Allocations familiales : la spoliation des classes moyennes se prépare

allocations familiales

Comme d’habitude ce sont les familles «aisées» qui devraient faire les frais de la future réforme. Une baisse des allocations au delà d’un seuil de revenus et le dépeçage des ristournes fiscales liées au quotient familial sont sur la table. 

Toutes les grosses ficelles nécessaires à légitimer une réforme des allocations familiales dont l’octroi sera surtout réservé aux «démunis» sont en train de se mettre en place.

Hier, lundi 11 novembre, le Haut conseil de la famille (HCF), chargé de proposer une réforme des prestations familiales, a estimé qu’il faudrait 2,2 milliards d’euros pour renflouer la branche famille (CNAF) de la Sécu et rétablir l’équilibre des comptes d’ici à 2016.

Le 20 février dernier la Cour des comptes s’est prononcée pour la fiscalisation des allocations familiales.

La publication d’un rapport d’expert confié à Bertrand Fragonard, ancien de la Cour des comptes et spécialiste des questions de politique familiale très engagé, devrait enfoncer le coin d’ici à la fin mars.

Les familles moyennes, éternelles dindons de la farce

Selon le HCF, le « déficit prévu » de la branche famille en 2016 atteindra 1,7 milliard mais l’addition passera à 2,2 milliards d’euros si on y ajoute le demi milliard d’euros injecté afin de venir en aide aux familles modestes.

Comme il n’est pas question de trancher dans ces aides sociales ce sont les prestations versées aux familles moyennes qui seront visées.

La pression à opérer sur les ménages  » (…) par un ajustement de leurs prestations sociales et fiscales sur la période 2014/2016 (…) est significative », avertit le HCF qui justifie cette purge en la comparant aux efforts consentis par d’autres pays européens…   en oubliant de noter que, contrairement à la France, ces pays ne sont pas soumis aux effets cumulatifs d’une fiscalité en plein dérapage avec plus de 30 milliards d’impôts nouveaux en l’espace de 10 mois.

L’universalité des prestations remises en cause

Chargé d’écrire les «scenari» permettant de réformer la politique familiale d’ici à la fin mars, le HCF ne cache pas sa volonté de voir les prestations familiales devenir plus « redistributives ».

Pour le moment, selon la CNAF, 4,92 millions de familles, soit 73 %, perçoivent des allocations familiales. 

A terme, le gouvernement envisage d’en réserver l’essentiel aux ménages modestes, ce qui risque de porter atteinte aux familles françaises traditionnelles de 2 à 3 enfants dont les 2 parents travaillent.

Parmi les pistes étudiées par le HCF, est notamment évoquée une baisse de 50% des allocations au-delà d’un plafond de revenus.

Autre solution évoquée : plafonner à environ 1 500 euros (contre 2 000 euros actuellement) par enfant, la réduction d’impôt maximale liée à l’application du quotient familial.

Selon Les Echos, une troisième piste serait également sur la table : une indexation des prestations référée aux revenus de la famille, les allocations pouvant être gelées selon les tranches d’imposition.

Une politique familiale qui vire à l’assistanat

Pour justifier ce coup de barre à gauche, il y a fort à parier que le HCF fera valoir que les classes moyennes et supérieures bénéficient largement de la politique familiale en vigueur depuis la Libération.

C’est de moins en moins vrai : cette politique tire de plus en plus vers l’assistanat. La prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) est soumise à des conditions de ressources alors que des prestations comme l’allocation de rentrée scolaire sont déjà réservées aux familles « démunies ».

Progressivement, on est en train de passer d’une aide universelle à un outil de redistribution alors que le découplage entre le niveau de revenus et celui des prestations familiales est un des piliers de la politique familiale française.

Interrogé par l’Union nationale des associations familiales (UNAF) durant sa campagne électorale, François Hollande avait alors juré ses grands dieux que que « les allocations familiales n’ont pas à être imposées ».

C’est une promesse qu’il devrait garder en mémoire : selon un récent sondage Harris Interactive pour LCP des Français 55% est opposée à la fiscalisation des allocations.

Quand il se décidera enfin à arriver, le printemps pourrait fournir aux familles l’occasion de manifester leur opposition dans la rue.

Source: Le cri du contribuable

7 commentaires

  • le chat

    c’est pas trop tôt

    • tarky48

      Bonjour, hmmm, il ne faut pas oublier que la caf c’est aussi eux qui payes l’AAH (allocation adulte handicapé).
      Vous vous voyez demander a une personne trisomique ou avec autre type de handicap de remplir la paprasse des impots et de payer …
      ça devient hallucinant quand même …

  • Maverick Maverick

    Débile. Les Allocations familiales sont un instrument de politique démographique, pas un outil de redistribution.

    Hollande aura l’air malin, quand on sera sous ses fenêtres, à scander « Le changement, c’est maintenant ! »

    :)

  • Francois Prin Francois Prin

    source: http://icthus.over-blog.com/article-j-accuse-115867242.html

    J’accuse

    N.B. NON JE NE FAIS PAS DE LA POLITIQUE… JE LAISSE PARLER MA CONSCIENCE !

    Vous, Président de la République, garant de l’unité et du Bien commun de la nation française,

    Vous, Président de la République, serviteur de la cohésion sociale et du souci des plus faibles,

    Vous Président de la République, théoricien du dialogue et soucieux de la démocratie,

    Vous, Président de la République, attaché aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité,

    Vous, M. Hollande, je vous accuse !

    Vous avez renoncé, et les circonstances vous l’imposent, à la réduction du déficit budgétaire de 3% sur cette année 2013. Votre intention de renoncer à une partie de vos salaires avec vos ministres a été balayée par le conseil constitutionnel. On n’en parle plus ?

    Votre rôle n’est-il pas de dire la vérité aux français, au sujet de cette crise, qui n’est pas que passagère, mais qui est déjà récession pour nos pays occidentaux ? Votre discours qui fait entendre non pas la vérité mais un discours faussement rassurant me révolte. Nous vivons largement au dessus de nos moyens, depuis longtemps. Le temps des vaches maigres est arrivé : quand prendrons-nous la mesure de cette réalité ?

    N’allez-vous pas aussi caler sur le cumul des mandats, en enterrant aussi cette promesse là ?

    Face aux défis immenses, que votre mission vous engage à relever, moi français avec tous les hommes de bonne volonté, conscients que l’unité nationale doit faire face à ces défis avec vous, nous voudrions pouvoir vous suivre pour engager notre pays sur un chemin de lucidité et dans des combats difficiles. Nous voudrions pouvoir vous savoir engagé pour la France, son présent et son avenir. Or, me voici profondément troublé et consterné face aux choix idéologiques qui divisent et abîment profondément et durablement les valeurs qui ont construit notre pays et sur lesquels vous entendez construire la France de demain. Les urgences sont-elles sur des sujets aussi délicats qui touchent à la famille, au respect de la vie, à la souffrance ?

    C’est au nom de la liberté que vous allez autoriser à tous les lobbies avides de manipulation, et de transgressions inutiles, le droit de faire des embryons et des foetus de la chair à saucisse pour des expérimentations inutiles, la science (prix Nobel 2012 de Médecine) ayant démontré que les cellules souches non embryonnaires ont les même potentialités… Dictature de la liberté, libertaire et liberticide…

    C’est au nom de l’égalité que vous poussez en urgence une loi dite du mariage pour tous où le désir d’une ultra minorité, peut abattre la réalité fondamentale qui constitue, que vous le vouliez ou non, la base de toute civilisation : la complémentarité sexuelle. C’est au nom de cette même égalité que vous allez permettre en toute légalité à des enfants d’être privés de leurs parents biologiques, créant une discrimination égalitaire. C’est au nom d’une égalité certaine qui adviendra que l’on fabriquera des enfants sur commande, pour répondre à un désir d’enfant. Vous ouvrirez ainsi le droit de chaque citoyen de revendiquer dans une loi la reconnaissance de comportements ou de désirs personnels. C’est sans doute aussi au nom de cette même égalité que vous avez ignoré la plus grande manifestation de ces dernières décennies, que vous avez muselé 700 000 français qui se sont mobilisé pour faire entendre la voix de leur conscience face à ce projet inique.

    C’est au nom de la fraternité que vous allez, à cause de situations douloureuses exceptionnelles, ouvrir le « droit de mourir dans la dignité » en rendant ce droit très exceptionnel, mais aussi très légal : la pente très glissante qui conduira de plus en plus, pour des raisons de confort et de convenance particulières à supprimer une vie sera accessible. Comme en son temps, l’avortement dépénalisé a été légalisé, souvent pour des raisons de confort et de facilité. Cette loi fratricide sera le coup de grâce à cette société.

    Non M. le Président, je ne suis pas d’accord avec votre liberté, votre égalité, et votre fraternité. Ce ne sont pas les miennes !

    J’accuse votre politique qui touche l’être humain de mener à sa ruine notre belle nation.

    J’accuse vos orientations idéologiques de mettre en péril l’humanité.

    J’accuse vos choix de société de faire de l’être humain une marchandise.

    J’accuse vos convictions d’un aveuglement inouï qui fait de l’Homme un loup pour l’homme.

    Parce que le monde est en crise, parce que la France n’est plus véritablement animée par ce bel idéal de liberté, d’égalité et de fraternité, oui il est héroïque de vouloir encore porter la noblesse de cet idéal, sans se servir de ces grands mots pour pousser une idéologie partisane.

    A défaut de pouvoir construire le France de demain, renoncez à détruire la France d’hier.

    A défaut d’assumer la France d’hier, renoncez à détruire la France de demain !

    Xavier Cormary, prêtre

  • samter

    « c’est pa trop tot  »

    ben si je regarde mon pti nombril..ça m’enchante pas… c’est déjà la galère avec mon fils de 2 ans, pour le 2ième si les allocations que je perçois pour la garde de mon enfant (assistante maternelle) diminues ou disparaissent, si le crédit d’impot quien dcéoule bais eou disparait, si la réduct d’impôt chut vs quotient familial …. je sais pas comment je vais faire pour le 2ième !

    m’arrêter de travailler ne devrait pas être un soucis ..si je pouvais me nourrir aussi bien à moindre cout, payer moins d’impôts et taxes en tout genre par exemple, pouvoir retrouver un emploi après mon changement de statut métier (métier X ==> métier « parents élevant ses enfant »)
    Je touche de la CAF uniquement l’alloc pour faire garder mon enfant.
    rien d’autre.

    Là c’ets juste pas du tout un outil démographique… c’est insuffisant pour nous inciter à faire des enfants

    Du coup me suis amusée à regarder ce qui existait juste pour Logement/enfant à la CAF : et ça fait pas mal, mic mac complexe

    Tout se calcul…et certains doivent bien le faire…

    y a du remaniement, du tri à faire..mais j’ai lu je sais plus où que l’essentiel des pb du budget CAF, outre la recrudescence des bénéficiaires et lié à la gestion et au fonctionnement interne de l’organisme et pas aux presta qui en sortent…. les 2 cumulés ..pour sur !
    c’ets toujours la même , on demande aux pov gens de mieux gérer leur budget, de frugaliser leur quotidien, mais l’état et ses différentes tentacules… non…

    Et honnêtement, si on regarde les plafonds et les grilles de ressources et d’attribution… c’est n’importe quoi..c’est du tout ou rien… et faut juste pas être payé au lance pierre pour avoir droit à rien…. c’est cette classe « moyenne » qui pour moi est pas moyenne mais pauvre « – » qui en pâtit. et n’a pas envie de faire des gosses !