Les banquiers se cachent pour pleurer

Je vais organiser des séances de pleurs pour les banquiers (2 secondes juste pour la forme) suivit de 5 minutes d’applaudissements car finalement, on ne va pas trop les plaindre non plus… Dans cet article du journal lemonde.fr, ils cherchent presque à nous apitoyer… Pas de pitié, ils n’en ont aucune avec nous! ;)


Enquête – Surmenages, dépressions, burn-out… Devenu l’ennemi public n° 1, le monde de la finance fait sa crise. Mais rechigne encore à lâcher ses chers bonus. Par Louise Couvelaire Avec sa silhouette dégingandée, son long visage émacié, son bonnet noir qui lui barre le front et sa veste en jersey qu’il zippe jusqu’au menton, Vincent (le prénom a été changé) a des allures d’adolescent mal dans ses baskets. Sa démarche est singulière, maladroite, un peu comme s’il était monté sur ressorts. Il a 50 ans, des mains qui tremblent et une écriture minuscule et nerveuse. Sur une feuille de papier blanc, il a griffonné quelques notes. Quelques mots pour ne surtout rien omettre, pour tout dire de sa descente : banque, succès, bonus, crise, pression, épuisement, injustice et, enfin, hôpital psychiatrique. Il ne devait être interné que deux semaines, le temps d’une cure de sommeil. Il y est resté plus de six mois et ne s’en est toujours pas remis. Vincent n’est jamais retourné à son bureau, pas même pour y prendre ses affaires. Cela fait près d’un an qu’elles attendent dans des cartons.  » J’étais convaincu que j’y retournerais vite, en pleine forme, avec une explication toute prête pour justifier mon absence auprès de mes collègues « , dit-il. Mauvais calcul.  » Je suis usé « , souffle-t-il.

Il n’y a pas si longtemps, Vincent était une star que le monde de la finance s’arrachait : il est ingénieur mathématicien. Diplômé d’une grande école (Centrale ou Polytechnique, il ne le dira pas), il est devenu actuaire. Pendant plus de vingt ans, il a calculé, évalué, prédit, analysé et modélisé les impacts financiers du risque, avec trois objectifs en tête : maîtriser l’aléatoire, minimiser les pertes et dégager un maximum de bénéfices. Entré sur le marché du travail à 23 ans, il a connu l’âge d’or de la finance dans les années 1980 et 1990, la grande époque de la déréglementation. Les financiers rois, les salles de marchés triomphantes, les salaires et les bonus délirants. Il était respecté. Il n’avait jamais eu à chercher du travail ; les banques venaient à lui. Mais ça, c’était avant 2008. Avant la crise, avant que la majorité de son équipe soit licenciée, qu’il se retrouve seul à abattre le boulot et qu’on exige de lui les mêmes résultats, voire plus.

Au pays de la banque-casino, la vie rêvée des financiers a tourné au cauchemar. Pression, anxiété, insomnie, épuisement, licenciements, impopularité… Certains sont aujourd’hui sur le fil. Après plus de trois ans, ils sont de plus en plus nombreux à consulter des psychologues, engager des recours juridiques pour cause de stress, licenciement abusif ou encore non-paiement des bonus, et à quitter le métier, de gré ou de force. Un matin, Vincent s’est levé, a pris sa douche, avalé son café puis enfilé son costume. Debout, prêt à partir, face à la porte d’entrée, il est resté là, figé, paralysé, incapable de faire un pas de plus. Cela faisait des jours qu’il ne dormait plus, des mois qu’il était au bord du précipice, à bout de forces et de nerfs, repoussant chaque minute un peu plus ses limites. Il a fini par craquer : Vincent a fait un burn-out, un syndrome d’épuisement professionnel, comme disent aussi les psys.  » J’ai honte, confie-t-il. Honte de ne pas avoir tenu le coup, de n’avoir pas pu revenir… Presque personne ne sait ce qui m’est arrivé et je ne le dirai jamais. «  Au chômage, il arrive en fin de droits. Au pied du mur, il doit retrouver un emploi. Il y a deux ans encore, il animait des séminaires pour les grands patrons du CAC 40. Aujourd’hui, personne ne veut de ce quinqua cabossé qui a tout perdu-, dans l’indifférence générale.

Face aux Lejaby et aux Petroplus, les naufragés de la finance ne font pas le poids. Qui pourrait s’émouvoir du sort réservé à ces princes déchus qui s’en sont longtemps mis plein les poches et n’ont jamais fait leur mea culpa ? Ils paient pour leurs excès et leur arrogance, leur propre indifférence au monde extérieur et leur omnipotence. Les seigneurs d’autrefois sont devenus des parias qui essuient les tirs croisés de l’opinion publique, des médias et des politiques. Pour la première fois, le 24 janvier, le président du conseil d’administration de BNP-Paribas, Baudouin Prot, s’est dit  » fatigué «  par les attaques contre les établissements financiers. Certains banquiers en sont venus à taire leur véritable profession.  » Ils préfèrent mentir plutôt que de se faire insulter « , raconte Cary Cooper, professeur en psychologie à l’université de Lancaster, au Royaume-Uni. Les discours antifinanciers font recette. Le monde entier les montre du doigt et les condamne. Nicolas Sarkozy a déclaré que la finance  » pervertissait «  l’économie et a annoncé une taxation sur les transactions financières. Le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande, au cours de son premier grand meeting de campagne, au Bourget (Seine-Saint-Denis), dimanche 22 janvier, a désigné cette finance  » sans nom et sans visage  » comme  » son véritable adversaire « . A Londres, capitale européenne de la finance, le premier ministre David Cameron a raillé les décisions de Nicolas Sarkozy et s’est agacé des propos vindicatifs de François Hollande. Mais il a, lui aussi, lancé une croisade en faveur d’un capitalisme  » moral «  et  » populaire « . Il veut encadrer les bonus, accroître le contrôle des actionnaires et mettre en place une régulation sévère. L’Europe, elle, menace de légiférer pour limiter la rémunération des banquiers. Aux Etats-Unis, le président Barack Obama soutient les  » indignés  » et promet régulièrement de mettre Wall Street au pas, même si la loi votée en ce sens, en 2011, n’a guère changé les pratiques.

Vincent a fait un burn-out, un syndrome d'épuisement professionnel, comme disent aussi les psys. Vincent a fait un burn-out, un syndrome d’épuisement professionnel, comme disent aussi les psys. Eric Percher » Beaucoup sont détruits et épuisés, ils subissent une pression infernale, raconte Francis Vergnaud, un ancien trader devenu délégué syndical SNB (Syndicat national de la banque et du crédit) chez Natixis. Hier, ils étaient les rois du monde, aujourd’hui, ils ne sont plus rien. «   » Ils sont de moins en moins nombreux et ont toujours autant de travail, explique Michael Sinclair, psychologue dans une clinique à la City de Londres. Je vois de plus en plus d’employés en dépression, et même des grands patrons. Cet environnement est tellement compétitif qu’ils n’ont pas le droit de montrer le moindre signe d’abattement. Au contraire, ils font la course au « présentéisme ». Ils donnent leur vie à leur travail, ça fait partie du deal. Sauf que, maintenant, ils n’ont plus les mêmes garanties, notamment financières.  » Beaucoup choisissent de changer de voie, certains reprennent des études et les jeunes diplômés refusent d’y aller.

Parmi ces grands brûlés de la finance qui s’appliquent encore à masquer leurs blessures, il en est un qui n’a pu cacher les siennes : Antonio Horta-Osorio. A 47 ans, le directeur général de la banque de dépôt britannique Lloyds Banking Group (LBG, sauvé par l’Etat en 2009) a été contraint de quitter ses fonctions momentanément en novembre 2011. Motif ? Burn-out. Du jamais-vu dans la finance. Après plusieurs nuits blanches et des mois de pression, il a passé quelques jours dans une clinique privée et s’est absenté pendant deux mois. Arrivé moins d’un an plus tôt, ce Portugais d’origine, transfuge de la banque espagnole Santander, avait été accueilli comme le Messie. Chargé de remettre l’établissement sur pied, il avait lancé un vaste programme de réduction des coûts : vente de 632 succursales, 15 000 suppressions d’emplois avant la fin 2014, un plan d’économie de 2,7 milliards d’euros. Grisé par ses précédents succès, il a voulu mener la bataille seul et a  » oublié  » de déléguer. Il a reconnu son erreur, assuré être remis à 100 %, et le conseil d’administration a accepté son retour en début d’année. Le 13 janvier, il annonçait officiellement renoncer à son bonus estimant que sa rémunération  » doit refléter la performance du groupe mais aussi les circonstances financières difficiles auxquelles font face de nombreuses personnes « , a-t-il expliqué dans un communiqué.

Alors que le secteur bancaire multiplie les licenciements (aux Etats-Unis et en Europe, le secteur a perdu 120 000 emplois) et que les rémunérations variables chutent (chez Goldman Sachs, le  » bonus day  » a tourné au vinaigre avec une baisse de 40 % des primes) au profit des salaires fixes, la crème de la finance apparaît toujours aussi réticente face à l’autocritique. Le mea culpa n’est toujours pas de saison. La plupart pleurent leurs bonus perdus alors qu’ils ont plongé le monde dans la crise. Il a fallu un tollé national et la pression du gouvernement pour que Philip Hampton, le grand patron de la Royal Bank of Scotland (RBS) – sauvée de la banqueroute au prix d’une coûteuse nationalisation partielle -, et son numéro 2, Stephen Hester, renoncent fin janvier à leurs bonus, respectivement de 1,7 million et 1,15 million d’euros. Dans les jours qui suivirent, Fred Goodwin, dit  » Sir Fred « , l’ancien patron de la RBS, jugé responsable de la faillite de la banque écossaise, était déchu par la reine Elizabeth II de son titre de chevalier, octroyé en 2004 pour  » services rendus au secteur bancaire « . Une décision rarissime.

à New York, certains courtiers de la banque d’affaires Jefferies menacent de quitter leur emploi si leur rémunération diminue.  » Ils continuent de voir les banques empocher des milliards, ils veulent leur part du gâteau « , résume Robert Ottinger, avocat spécialiste en droit du travail à New York qui défend certains financiers. A Londres, 104 traders de la banque allemande Dresdner Kleinwort, intégrée à la Commerzbank, se sont unis pour attaquer leur employeur et exiger devant les tribunaux le paiement de 50 millions d’euros de bonus qui leur auraient été promis. Certains demandent 20 000 euros, d’autres, 2 millions. Le procès a démarré le 25 janvier.  » Ils se sentent lésés, explique Clive Zeitman, l’un de leurs avocats. Leur employeur leur a fait des promesses pour s’assurer qu’ils n’iraient pas voir ailleurs, ils ont fait gagner des milliards, ils estiment y avoir droit. «   » Dans ce milieu, l’argent, c’est la seule reconnaissance, souligne Vincent. Sans bonus, on n’est plus rien. « 

à New York, certains courtiers de la banque d'affaires Jefferies menacent de quitter leur emploi si leur rémunération diminue.  » Il n’y a aucune logique sociale ni éthique, confirme le psychiatre Michel Debout. De l’extérieur, ils sont si étrangers à nos préoccupations qu’on a du mal à imaginer qu’ils soient en état de souffrance. Quand on parle de bulle financière, il s’agit aussi d’une bulle qui les sépare du reste de la société. «   » Ils sont tellement habitués à brasser des sommes considérables que les montants des indemnisations leur paraissent dérisoires, confie un avocat parisien. Ils ont la conviction qu’on leur fait porter le chapeau. «  Vincent, lui aussi, songe à poursuivre son ancien employeur en justice. Il veut en finir pour de bon avec ce cauchemar qui raconte toujours la même histoire : les banques sont trop grandes pour tomber, et lui, trop petit pour compter.

à New York, certains courtiers de la banque d’affaires Jefferies menacent de quitter leur emploi si leur rémunération diminue. Eric Percher

Source: lemonde.fr

43 commentaires

  • lafleur

    ce vincent ,je peux lui proposer un moyen pour guérrir , un moyen tout simple :s’occuper de  » l’autre » ;les gens qui ne pensent qu’à eux , et surtout à leur fric , ne sont pas heureux ; je ne plains pas cet individu , il ne le mérite pas , mais quand on aide son prochain  , homme ou bête, on s’aide soi même , ça remonte le moral de rendre un peu de joie ;

    • delaude

      Bonjour les moutons ! Belle journée à vous.
      Toute souffrance mérite compassion, même lorsqu’elle nous paraît juste.
      Espérons qu’elle sera pour cet homme la chance de changer de regard et de se tourner vers d’autres valeurs. La-dessus, je te suis à 1000 pour 1000.
       

      • Tex

        « Toute souffrance mérite compassion… » et pourtant la nature est telle que tu récoltes ce que tu sèmes… sème de l’amour et aide les gens et les portes s’ouvrent devant toi….
        Par contre il y a un adage qui dit  » Celui qui lance une m..:poop: en l’air finit toujours par la ramasser sur la figure » et j’ai remarqué ce c’est comme ça que ça se passe!
         
        Mais je ne plains pas ce Vincent… lui ne s’est certainement jamais tracassé pour les personnes en interdit bancaire … il n’a sûrement jamais eu d’état d’âme qd il refusait un prêt ou le paiement d’un chèque  etc. etc…..
        C’est le balancier qui lui revient en pleine poire!

      • fabien d.

        +1000
        on sera pas daccord là dessus tex mais jy vois juste un exemple que Dieu est le plus grand des stratèges. ça fait 3millénaire quil est inscrit que lusure est une chose horrible dont découle logiquement des horreurs. et bien voilà quarrive lignominie pour ces monstres irresponsables dans cette vie et très probablement dans lautre prochainement.
        mais le plus sidérant à mon sens cest légoisme à tout épreuve de ces gens. ils ne sont pas en dépression vis à vis de leurs crimes, vis à vis du sang des pauvres et des faibles dont ils ont profités de façon illimité jusquà maintenant. non ils sont en dépression car leurs méfaits ne rapportent plus autant quavant et quon les pointe du doigt à juste titre. « ouin ouin cest plus aussi juteux et limpunité disparait snif snif » MAIS CEST HALLUCINANT !!!!
        heureusement il y a un peu dhumour à les voir sentretuer avec leur patron et se faire licencier par ces derniers pour avoir le droit à plus de miettes. ils se tirent la couverture entre eux sans comprendre quil fait 60degré dans la chambre. on se croirait presque dans un mauvais film de gangster où des bandits séliminent entre eux pour que la part du butin de chacun grossisse.
        lhomme de bien est il égal au criminel qui à tout les moyens pour comprendre ? ces gens sont informés de ce quils font, ils sont éduqués et sont dans une situation social ne leur donnant aucune excuse (leurs actes ne relèvent pas de la nécessité de survivre). mon avis cest coupable jusquau bout du bout et ils ne sont certainement pas à plaindre, surtout lorsquon les voit persévérer dans le crime contre lhumanité, et contre Dieu en ce qui me concerne.

      • Tex

        Crime contre l’humanité ou  contre le vivant ou contre la nature = crime contre Dieu …qui qu’il soit!

      • babs

        non, crime contre la nature, elle … elle existe, c’est sur
        dieu, n’importe lequel, n’existe pas ! sur aussi,
        donc …
         

      • Tex

        C bien ça d’être sûr de soi comme ça!

      • delaude

        L’un n’empêche pas l’autre ! On est pas obligé de se réjouir du malheur des autres… Ca ne nous grandit pas !
        Tu secoues un cocotier jusqu’à faire tomber une noix qui t’assomme. Karma immédiat. Tu préfères quoi comme attitude  : qu’on te dise c’est bien fait tu n’avais qu’à pas secouer le cocotier, ou qu’on te dise, « ca va ? bougez pas, je vous amène de quoi soigner votre bosse ? »
        Effectivement il récolte ce qu’il a lui même semé, et c’est la loi aveugle du karma. Aveugle, justement, et totalement juste, parce que sans état d’âme….donc, si vous ne voulez pas être un jour jugés durement pour vos erreurs, si vous vous trouvez dans une situation de souffrance que la compassion vous aiderait à surmonter, ne faites pas aux autres aussi justifié que cela paraisse ce que vous trouveriez intolérables pour vous mêmes.
        Bof, j’ai l’air d’une institutrice, mais non ! je ne me sens pas si parfaite, que cela ne puisse pas m’arriver… En fait, j’assure mes arrières ! :lol:
         

      • Tex

        Oui, tu as certainement raison mais… difficile d’avoir de la compassion pour qqn qui n’en a jamais eu pour ceux dont il a pourri ou ruiné l’existence pour toucher son salaire et ses primes…. et qui n’en a toujours pas sauf pour lui-même!
        Rien à voir avec un cocotier, ce sont des familles entières dans la misère et peut-être même des suicides!

      • Zeitgeist Zeitgeist

        Nous cherchons que deux choses dans la vie, à prendre du plaisir et à en donner….. faut savoir de quels plaisirs on parle !!!!

    • Magdarita

      Qui n’a jamais fauté lui Jette la première pierre.. Pour ma part, je souhaite à cet homme de comprendre, de se relever et retrouver les vrais valeurs de la fraternité. Courage à tous les Vincents ! Relevez vous !

  • Bouffon

    Y’a sept sagesses originelles dans philosophie Grec qui a porté notre civilisation. Elles sont là pour nous aider à aborder la vie avec le maximum de préparation dans le maximum de domaine. Aussi certaines s’appliquent bien à ce cas.
    Ne te porte jamais caution. (Thalés) Rien de trop. (Solon) La modération est le plus grands bien. (Cléobule) Prudence en tout chose. (Périandre) La plus part des humains sont mauvais. (Bias)
    Les deux dernières sont: Connais-toi, toi-même, (Chilon) et Reconnais l’occasion favorable. (Pittacos)

  • boules

    oui   bonjour lafleur a raison, si au moins avec son fric il avait fait  un petit geste confidentiel   pour lui ,  pour sa valeur d etre humain vis a cis de l autre !!  bon  je pense quand meme a lui  en tant qu humain !! mais faut pas oublier que ces banquiers  traders  and co   faisaient du fric  comme ils voulaient , les Etats sans couilles ayant dereglementes et liberalises   le business   (meme maintenant ça continue )  la ils  taxent meme les petits epargnants !!  et  ça n est pas au poovre pekin a payer la casse !! on  va voir la suite avec leur fric de malheur !! qu il circule et fasse travailler et » d esaffame  »   tel est le but de l argent !!  arretons de faire dodo  et dans les votes que cela se voit !!   merci     vivie   l entreprise  et les entrepreneurs

  • Maverick Maverick

    Perso, je me reconnais un peu dans le parcours de Vincent. Au début, j’y croyais, j’en voulais, j’étais un « Ouinneur », et je « Ouinnais ». Et puis j’ai pris une série de claques. Plafond de verre, murs, peaux de bananes. Maintenant, je regarde sur Internet mes anciens collègues toujours « dans le coup » qui foutaisifient sur les réseaux sociaux. Ca fait bizarre. Mais au final, même si c’est pas rose tous les jours et que je me cherche un peu, je suis content de ne plus être un « Playmobil » :)

  • myriam garet

    j’aime votre site très pertinent…..vous sortez du lot! et avec une note d’humour quelques fois ça passe tellement mieux!!

    • roulletabille roulletabille

      je viens de découvrir Myriam garet avec humour ..
      ca passe ?
      merci
      la prochaine X qu’elle vient de découvrir quelque chose qu’elle me prévient…

  • voltigeur voltigeur

    Pôôôôôvres banksters :evilgrin: quand j’aurai deux minutes, je pleurerai

    3/4 d’heure, en épluchant un kilo d’oignons :evilgrin:

  • Lilith Lilith

    perso j’ai une pensée a tout ces petits ouvriers, employés brisés et exploités et qui non d’autre choix choix de continuer car ils ont une famille à faire vivre a tous ceux laisser sur le carreau et usé par le système et que l’on jette après usage comme des kleenex.

    triste à dire mais l’humain est devenu un produit :shame:

  • voltigeur voltigeur

    J’ai reçu ce texte qui veut donner son avis?? merci :inlove:

    http://www.toofiles.com/fr/oip/documents/docx/lapolitiqueautrement.html

  • néo coralie

    je préfère plaindre les grecs !
    Grèce : 25.000 manifestants devant le Parlement, premiers incidents
     

    ATHENES – La police grecque a fait usage dimanche de gaz lacrymogène contre des manifestants massés devant le Parlement à Athènes où doit être voté dans la soirée un nouveau plan d’austérité imposé par l’UE et le FMI, a constaté un journaliste de l’AFP.

    A 18H00 heure locale (16H00 GMT), la police recensait 25.000 personnes dans le centre d’Athènes, qu’elle a fermé à la circulation.

    Un groupe de manifestants massés devant le Parlement a fait pression sur l’important cordon policier disposé autour du bâtiment et la police a aussitôt riposté en tirant du gaz lacrymogène.

    Ce n’est pas facile de vivre dans ces conditions, d’ici à 2020 on va être des esclaves des Allemands, a dit à l’AFP Andréas Maragoudakis, 49 ans, ingénieur.

    Nous sommes là pour nos parents et nos enfants, pour tous ceux qui ne peuvent pas venir, a dit Stella Maguina, une comptable de 33 ans. A côté d’elle, Dimitris, un employé de 40 ans, s’exclame : les nouvelles mesures signent ma mort.

    Les manifestants ont commencé à affluer sur la place de Syntagma en début d’après-midi afin de protester à l’appel des deux grandes centrales syndicales grecques, la GSEE pour le privé et l’Adedy pour le public, ainsi que de la gauche radicale contre l’adoption prévue après minuit heure locale d’un plan de rigueur.

    Celui-ci prévoit une dérégulation du marché du travail, condition que posent UE et FMI pour maintenir la Grèce sous perfusion et au sein de la zone euro.

    La manifestation a drainé des familles entières, un grand-père portant masque à gaz et lunettes de piscine se frayant un passage au milieu de la foule, tandis qu’un vendeur ambulant de masques en papier (destinés à se protéger du gaz) faisait aussi ses affaires en vendant des drapeaux grecs.

    Quelque 3.000 policiers ont été déployés pour sécuriser le rendez-vous, les rassemblements contre la politique d’austérité de ces dernières années ayant souvent été émaillés d’affrontements violents entre des groupes de contestataires et la police.

    (©AFP / 12 février 2012 17h22

    source : romandie 

  • s.34

    Ohhh peuchère !!! on devrait les plaindre ces pov’ banksters.
    On va demander aux africains ou même aux grecs de se cotiser encore plus pour les aider.

  • phoenix

    je n’ai aucune pitier pour ces banquier qui d’ailleur n(ont aucune pitier pour les gens qui sont dans la misere de leur faute !!!!!!

    j’ai été dans la mer.e a cause d’un directeur de banque qui voulait couler ma boite et qui esquisait un sourir  de moquerie lorsqu’il me voyait couler !!! il n’y est pas arriver mais maintenant , ce genre de personne peut bien faire une depression et tout perdre je m’en balance !!!!!

  • mémé

    Ben regardez ces pauvres Grecs. Voilà le résultat de ces magouilles bancaires.
    Et on est aussi sur la liste, notre tour viendra..

  • phoenix

    je ne risque pas de pleurer pour ces parazites

  • op

    Et bien qu’ils meurent ces **** de banquiers en dépression. A cause d’eux ils font mourir la Grèce et des milliers d’enfants. Honte à eux. Courage pour les Grecs …