S&P a les crocs, la Grèce proche de la fin…

Sans un miracle, pas de sauvetage possible, même si les aides financières se multiplient! Olivier Delamarche l’avait d’ailleurs déjà expliqué: « En économie, les miracles cela n’existe pas!« . Malgré tout, l’Allemagne persiste à ne pas fermer le robinet pour l’économie grecque qui de toute manière est à un cheveu du défaut de paiement.

<p>La chancelière allemande Angela Merkel, lors du débat précédant le vote au Bundestag sur le deuxième plan d'aide en faveur de la Grèce. Ce plan de 130 milliards d'euros a été adopté lundi par les élus allemands en dépit des doutes sur la détermination d'Athènes à appliquer les mesures d'austérité jugées nécessaires au redressement des comptes publics et au maintien dans la zone euro. /Photo prise le 27 février 2012/REUTERS/Thomas Peter</p> L’aide à la Grèce est cependant de plus en plus mal vécue en Allemagne.

« Des milliards pour la Grèce: Stop! », clame le tabloïd allemand « Bild » à la « une ». « Ne suivez pas plus longtemps cette voie insensée », exhorte le quotidien, qui cite des économistes selon lesquels il vaudrait mieux pour la Grèce se déclarer en faillite et sortir temporairement de la zone euro.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, présent ce week-end à la réunion du FMI à Mexico, a semblé ouvert à une fusion de l’actuel fonds de sauvetage européen, le FESF, et de son successeur, le MES, afin de créer un « pare-feu » de 750 milliards d’euros.

De source proche d’Angela Merkel, on estimait toutefois que le dispositif européen était déjà bien assez pourvu.

La position de la chancelière est liée en partie au sentiment de l’opinion publique allemande et de ses troupes mais aussi par le sentiment à Berlin que la pression des marchés commence à s’apaiser et qu’il n’est plus aussi urgent de les calmer en affichant une forte capacité à venir en aide à tout pays en difficulté.

Source: Reuters

L’agence de notation a d’ailleurs baissé la note grecque à « défaut sélectif », ce qui n’est pas la seule baisse du moment puisque le FESF voit lui aussi sa note de baissée par l’agence S&P.

<p>L'agence Standard & Poor's a abaissé la note à long terme CC et la note à court terme C de la Grèce à SD (Défaut sélectif). /Photo d'archives/REUTERS/Pascal Rossignol</p> ATHENES/NEW YORK (Reuters) – L’agence Standard & Poor’s a annoncé lundi abaisser la note à long terme CC et la note à court terme C de la Grèce à SD (Défaut sélectif).

Fitch Ratings avait abaissé mercredi dernier la note à long terme de la Grèce de CCC à C, à seulement un cran au-dessus du défaut, après l’annonce d’un plan d’échange obligataire visant à alléger l’endettement du pays.

S&P explique sa décision en raison de l’insertion rétroactive par le gouvernement grec de clauses d’action collective (CAC) dans la documentation de certaines tranches de sa dette souveraine.

Ces clauses forcent les créanciers obligataires qui ne souscrivent pas volontairement au plan d’échange d’obligations à assumer des pertes et S&P considère que leur existence modifie les termes de la dette concernée et constitue une restructuration de dette contrainte.

Toutefois, si l’échange de dette se concrétise, « nous considèrerons sans doute que le défaut sélectif aura été traité et relèverions le rating souverain de la Grèce dans la catégorie CCC », ajoute l’agence.

« Si un nombre suffisant de créanciers obligataires n’acceptait pas l’offre d’échange, nous pensons que la Grèce serait confrontée à un défaut de paiement pur et simple et imminent », dit encore l’agence, expliquant cette dernière considération par le fait que la Grèce manque d’un accès au marché et qu’elle ne pourrait sans doute pas compter sur des financements publics supplémentaires.

Athènes a officiellement lancé l’échange d’obligations vendredi. La procédure prévoit que les créanciers obligataires assument une perte de 53,5% de la valeur nominale de leurs titres, soit une perte de l’ordre de 74% estimée en valeur réelle.

Source: Reuters

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