millions).

La baisse d’activité de la branche automobile s’explique d’abord par la chute du constructeur en Europe. Sur un marché en repli de 10 % sur les trois premiers mois de l’année, PSA voit ses ventes reculer de 16,9 %. « Et cela devrait durer, indique Bertrand Rakoto, analyste pour le cabinet américain Polk. On attendait un rebond du marché européen au second semestre, cela n’aura pas lieu. Quant à 2014, nous sommes pour l’instant assez pessimiste, vu le niveau de chômage et l’absence de reprise sur le Vieux continent. Ce qui poussera sans doute PSA à prendre de nouvelles mesures. »

Source et article complet: lemonde.fr

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